Jean-Michel Perron - Le blogue à Jean-Michel Perron

Classé dans : Développement du produit touristique, Enjeux touristiques, Gestion des entreprises touristiques, Gouvernance touristique, Marketing des destinations, Marketing des entreprises — Jean-Michel Perron @ 20 h 10 min

 

Ce matin dans les Cantons-de-l’Est, j’ai présenté aux participants du congrès de l’association Aventure Écotourisme Québec (AEQ) différents éléments qui expliquent notre performance touristique et des solutions à considérer. L’AEQ représente les producteurs en tourisme d’aventure du Québec. Ce sont des gens de passion, souvent des petites entreprises mais quel dynamisme et professionalisme de leur part ! Je crois que la réforme de notre tourisme va réussir grâce  à des gens de terrain comme ces gens sans prétention, ouverts au changement…

Encore une fois (désolé pour certains leaders rétrogrades de notre industrie), j’assume ici pleinement mes positions politiquement incorrectes…  

 

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1 commentaire

  • Jason Lehoux

    Bonjour JM,

    Ce fut un réel plaisir d’assister à ta présentation sur la réalité touristique. Une réalité à la fois percutante, mais tellement vraie! Malgré ce malheureux constat, tu n’hésites pas à retrousser tes manches et c’est vraiment inspirant pour l’industrie du tourisme.

    Je suis tout à fait d’accord sur le fait que le Québec doit se donner une nouvelle image de marque. Sur les marchés internationaux, l’image du Québec est diluée inutilement. En 2008, le ministère du tourisme lançait un plan « d’expériences intégrées » sous 4 volets différents: 1) Le Québec du St-Laurent; 2) Le Québec Grandeur Nature; 3) Le Québec de villégiature; 4) Le Québec des grandes villes. Le ministère aurait pu regrouper les 3 premières expériences énumérées ci-dessous pour en faire une seule, du genre:
    « LE QUÉBEC NATURE ». Cela aurait eu beaucoup PLUS D’IMPACT et ce à MOINDRE COÛT!

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Jean-Michel Perron - Le blogue à Jean-Michel Perron

Classé dans : Développement du produit touristique, Gouvernance touristique — Jean-Michel Perron @ 10 h 47 min

Vendredi le 5 novembre, à Carleton-sur-Mer en Gaspésie, la CRÉ, en présence de 160 participants, lançait la 2è politique de tourisme durable pour une région touristique après les ÃŽles-de-la-Madeleine en 2006. Une initiative très intéressante avec des objectifs précis pour cette région qui est la plus touristique du Québec (10,4% de son PIB versus 2,3% pour le Québec). De nombreux participants se sont engagés formallement à intervenir dans ce sens. La vice-première ministre Nathalie Normandeau y était avec ses remarques intelligentes et à propos (d’ailleurs, la meilleure ministre du tourisme que le Québec ai connue).

Deux enjeux de taille devront être considérés, à mon avis, pour la réussite de cette approche fort bien réfléchie (avec ses 5 principes directeur) sous le leadership d’Aurélien Bisson de la CRÉ:

  • Il faut établir des mesures de performance précises, au nombre limité, applicables et qui ont du sens pour la Gaspésie
  • Il faut que tous les élus municipaux de la Gaspésie  (comme la ville de Bonaventure l’a fait hier) s’engagent à concrètement respecter les 5 principes directeur et les orientations de cette nouvelle politique

J’y étais comme conférencier pour parler du tourisme durable avec des cas concrets. Voici ma présentation.  Notez qu’à mon avis, la chaîne suédoise Scandic est le meilleur exemple de tourisme durable au monde depuis 1994…Nos hôteliers, même avec la Clé verte, auraient tout intérêt à s’en inspirer…

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5 commentaires

  • Bertrand Berger

    Mon commentaire s’adresse à M. Michel Fréchette. Les gens de la MRC du Rocher Percé l’ont échappé belle car vous aviez l’intention de vous présentez aux dernières élections de préfet avec l’opinion que vous avez de cette population et surtout l’optimisme qui se dégage de vos propos;on est pas sorti du bois.C’est sans compter des grossières erreurs de fait contenues dans votre commentaire notamment en ce qui concerne la qualité de la consultation.Avec une collaboration comme celle-là,ça regarde bien pour l’avenir.C »est très positif . Bravo

  • Jean-François Tapp

    Je fais partie des jeunes qui étaient présents qui accueille la Politique cadre pour un tourisme durable en Gaspésie avec enthousiasme. Politique avec un grand P certes, puisqu’elle en est une, qu’il ne faudrait pas confondre à un plan d’action ponctué d’une mesure de rendement précise comme certain l’aurait souhaité. Le processus de mise au monde d’un tel projet n’est jamais parfait, mais nous nous devons de nous mobiliser et de faire grandir et évoluer cette vision à long terme dans notre belle région. Chacun doit maintenant y mettre du sien pour que nous puissions dépeindre un portrait plus reluisant de notre région dans 20 ans!

    Merci pour votre présence et votre allocution M. Perron!

    jftapp

  • Jason Bent

    À titre d’information, une telle politique (de développement durable du tourisme) fut adoptée aux ÃŽles de la Madeleine en 2006. D’ailleurs, le bilan des réalisations de la Politique cadre de développement touristique des ÃŽles de la Madeleine sera présenté lors de la Journée annuelle du tourisme qui aura lieu le 17 novembre prochain.

    L’événement sera aussi l’occasion de présenter les résultats préliminaires d’une enquête universitaire menée en partenariat avec la Municipalité des ÃŽles-de-la-Madeleine et l’ATR visant à prendre le pouls de la population concernant le développement du tourisme dans l’archipel. Mentionnons par ailleurs que Tourisme ÃŽles de la Madeleine y présentera les résultats d’un sondage de fin de séjour réalisé auprès de plus de 1500 visiteurs.

    Le maintien d’un rapport harmonieux visiteur-visité demeure la pierre angulaire du développement pérenne de l’industrie touristique aux ÃŽles. En ce sens, la Politique cadre de développement touristique a mobilisé les acteurs privés et publics, autour de principes et de valeurs de sorte à maintenir cette authenticité culturelle, cette intégrité physique, et cet équilibre social et économique nécessaires à une saine croissance du tourisme et au respect de ce qui est, d’abord et avant tout, un milieu de vie (avant que d’être une simple destination touristique).

    Pour en savoir plus sur la Politique cadre de développement touristique des ÃŽles de la Madeleine (contexte, démarche, répercussions de l’industrie touristique, perceptions positives et négatives, impacts réels, fondements et engagements, plan d’action, etc.), suivez le lien suivant : http://www.tourismeilesdelamadeleine.com/FichiersUpload/Documents/web-20100930153050politique-cadre-de-developpement-touristique-de-la-municipalite-des-iles-de-la-madeleine.pdf

  • Michel L. Fréchette

    Bonjour,

    J’étais aussi présent à cette rencontre et voici quelques remarques qui viennent tempérer l’habituelle euphorie que les Gaspésiens manifestent dans de telles circonstances. Vous me reconnaîtrez car je vous ai fait le commentaire sur le gorilles du Rwanda.

    1) il y avait plusieurs absents notables dans cette histoire dont en premier le maire de Percé et sa responsable au tourisme (du moins, je ne l’ai pas vue). C,est difficile de réaliser qu’une ville comme Nouvelle ou Chandler envoient leur maire et que la capitale du tourisme en Gaspésie ne soit représentée que par un élu que j,avais moi-même sensibilisé à l’importance de l’événement.
    2) Il s’agit d’un événement pour prouver que les choses avancent mais en réalité, ce n,est qu’un décor d’opérette. La CRÉ autant que les villes et leurs élus déclament leur intérêt mais rien ne suivra malheureusement. La pression fiscale est trop importante pour tenter de puiser encore plus chez les citoyens. J’ai estimé qu’à Percé, les citoyens propriétaires payaient entre $500 et $1000 par compte pour avoir du tournisme non responsable dans la ville. Les équipements et les infrastructures sont à la hauteur d’une affluence de touristes pollueurs et de bas de gamme qui laissent en grande partie déchets, eaux usées et consomment employés municipaux en surnombre et occsaiosn de gabegie et de conflits d’intérêts sans compter la spéculation foncière.
    3) Outre la consultation virtuelle en ligne qui est comme de la poudre aux yeux pour marquer l’ouverture, la CRÉ n’a aucunement été ouverte à la position des citoyens. Ils ont été systématiquement écartés des consutations formelles. Or les citoyens sont au coeur de la stratégie d’authenticité et les premiers à subir les inconvénients. Les gens d’affaire et les promoteurs ont été systématiquement appelés à se prononcer et outre le principe directeur #4 qui touche du bout des lèvres les collectivités sans vériablement en affirmer l’importance, la politique n,est qu’un de belles intentiosns pour du tourisme vitre revenu au stade du tounisme Dolorama.
    4) On peut être d’accord avec les intentions qui sont louables (comment aurait on pu faire autrement). Rien dans les indicateurs de performance. S’engager à récupérer son eau de pluie ou à étrindre les lumières confirment la distance entre la politique et sa compréhension par le commun des mortels. Or la seule façon de valider les objectifs est de progresser en parallèle avec l’énoncé des critères de performance et l’appréciation des risques internes et externes.
    5) Combien vaut une telle politique dans la mesure où même dans le projet Percé l’incontournable (26,26M$ sans les expropiations, les coûts récurrents, les intérêts et les RH) selon que la stratégie Accord qui lui donne naissance, ce projet sera obligé d’abandonné 90% de ses composantes car elles ne rencontrent pas les paramêtres ni des principes du DD ni ceux du tourisme durable. Heuruex que Mme Charest (responsable de la stratégie Accord récréo-touristique)se soit engagée à respecter la politique. La révision pour ses promoteurs dsera longue, pénible et décevante.
    Nonobstant ces commentaires, je salue l’instrument de sensibilisation et de mobilisation

  • Michel L. Fréchette

    que pourrait être la politique cadre. La Gaspésie n’a pas les moyens de la mise en oeuvre de son potentiel incroyable. L’ouverture aux capitaux étrangers, nécessaires dans le cas de figure, repose le problème de l’appartenance et de la gouvernance. Or comment être authentique et correspondre à l’ordre de grandeur qui nous est annoncé si nous ne nous appartenons plus. Population vieillissante (notre tradition), expulsée de son domicile sous la pression fiscale et la spéculation foncière, jeunesse incapable d’accéder à la propriété, emplois du tourisme de mauvaise qualité générés par des promoteurs vivant hors région et à courte vision de l’enrichissement immédiat et prétexte à l’assurance emploi, exode des jeunes, fuite de l’épargne et des héritages hors Gaspésie car les héritiers sont ailleurs. Désertification lente : fermeture d’écoles, de services, migration des centres de décisions, expertises hors région. La Gaspésie est le Tiers Monde du Québec : on y vient pour ses paysages et ses attractions mais avec 73% de taux de transfert, c’est un pays qui vit de l’argent des autres.
    J’admire toutes ces initiatives et les jeunes qui étaient dans la salle lors de l’événements. Je perçois une volonté et un courage car ils ont d’autres valeurs que malheureusement ceux qui ont actuellement les 2 mains sur le volant et qui ont fait de la Gaspésie un petit nid où il fait bon exploiter le bon peuple et le touriste en coupant la branche sur laquelle ils sont assis. Ce n’est pas global et général mais comme dans toute situation de cette nature, il ne suffit que de quelques raisins douteux pour gâter une bonne cuvée.

    Devant l’importance de ce secteur d’activité capable du bon comme du pire, je me suis engagé, comme mes confrères et consoeurs du groupe des Citoyens vigilants du Grand Percé à rappeler à nos élu(e)s l’importance de placer le citoyen au coeur du tournisme qui se veut durable. Logique non que ce soit lui qui soit en première ligne. La gestion à la petite semaine et l’inprovisation caractérisent souvent l’activité municipale. Heureux qu’une fois de temps en temps, on remplace la montre par le calendrier.

    Excusez les fautes de frappe dans la première partie mais je ne me suis pas relu.

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Classé dans : Enjeux touristiques, Gouvernance touristique — Jean-Michel Perron @ 9 h 38 min

 

Je me suis trompé, moi qui croyait que rien de consistant ne sortirait des Assises du Tourisme du Québec, comme d’habitude.

Il y a eu une annonce majeure faite hier à ces  Assises.  Mme Nicole Ménard, ministre du Tourisme, a annoncé la création d’un comité temporaire (6 mois) ayant pour mandat de faire des recommandations pour initier une réforme de notre tourisme. Dans un discours lucide, la ministre a reconnu que le Canada n’était plus compétitif comme destination malgré que le Québec s’en tire mieux que les autres provinces. C’est tout à son honneur.

Le président du Conseil Québécois de l’Industrie Touristique (CQIT), Alain April, avait préparé la table en parlant des enjeux de notre industrie.

 

 

Charles de Gaspé Beaubien 

 

Et par la suite, l’Américain d’origine québécoise Charles de Gaspé Beaubien est venu avec humour nous dire en quoi le Québec n’est plus dans la compétition mondiale…Charles a débuté en tourisme par des excursions de rafting dans les rapides de Lachine pour aboutir président de Yankee Holidays et un dirigeant du plus gros grossiste privé au monde: Globus/Cosmos…Sa connaissance intime de la mentalité américaine en tourisme valait son pesant d’or en citations-chocs qu’il nous envoyait en plein visage:   » Les Américains ne veulent pas être assis comme nous 2 à 3 heures à table « ;  » Oubliez la cuisine française raffinée, ils veulent des crêpes et de la fondue « ;  » Un Boston-Québec en avion à 1 100$ ne peut faire compétition à un 200$ de New York à Los Angeles…. »  » Le transport en groupes par autocar est en plein boom, mais avec des véhicules plus confortables- sièges en cuir, internet- »Â Â  » Notre côté francophone est un  couteau à deux tranchants, faut leur dire aussi qu’on est bilingue »;  » La compétition des autres destinations est tellement forte comme Las Vegas avec un budget de promotion qui est le double de celui de la Commission canadienne du Tourisme »;  » Si je suis en Nouvelle-Angleterre, pourquoi je continuerais plus loin que les centres de ski du Vermont pour me rendre à Tremblant qui est à 4 heures plus loin ? ». Wow ! Surtout qu’au début de son intervention, il demandait à l’auditoire (350 personnes) :  » Qui parmi vous, trouvez le Québec compétitif ? » Les quelque 50 personnes qui ont levé la main ont dû avaler de travers par la suite… Bienvenue  à ces 50 dans la réalité ! Il  a suggéré aussi des pistes de solutions comme celle de se positionner sur des marchés de niche (religieux, hockey amateur, etc.). Charles, you made my day !

 

Pour revenir à l’annonce spectaculaire de la mise en place d’un comité-choc dont les membres seront nommés par Tourisme Québec et le CQIT, tel que mentionné dans un carnet précédent, le succès de cette démarche faite avec succès l’an passé en Australie et en Grande-Bretagne repose sur les éléments suivants:

  • La qualité et la lucidité  des membres de ce comité qui doivent apporter des visions complémentaires
  • Le leadership de la présidence de ce comité
  • Une portée de mandat très clairement définie dès le départ
  • La reconnaissance, au départ, par Tourisme Québec et l’ATRAQ, de la validité des recommandations qui vont en ressortir au bout de 6 mois

Nous n’aurons pas d’autres chances de réforme avant bien des années. C’est une occasion en or à saisir.

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2 commentaires

  • Michel LeBlanc

    Cher monsieur,
    Je suis un ex employé de TQ avec 15 années de service au sein de la division mise en marché de nos produits touristiques. J’étais principalement responsable du produit chasse et pêche. Moi tout comme plusieurs autres qui ont quitté, avons acquis au cour des années une grande expertise en matière de tourisme. Nous avons connu de bons succès et commis plusieurs erreurs. Depuis mon départ, je continue à suivre les activités de marketing de TQ et je m’aperçois qu’on poursuit certaines activités qui déjè en 2000 ne donnaient plus les résultats attendus.Je crois qu’une analyse sérieuse s’impose et que d’autres ex employés comme moi pourraient apporter quelques suggestions à TQ qui leur permettrait de mieux cibler leurs efforts.

  • Un été de rêve, HD en développement et le comité  » performance »… « Blogue de JM Perron

    [...] mandaté pour 6 mois).  Ce qui se réalise mais avec l’avertissement (lire à ce sujet ce carnet-ci) que la composition et la portée du mandat de ce nouveau comité est [...]

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Jean-Michel Perron - Le blogue à Jean-Michel Perron

Classé dans : Enjeux touristiques, Gouvernance touristique — Jean-Michel Perron @ 17 h 17 min

 

 

 

Moulin à Images

 

Excellente  nouvelle pour le tourisme à Québec, mauvaise nouvelle pour le tourisme au Québec.

L’Office du tourisme de Québec annonce aujourd’hui une entente avec Loto-Québec pour la mise en place d’une nouvelle loterie à 3$ vendue à travers le Québec avec 200 forfaits  à gagner. Indirectement les profits vont aller au Fonds des Grands Événements de Québec qui permet entre autres de soutenir le Moulin à Images et le spectacle estival de rue du Cirque du Soleil.

Cette nouvelle pour le tourisme à Québec est excellente pour diverses raisons dont :

1. On attire l’attention de tous les Québécois pour faire du tourisme ici au Québec;

2. Un excellent exemple de concertation du milieu touristique local qui n’attend pas que la manne touristique lui tombe dessus toute seule. C’est original ! Félicitations à l’OTQ et à l’Association des Hôteliers de la région de Québec;

3.  Ça va permettre de générer des fonds supplémentaires pour pouvoir offrir des activités de qualité aux touristes

Par contre, pour le tourisme au Québec, c’est mauvais, car : VOYEZ LA SUITE DU BILLET…

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  • Epars Didier

    HUMEUR
    Je vais prendre ce billet par le commentaire de Gérard Scullion, …….Faut pas être naïf! Loto-Québec (et le gouvernement) a évidemment les compétences en marketing pour avoir vu les conséquences de ce précédent.

    Je bouille depuis la série de 4 sur l’immobilisme et là je vais faire sortir un peu de vapeur.

    Faut pas être naïf, justement nous le somme par notre analyse toujours politiquement correct, elle démontre notre naïveté de croire que le discours change quelque choses. Pendant ce temps là, ils rigolent. C’est qui Ils ? Ce sont les politiciens et un certain Québec Inc. qui gèrent la province et s’en partagent les bénéfices, sans croissances de la richesse locales. Avec toujours les mêmes belles intensions, partage, éducation, promotion, etc. Mais qui sont dans les faits divisions, saupoudrages, clientélismes, soumissions. Quelques soit le parti au pouvoir ce sont toujours les mêmes que l’on engraisse.

    Exemple en lien avec ce billet. Cette loterie va bénéficier à des organismes qui raflent la presque totalité du budget culturel de Québec, de la ville de Québec avec des spectacles gratuits (Je ne critique pas la qualité des spectacles) donné par des entités rentables et riches. Alors que les autres acteurs culturels doivent faire preuves de rentabilité, de profit (surtout pas de gratuité) avant toute chose pour avoir accès à une aide quelconque, à travers un dédale de paperasse et d’organisme prêteur ou subventionnaires. Il faut bien me lire, j’ai dit la presque totalité, il en reste pour que nous n’ayons aucune solidarité. Grâce à ces quelques miettes qui restent, qui nous divisent sous le vocable de la libre entreprise, miettes que nous essayons tous d’attrapés pour vivoter. Ils ont leurs pauvres comme au 19e siècle car il décide en plus ou les miettes tombent.

    Le gouvernement à toujours refusé une loterie pour les jeux olympique, une équipe de hockey etc. Mais là on va avoir une loterie, qui va dans un fonds que j’appellerai discrétionnaire, car il n’y a aucun mode démocratique dans les attributions d’aides aux Fonds des Grands Événements de Québec* (qui donne des spectacles gratuit au bon peuple). C’est toujours filtré par le politique, sans égard à des critères communs à tous. Les dernières aides semi démocratique étaient dans les anciens CRCD aboli depuis de nombreuses années. Certes on pouvait pacté la salle et essayé d’influencé les votants (200), mais on ne contrôlait pas la totalité des 50 (X 4 membres chaque) organismes présents. Maintenant avec la conférence des élus régionaux ils ont vraiment les deux mains sur le volant, si on y ajoute ceux de votre liste on arrive évidemment à votre constat, trop de structure, ou je diffère, c’est de penser que cette inefficacité est accidentel, structurel et non voulue.

    Une expression ancienne, bien connue : Diviser pour régner.

    Car tout cela amène : saupoudrages de jobs semi étatique en région (que personne ne veut perdre), division des sphères d’influences, donc neutralisation, donc inaction.
    Réseau = renvoi d’ascenseur. Chaque ministre est une pyramide, chaque élu en est une autre etc. Un pays avec 300 ministres le Canada! Comme disait Churchill : un pays qui produit plus de trois cents fromages est ingouvernable…(pas d’allusion aux politicien mais à la gouvernance) même si ça puent parfois.

    Pour être à arme égale, il faut fermer le ministère du Tourisme (la majorité des sommes qui lui sont consacré sert à faire vivre la structure), récupéré cette argent, avoir une taxe sur tout les produits touristiques, verser l’ensemble à un regroupement chapeautant l’industrie touristique et nommée par elle. Faire du lobby avec des moyens efficaces et moderne pour la promotion du Québec.
    Il y a deux choix le libre marcher pour tout le monde et zéro subvention, mais peut d’impôt ou la démocratie et tout doit être démocratique et transparent.

    Et pour finir la gratuité n’amène pas seulement une concurrence déloyale mais aussi une clientèle qui pense que tout est gratuit. Ce que l’on entend dans la basse ville, c’est la chute des pourboires et la présence d’une clientèle assez radine après les spectacles gratuits.

    *Moi qui pensait que Lucien le lucide avait régler le problème avec un financement récurant et garanti de 5 grands évènement de Québec.

  • Maxime St-Laurent

    À la suite de l’annonce de Loto-Québec, de la Ville de Québec et de l’OTCQ, une radio régionale, Planète 99,5 pour ne pas la nommer, est entrée en communication avec M. Jean-Pierre Roy de Loto-Québec pour le questionner à ce sujet. Une entrevue intéressante qui permet d’expliciter le comment du pourquoi de ce partenariat et de ces retombées. Il en ressort au final que rien n’interdit le Saguenay-Lac-Saint-Jean ou toute autre région du Québec de déposer auprès de Loto-Québec un projet similaire à celui de la Ville de Québec et ainsi stimuler l’industrie québécoise du tourisme. Écoutez l’entrevue qui débute à 16 h 10 et se prolonge sur une vingtaine de minute – http://bit.ly/azoBVq
    Maintenant à quand un gratteux GÉANT ?

  • Gérald Scullion

    Effectivement, la loterie de Loto-Québec crèe un précédent dangereux. Dès l’annonce de cette loterie, j’ai eu exactement la même réflexion que vous: et les autres régions elles?
    C’est très clair que cette société d’État vient de manquer ,encore une fois, une belle occcasion de faire un bon coup et d’y aller dans une loterie nationale dont les revenus serviraient à mettre en valeur le potentiel touristique de l’ensemble du Québec. Et je crois que Loto-Québec a eu un petit coup de téléphone qui leur suggérait que c’était une très bonne idée…….Faut pas être naïf! Loto-Québec a évidemment les compétences en marketing pour avoir vu les conséquences de ce précédent.
    Gérald Scullion

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Classé dans : Enjeux touristiques, Gouvernance touristique, Marketing des destinations, Marketing des entreprises — Jean-Michel Perron @ 17 h 37 min

 

L’immobilisme dans notre tourisme au Québec se poursuit. Nous sommes figés. L’initiative des 3 mousquetaires semble malheureusement s’être arrêtée. Aucune solution face à la faible performance et au manque de vision de notre industrie ne se pointe à l’horizon.  Nous tiendrons dans quelques semaines les Assises du Tourisme. Nos leaders vont échanger sur la pluie et le beau temps et tout le monde va retourner bien gentiment chez soi en se disant qu’on ne peut rien contre le taux de change, la météo, les nouvelles destinations, les coupures gouvernementales… 

En avril 2007, j’écrivais dans TourismExpress des articles  sur l’urgence d’agir  « VOUS ÊTES PAS TANNÉS DE MOURIR, BANDE DE CAVES? C’EST ASSEZ! » et  LES  AMÉRICAINS ABANDONNENT LE QUÉBEC. Malgré tout le potentiel du Québec, toutes les compétences, l’expérience et l’intelligence qui existent dans notre industrie, rien ne change. Pourquoi ? Qui bloque ?

1. L’attitude corporatiste.  Trop  d’ATR, la CCT et les associations sectorielles ne pensent qu’à protéger leurs pouvoirs, leurs sources de financement sans penser au Québec touristique dans son ensemble.

2. Le second fautif est le manque de temps. On a pas le temps. C’est la denrée la plus rare de notre époque. On est débordé, mais on ne se pose pas les vraies questions pour l’avenir de nos entreprises et de nos organismes. Chacun pour soi. Vous vous plaignez, mais ne faites rien en vous disant que c’est comme ça…

3. Notre industrie est fractionnée. On est 25 000 entreprises en hôtellerie, restauration, transport…des centaines de fonctionnaires et gestionnaires d’associations et d’organismes…Les intérêts sont multiples, différents. Faire un consensus exigera une communication exceptionnelle mais pas impossible.

4. Nos leaders ne sont pas imputables.  À part les propriétaires d’entreprises privées, tous nos gestionnaires et dirigeants (hauts fonctionnaires, d-g d’associations, etc.) peuvent pendant des décennies avec l’argent public, de leurs membres ou de la taxe sur l’hébergement, dépenser sans avoir à rendre des comptes. Il y a tellement de facteurs externes au tourisme qui l’impactent directement (taux de change, épidémies, terrorisme, etc.) qu’il y aura toujours de bonnes raisons pour justifier que leur tourisme ne performe pas et qu’ils n’y peuvent rien !  Leurs membres, les PME touristiques avalent ça sans rechigner.  Alors pourquoi changer ? Pourquoi remettre en question ton 10ième voyage à Paris et ta mise en marché, copie parfaite des autres mises en marché  ailleurs au Québec ?

Je vous proposerai cette semaine, en rafale, une trilogie: Pourquoi il faut agir ? Sur quoi il faut agir ? et Comment ? On ne sait jamais, tout d’un coup que mon amour profond du Québec parvienne à convaincre….

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1 commentaire

  • pierre Tremblay

    Salut Jean Michel , ca va fesser dans le dash tes papiers à venir

    plusieurs partagent tes opinions rappel de quelque s propos que j’ai livré. au congrès AHQ

    Le frein à la libre circulation des personnes ( Visa ) sera-t-elle compensé pas l’effet positif des ententes ciel ouvert entre les pays .

    Exemple 2007 Quelque 8 millions de personnes voyagent chaque année entre le Canada et l’Europe. Avec un accord de «ciel ouvert», ce nombre pourrait doubler et le prix des billets d’avion devrait baisser.

    Il faut absolument que l’industrie canadienne du tourisme se mobilise d’avantage pour faire pression sur les lois , règlements et mesures qui entravent la libre circulation de personnes et songent à de nouvelles mesures pour inciter les voyageurs du monde à venir chez nous.

    Nous avons mis sur pied des taxes d’hébergement pour faire de la promotion , nous devrions prendre une partie de ces revenus pour faire du lobby politique pour le monde du tourisme.

    Je suis convaincu qu’une seule grande compagnie de pétrole canadienne doit mettre plus d’argent à son lobby auprès des gouvernements que l’ensemble de l’industrie hôtelière du Canada !

    Et en plus
    Des nouvelles mesure d’aide
    - fiscalité pour les organisateurs de voyages ,
    - détaxe directe pour les achats des consommateurs
    - REEV vacances pour les consommateurs canadiens qui épargnent pour voyager au Canada.
    - Incitatif financier à la formation du personnel
    - Fond d’investissement Canada / province pour l’amélioration de l’offre d’hébergement haute gamme au pays .
    - Aide à la commercialisation en partenariat avec les TO Canadiens et leurs réseaux des professionnels du voyage.

    Où prendre les sous ???
    Fonds de Travailleurs : Par exemple juste au Québec au cours des 5 dernières années c’est 1,1 milliard de ristournes qui ont été redonnées aux acheteurs des actions des Fond de Travailleurs. Pourquoi pas un fond de développement du tourisme international alimenté par une Caisse de REEV

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Comme des clubs privés

19 février 2010

Classé dans : Enjeux touristiques, Gouvernance touristique — Jean-Michel Perron @ 8 h 36 min

 

Un salon dans la nouvelle aérogare de Québec

 

Le PDG de l’aéroport de Québec jusqu’à tout récemment, Pascal Bélanger,  a quitté ou fut remercié de son poste il y a quelques jours. Tout comme pour le port de Québec ou de Montréal, ces organisations sont des milieux très fermés gérés souvent par des « personnages » qui, des fois, nous font rire (dans le bon sens du terme) comme Ross Gaudreault au Port de Québec aussi à l’aise avec les politiciens qu’un poisson dans l’eau. Mais là n’est pas leur rôle fondamental.

Ces équipements publics gérés par des fonds publics impactent massivement sur le tourisme au Québec. Ils nous appartiennent, mais n’entrent pas là qui veut. Seuls les amis du pouvoir y sont conviés et l’omerta, malgré la responsabilité de leurs administrateurs, est la norme même dans des circonstances comme le mystérieux départ du PDG à Québec. VOYEZ LA SUITE DU BILLET…

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4 commentaires

  • Jean-Michel Perron

    Marie-Louise.

    Tout ce qui touche le privé d’un individu ou ce qui est sujet à un traitement judiciaire ne doit pas effectivement être public lorsque ça se produit. Mon propos porte sur le « comment on nomme les dirigeants  » de ces organismes financés par notre argent et qui décide vraiment des orientations qu’ils prennent ?

  • Marie-Louise

    Bonjour Jean-Michel,
    Est-ce qu’on doit vraiment tout dévoiler même si c’est public? Quelle est la confidentialité que l’on doit accorder au dossier RH. Si l’employé était congédié, est-ce que les motifs doivent être publics ?? doit-on débattre de cela car j’imagine que ce n’est pas l’histoire d’une personne mais bien une décision d’un conseil d’administration.

    Jean Michel, As-tu encore ton texte qui parlait des croisières, je ne le retrouve pas?
    Merci à toi
    Marie-Louise

  • Didier Épars

    Bonjour m. Perron,
    Dans le sens de votre billet et pour mémoire, le président des fêtes du 400è a du démissionner et fût puni de la pire des façons, Délégué Général du Québec à Londre. (Il gérait une fête et une enveloppe de 120 millions pour les québécois)
    Le déficite actuel de l’UQAM est de + d’un demi-milliard, on a fait une enquête administrative en 2007, au frais du contribuable, par la firme KPMG. Cela a permi de colmater les failles avant toutes enquêtes de police ( On ne peut utiliser en preuve ce que l’enquête privée a trouvé, car la preuve n’est pas recuillie de la bonne façon, elle est perdue..,).
    Le gouvernement Charest connait le montant de 1/2 milliard depuis août 2006, soit 5 ans et deux élections, silence total. (Payent pour cela: les étudiants de l’UQÀM par l’augmentation constante des coûts de scolarité et l’institution a beaucoup de difficulté a s’en remettre, difficulté de recrutement, difficulté de financement, difficulté de sentiment d’appartenance. Honte des cadres d’avouer, je travail pour l’UQÀM)).
    Cela représente quand même, en dollar de l’époque, la moitié du CHUM à Montréal. CHUM que l’on a toujours pas.

    Le menu parlementaire sera, après les jeux, la refonte de la loi sur les biens culturel. Bien que cela soit un enjeux majeur pour la société québécoise, elle sera traitée comme un écran de fumé pour masquer le reste. Parions que ce document ne permettra pas d’imputer quoique ce soit comme responsabilité au gouvernement pour le saccage de bien culturel, et pourtant, il en est le plus grand acteur en accordant, permi de démolision, subventions dans le non respect des chartes internationales pour la protection des biens etc.
    On ne poursuivra que les promoteurs, ce qui est déjà un plus mais:

    « Les actes de vandalisme commis par l’État sont les plus graves puisqu’ils sont
    pratiquement assurés de l’impunité, étant commis par ceux mêmes qui ont en charge de les réprimer. »
    Louis Réau, Histoire du vandalisme. Les monuments détruits de l’art français,

    Par ces trois exemples nous touchons à l’essentiel, voir l’essence de la société québécoise:
    LA CULTURE, L’ENSEIGNEMENT ET LA SANTÉ.

    Pour ce qui est du TOURISME en général, ce gouvernement a majoritairement délégué ses fonctions à la conférence des élus, ce qui nous rapproche encore plus de:
    As-tu voter du bon bord.
    Il a les deux mains sur le volant.

    LE TOURISME ET LA CULTURE sont totalement imbriqués, si Paris, est la première destination touristique en Europe c’est bien, en grande partie, pour la préservation de son patrimoine, pas tellement pour les parisiens…(sans préjudice).

    Nous avons encore les ruines fumantes du Manège Militaire, la destruction d’un couvent, sans tenter d’en faire l’intégration au nouveau musée de m. Porter, la façade du Patro de Saint Vincent de Paul etc…tout ça dans une ville reconnue par l’Unesco.
    Alors comment empêcher qu’un musée gaspésien dédié à l’histoire des pêches de la Gaspésie,des familles Robin et Bouthiller détruisent les deux dernières gaspésiennes existantes sous sa protection. Cela fût fait en 2009…malgré plusieurs tentativent de sensibiliser la directrice du musée pendant trois ans!
    Alors comment empêcher des ZEC, d’être gérées comme des clubs privés.

    Tout ceci peu ressembler à un immense salmigondi, mais ne repose que sur quelques prémises, qui en font la photo générale.
    L’intégrité, l’engagement et le services a ses comettants, soit les citoyens qui nous ont élus ou désignés.

    Alors que nous avons actuellement la photo de ceux qui ont financé l’élection!

  • Marc-André Cyr

    Quand je pense à mon rapport d’impôt qui s’en vient et à l’absence de fonds de pension…on pourrait en ajouter !

    Je vote pour toi Jean-Michel aux prochaines élections ! :O)

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Trois mousquetaires

12 janvier 2010

Classé dans : Gouvernance touristique — Jean-Michel Perron @ 20 h 05 min

 

Un peu avant la période des Fêtes, s’est tenue une rencontre informelle à Montréal où Jean-Marc Eustache, le PDG de Transat AT, a pris la décision de participer à un comité  qui, à très court terme, va analyser et recommander des changements pour notre tourisme québécois.

S’il y a une personne idéale qui peut apporter du positif à une réforme, c’est bien lui. Le poids de Transat dans le tourisme au Québec, au Canada et dans le monde et la motivation sincère et profonde de M. Eustache de jeter un regard neuf et réformateur sur le tourisme au Québec me rendent vraiment optimiste face à cette démarche.

Deux autres individus travaillent aussi dans l’ombre depuis quelques mois pour provoquer le changement: Alain Authier, le dg de Groupe Voyages Québec instigateur de cette rencontre et  Alain April le président du CQIT et aussi le dg du Château Bonne Entente. Messieurs, c’est tout à votre honneur de prendre de votre temps, bénévolement et sans intérêt corporatiste, pour qu’on fasse un tourisme autrement, plus performant au Québec.

Humblement, je me permets de donner ces conseils à ce futur comité :

  • Assurez-vous de bien cerner les enjeux véritables du tourisme au Québec avant de parler de nouvelles orientations et de stratégies;
  • Votre comité ne doit surtout pas être « politiquement correct » ou « représentatif » de notre industrie, sinon ça risque d’aboutir au statu quo comme c’est le cas depuis trop longtemps;
  • N’oubliez pas les régions. Même si Montréal doit devenir encore plus forte comme porte d’entrée au Québec et comme leader du tourisme, même si la ville de Québec est condamnée naturellement au succès touristique et même si on a mis des centaines de millions de dollars à Tremblant, il y a quelques autres régions qui peuvent réellement aider à mieux positionner le Québec.   

En terminant, une citation de Lise Payette, ancienne ministre du Parti Québécois :

« Pendant les mois qui ont précédé la réforme de l’assurance automobile, quand le Québec tout entier était contre, je gardais en tête une phrase de Machiavel qui disait à peu près ceci: si vous entreprenez une réforme, sachez que vous aurez contre vous tous ceux à qui le système tel qu’il est, profite, aussi bien que tous ceux qui ont peur du changement et qui aimeront mieux garder ce qu’ils ont déjà. »

À vous de jouer!

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2 commentaires

  • Immobilisme « Blogue de JM Perron

    [...] dans notre tourisme au Québec se poursuit. Nous sommes figés. L’initiative des 3 mousquetaires semble malheureusement s’être arrêtée. Aucune solution face à la faible performance et au [...]

  • André Nollet

    Heureux que finalement, certains trouvent que le surplace actuel ne peut perdurer. Quand une industrie ne connait pas de croissance, c’est qu’elle a amorcée sa descente et bien peu savent où elle atterrira. Alors, messieurs, plein gaz et soyez avant-tout, économiquely correct. C’est plus durable.

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Le prix du Grand Prix

29 novembre 2009

Classé dans : Enjeux touristiques, Gouvernance touristique, Marketing des destinations — Jean-Michel Perron @ 20 h 51 min

 

Le Grand Prix du Canada revient donc à Montréal pour 5 ans dès l’an prochain. Excellente nouvelle pour la métropole du Québec qui a bien besoin de bonnes annonces ces temps-ci et vient confirmer sa position de ville d’événements de qualité.

75 millions sur 5 ans versés au vil et prétentieux patron de la F-1, Bernie Ecclestone. Heureusement, 25 $ M seront reversés aux investisseurs d’ici via les revenus de  la billetterie. Tourisme Montréal investi  à elle seule 5$ M par année !  Le ministre Bachand parle de 18$ M de rentrées fiscales annuellement, alors que les retombées économiques totales furent de 89$ M dont 75$ M provenant des touristes en 2008.

Voici quelques réflexions éparses que m’amène cette annonce :

  • Tourisme Montréal possède des revenus promotionnels plus imposants que Tourisme Québec  si on considère que le 24$ M annuel de Tourisme Québec  comprend les salaires et les bureaux à l’étranger, ce qui représente pour ce seul poste de dépenses autour 8$M. TM récolte avec la taxe sur l’hébergement autour de 18$ M par année; 133 $ M depuis 1997. Et les autres ATR du Québec, 115$ M depuis 1997. Tant mieux pour TM, ce qui lui permet d’investir 5$ M par année en F1…et lui donne, comme les autres ATR, un pouvoir d’intervention unique au Québec mais qui cause nécessairement un désiquilibre par rapport à Tourisme Québec censé joué le rôle de leader de notre industrie !   
  • Investir dans les événements et équipements majeurs touristiques c’est important, mais il ne faut pas perdre de vue (lorsqu’il y a des fonds publics impliqués) notre « Retour sur l’Investissement« . Comme les croisières internationales au Québec, reverrons-nous la couleur de notre argent ? Est-ce que la visibilité internationale de Montréal par la F1 à travers le monde va réellement compenser ? Est-ce que ces fonds auraient pu servir dans d’autres secteurs de développement de produits ?  Est-ce qu’on ne devrait pas également supporter les PME privées du Québec  (avec la F1, au moins 75$ M sur 5 ans sortent du pays et vont dans les poches d’un milliardaire bien assis à Londres!) qui performent très bien comme Bromont, Croisières AML et Village des Sports de Valcartier mais qui pourraient faire plus avec ces fonds publics ? Le modèle Dubaï (toujours les plus gros projets) comme on le voit maintenant avec les graves difficultés financières de cet émirat, a ses limites… 
  • La F-1, certes spectaculaire, c’est l’éloge du gaz à effet de serre. Une estimation des émissions de CO2 liées à l’organisation du GP de F1 de Spa-Francorchamps (Belgique) a été réalisée pour la seule journée du dimanche 2007 qui consiste à  voir 22 bolides faire 44 tours de piste durant 90 minutes.Le résultat des calculs fait état d’émissions de CO2 de l’ordre de 8400 tonnes, soit l’équivalent des émissions « résidentielles » (chauffage et électricité) annuelles de CO2 de 1750 ménages wallons. (1)
  • Faudrait compenser pour la tenue de cet événement, en regard de l’impact environnemental.  On est dans une complète contradiction ici avec un événement tel que la F1 alors qu’on exige le respect des 16 principes du développement durable (Loi sur le développement durable) aux autres projets qui demandent un investissement public…On est durable ou on l’est pas. Au moins 13 de ces principes ne sont pas respectés dans ce dossier. Faudrait choisir si on veut être crédible comme destination verte ! Minimalement, si on calcule approximativement 16 800 tonnes de Co2 émis pour 2 jours à 13euros/tonne (valeur ce matin à la Bourse européenne), on arrive à 336 000$ can. à payer à Gaïa svp avant juin 2010. Chèque ou virement bancaire acceptés. Et de plus, pour rejoindre les valeurs fondamentales québécoises, en plus des 16 principes, faudrait édicter spécialement pour Mr. Ecclestone que le péché capital   » l’avarice  » et le commandement chrétien  » Tu ne voleras point  » font partie de la Loi.
  •  Après le retrait de Toyota, Honda et BMW  en 2009 et de Bridgestone (fournisseur de tous les pneus de F1) en 2010, il serait opportun de surveiller l’intérêt des constructeurs automobiles par rapport à ce cirque planétaire. Imaginez une course de Lada et de Tata qui débarque à Montréal en 2014…

Permettez-moi pour  terminer de vous livrer cette citation de l’un de mes auteurs préférés, Noam Chomsky et qui porte sur le sport en général, spectacle pour le bon peuple :

  » Sports occupies the populations, and keeps them from trying to get involved with things that matter.  In fact, I presume that’s part of the reason why spectator sports are supported to the degree they are by the dominant institutions. »

 —————-

(1) Évaluation des émissions de CO2 relatives au Grand Prix de Formule 1 à Spa-Francorchamps (16 septembre 2007). Pierre Ozer * Département des Sciences et Gestion de l’Environnement Université de Liège.

À vous de jouer!

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1 commentaire

  • Gilles Dubé

    Bonjour Jean-Michel,

    Étant un bon ami d’une bonne amie à toi, nous nous sommes renonctré à plusieurs reprises, mais malheureusement nous n’avons jamais eu de conversations très poussé. J’ai le bonheur de connaitre ton blog et en suis fort impressionné.

    J’ai longtemps dit et le crois toujours que le Québec s’est forcé à déresponsabilisé les gens pour mieux les manipuler et tes textes reshaussent ma certitude… Il y a crise dans les urgences… manipulons un virus afin de détourner les sujet… la grippe h1n1 a démontrer que le système de santé au Québec peut se tourner sur un dix sous et controler la mauvaise bête, pour moi la H1N1 n’est qu’un prétexte fort utilisé pour changer les perceptions.

    J’ai travaillé au coeur de la politique et crois fermement que les décisions sont toujours prises afin de changer les perceptions et non pas de changer le monde ou la façon de faire. Faisons de l’asphalte, ça ce voit et s’est rapide, créer de la richesse c’est seulement pour les petits amis… Innover et respecter l’environnement, cela demande de la réflexion et du temps, peu de chance d’y arriver un jour.

    Je m’abonne à ton blog et suis impatient de te relire.

    Bravo !

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Classé dans : Enjeux touristiques, Gouvernance touristique — Jean-Michel Perron @ 17 h 02 min

 

J’écoutais récemment une émission radio de Radio-Canada avec Nicole Bordeleau portant sur le bonheur.  Elle faisait référence à une vaste enquête menée  dans 46 pays pendant 4 ans sur le bonheur. La conclusion ?  Le bonheur, c’est 40% génétique et 60% question d’attitude face à la vie.

Si on transpose ça pour atteindre le nirvana touristique au Québec, la génétique, ce sont les produits et expériences touristiques qu’on a à offrir.  Même s’il importe de continuer à développer notre offre touristique, surtout en se donnant vraiment des orientations claires,  on peut dire qu’on a déjà un excellent bagage à ce niveau (hôtels, guides, grande nature, etc.). Le 60%, les attitudes, qu’on peut traduire sur le comment on s’y prend tous ensemble pour faire et vendre notre tourisme, c’est là que le bât blesse et qu’on ne parvient pas à performer comme en fait foi les faiblesses que j’observe depuis des années au Québec.

Voici ce qui nuit considérablement à notre performance touristique. Les solutions pour chacun de ces points seront détaillées dans de prochains carnets :

 #1  On se vend mal. La marque «  Québec  » (et le Canada) attire moins les touristes étrangers que la majorité des autres destinations mondiales. On performe relativement bien en 2009 à cause de la force de l’économie québécoise, donc du tourisme intra-Québec,  mais la saignée du marché américain, par exemple,  se poursuit en 2009 et le taux de change, la crise économique, le passeport, l’essence, etc.  ont très peu à voir là-dedans. Les Américains trouvent le Canada ennuyant et froid. C’est aussi simple (et compliqué à résoudre) que ça !  27% des voyageurs internationaux américains venaient au Canada en 1998, ils n’étaient plus que 21% en 2007.

Pendant ce temps, certains types d’Américains (principalement des états de New York, du New Jersey et de Pennsylvanie qui représentent à eux trois, 36% des Américains qui voyagent à l’extérieur; 109,500$ de revenus annuel par foyer, 91% sans enfants) voyagent de plus en plus à l’étranger (courbe toujours en croissance de 23,3 millions d’individus en 2002 à 31,2 en 2007). Même Paris avec une baisse de 6% en tourisme prévue en 2009, a connu une augmentation d’Américains de 1,1% en avril-mai-juin malgré la récession américaine…

Et on n’obtient pas notre juste part du gâteau sur les autres marchés car :

-Notre image de marque est déficiente. Et oui le « branding »  est loin d’être mort. Ne faire que du positionnement est dépassé, c’est certain mais il ne faut pas confondre ces deux notions. Ce sont les outils et les façons de faire qui transportent ton image de marque qui ont changés, pas le nécessité d’entretenir ton image de marque qui elle créé un lien émotionnel entre le visiteur potentiel et la destination. Bref, le Québec ne fait pas assez rêver.

- La CCT (Commission Canadienne du Tourisme) tient à vendre tout le Canada sur un pied d’égalité  alors que la zone des Rocheuses et le Québec sont ses véritables valeurs ajoutées. Pas question de mettre de l’avant le Québec devant l’Ontario même si nous avons de réelles valeurs ajoutées, distinctives et répondant aux attentes de bien des touristes étrangers…La CCT qui a reçu un 40$M supplémentaire l’hiver dernier s’en sert pour faire la promotion sur les marchés de la Chine et de l’Inde lesquels marchés vont commencer par visiter l’Ouest canadien. C’est plus facile de développer de nouveaux marchés car les résultats pourront attendre que de se positionner plus efficacement auprès de notre voisin américain ou des marchés classiques européens…  

- Tourisme Québec continue de privilégier les réseaux de distribution classiques d’outre-mer alors que le consommateur utilise en majorité d’autres canaux depuis maintenant quelques années…Après quelques recherches en profondeur,  j’estime qu’un maximum de 20% des touristes étrangers visitant le Québec  utilisent le canal de distribution classique (agence de voyage-grossiste(TO)-réceptif).

- Les 22 ATR et les 15 ATS (Associations Touristiques Sectorielles) investissent trop souvent séparément sur les marchés hors-Québec ce qui diminue énormément notre force de frappe. Une initiative tel que Cap-sur-L’est ou du Québec Maritime est intéressante mais l’absence de pouvoir vendre facilement en direct sur le web les forfaits appropriés et  les prestations terrestres de leurs régions, les pénalise grandement auprès des cybertouristes. Un partenariat avec les cyberagences réceptives d’ici serait tellement naturel.    

- On ne répond pas aux besoins des touristes potentiels qui veulent pouvoir facilement s’informer et réserver sur Internet leurs forfaits, pas seulement des chambres d’hôtels et des billets d’avion.   

 #2. On  connaît mal nos clients potentiels et comment les rejoindre.  Comment voulez-vous attirer et bien servir de nouveaux clients alors qu’on ne les connaît même pas ? Alors que les comportements des touristes évoluent rapidement, collectivement, on ne possède pas la connaissance pointue de ce que pensent et veulent nos touristes potentiels des Etats-Unis, du Mexique, de l’Ontario et d’Europe. Oui, il s’est fait des groupes de discussion et des sondages ici et là mais l’information ne circule pas du tout et n’est pas suffisamment systématique et surtout n’est pas offerte aux PME touristiques qui pourraient alors ajuster leur offre, leur marketing et leur service en conséquence.

Ainsi, par exemple, la vidéo promo jolie mais trop classique sur le Québec et sans «  packaging pertinent » que j’ai vu en juin dernier sur un vol d’American Airlines Houston-Honolulu (sans repas et sur de trop petits écrans communs entre deux nouvelles de sports) révèle un manque de ciblage flagrant, l’impossibilité de mesurer la performance et une utilisation erronée des meilleurs outils de diffusion pour rejoindre nos véritables clients cibles.

 #3. Problème de gouvernance. Tourisme Québec joue mal son rôle de leader car :

  • Le tourisme n’est pas reconnu comme un secteur à réel potentiel de développement par chacun des gouvernements au pouvoir malgré les centaines de millions investis. On n’est ni la forêt, ni les mines, ni l’hydro-électricité, ni les nouvelles technologies. Le tourisme, c’est plaisant mais c’est une industrie de bas salaires. À preuve, Tourisme Québec a toujours servi de camp d’entraînement pour nouveaux ministres…
  • La loi 76 (taxe sur l’hébergement) a doté les ATR de revenus qui dépassent largement ceux de Tourisme Québec, privant ce dernier d’un pouvoir réel de leadership, de capacité d’implantation effective de nouveaux programmes auprès des PME (programme qualité, programme vert, programme Internet, etc.) et d’orientations de l’industrie;
  • Les PME touristiques (qui font partie d’une industrie d’exportation) sont dans le seul secteur d’activité économique au Québec qui  dépend  en  majeure partie d’un ministère pour sa mise en marché à l’étranger alors que les cadres  de ce ministère n’ont aucune reddition de compte à faire à leur industrie. Autant j’ai la plus haute estime de nombreux fonctionnaires de Tourisme Québec qui ont un excellent jugement et une expertise étonnante; autant certains n’ont pas les compétences, ni ne sentent l’urgence de performer.
  • Trop de politique et de jeux de pouvoirs font que le tourisme dans son développement, principalement, est impacté par de nombreux ministères et organismes publiques (fédéral et provincial) qui interviennent sans vision partagée de ce que les nouveaux touristes attendent des nouveaux  équipements et des services.  On investi des centaines de millions mais pour qui et dans quel but ? Quels types de touristes voulons-nous ? La quantité ou la qualité ? Est-ce réaliste d’investir là et pourquoi pas là-bas ? Trop de coups de dés qui nous coûtent  très très cher… Redonnons au ministère du tourisme toute l’autorité et les fonds nécessaires pour qu’il joue pleinement son rôle de leader.
  • La hiérarchie des nombreux intervenants en tourisme (dont les offices de tourisme, CLD, Patrimoine Canada, SADC, DEC, EAC, ATR, MAMRO, MDEIE, SAA, MACQ, Chambres de commerce, municipalités, CRÉ, MRC, ATS, Tourisme Québec, CCT) font que la coordination est difficile, les orientations non-partagées et l’imputabilité des dirigeants inexistantes.  Que les bonnes performances touristiques soient ou pas au rendez-vous, tout le monde est responsable et personne à la fois… Il y a tellement d’intervenants, que plus personne n’est responsable du rendement de notre industrie. Alors on continue de faire ce qu’on a toujours fait et un voyage à Paris deux fois par année, toutes dépenses payées, c’est tellement plaisant…

#4 Reconnaître la notion de produits et de régions « d’appels ».

 On ne naît pas égaux malgré les beaux principes d’égalité. En tourisme, c’est la même chose. Ce n’est pas vrai que les 22 régions touristiques du Québec sont égales en attirance et en potentiel.  Il y a des activités, des routes, des régions entières, des attraits, des hôtels, des restaurants et des événements  qui plaisent naturellement à certains types de touristes. La journée où on va mettre de l’avant en marketing ce que les clients cibles souhaitent vraiment voir et vivre sans qu’un média local ou une CRÉ ou une ATR crie au meurtre à cause de l’absence de leur région ou de membres ou de types de produits, on aura beaucoup cheminer vers la performance globale et l’efficacité.

#5 L’accessibilité.

Payer 800$ pour un Paris-Montréal et un 1 600$ pour un Québec-Blanc-Sablon  freine inévitablement le tourisme en régions. L’absence d’un traversier entre Havre St-Pierre et Anticosti-Gaspésie freine aussi le développement du tourisme dans ce secteur à cause du «  cul-de-sac  » de Natashquan. Les exemples sont nombreux aussi en Gaspésie, dans le grand nord et en Abitibi.

Selon le Réseau de veille en tourisme, les données de la firme BACK Aviation Solutions indiquent qu’il y aura en 2009 près de 69 000 sièges de moins disponibles sur les vols directs vers le Québec en provenance des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et du Mexique au cours du troisième trimestre 2009 (juillet, août, septembre). Trop cher ou moins de sièges = moins de touristes. L’équation est fort simple.

Surtout avec la popularité des voyages de courte durée, la fréquence et le coût des modes de transport prennent une importance accrue pour toute destination.  Les projets de trains à grande vitesse entre Windsor et Québec ou entre New York et Montréal  viendraient combler pour les grands centres l’une de nos lacunes principales.

#6  « L’écoblanchiment » québécois.

Tout le monde se dit vert. C’est à la mode dont en tourisme ici. On fait des rencontres vertes, les hôtels recyclent, la SÉPAQ  offres des ustensiles et des assiettes à base de maïs. Mais nous n’avons pas une politique systématique face à l’environnement, ni de critères uniformes et on se donne tous bonne conscience alors qu’en réalité, on pourrait faire mieux pour la planète et pour les touristes qui recherchent vraiment les destinations vertes :

  • 56% des internautes touristes américains se préoccupent du réchauffement climatique, 18% trouvent le tourisme néfaste et 13% intéressés d’acheter des compensations d’émission de carbone; (Forrester, Q4, 2007)
  • 2/3 des voyageurs canadiens se préoccupent du réchauffement climatique, 1/3 prêts à changer pour une destination responsable, 28% prêts à payer plus cher pour une destination plus éthique et durable; (TNS Canadian Facts, janvier 2008)
  • 50% des voyageurs se préoccupent de l’environnement en voyage et près de 25% sont prêts à payer plus cher…; (Deloite,2007)
  • 75% des voyageurs actifs prêts à payer plus cher…; (Travelocity, 2008)
  •  Même si la majorité de ceux-ci ne sont pas encore prêts à payer un supplément pour obtenir un produit écologique, il faut noter que déjà  250 000 touristes en France choisissent le tourisme dit responsable afin de « ne pas bronzer idiot ».

Par ailleurs, la gestion de nos paysages routiers et urbains est une honte. Nous sommes à contre-courant des pays développés et tout à fait à l’opposé de la notion d’expérience touristique globale et de grande valeur. Alors qu’on devrait mieux se positionner comme une destination «  grande nature », circuler sur les principaux axes routiers du Québec et dans certains milieux urbains ressemble de plus en plus à une balade dans une allée de marché aux puces.

#7 Internet et géolocalisation

Alors que le site officiel de BonjourQuébec.com est plus qu’incertain au niveau transactionnel, que Tourisme Montréal mise principalement sur Internet et innove, qu’à Québec ça s’en vient et que les  autres ATR et bien d’autres regroupements se questionnent encore sur un modèle à se donner, que le must aujourd’hui, ce sont les médias sociaux (Facebook  et Twitter entre autres) sans qu’on puisse facilement, malgré certains gourous, positionner efficacement son  entreprise ou sa région et que la  TRÈS GRANDE majorité des PME touristiques, faute d’argent mais surtout de temps, ne participent pas du tout à la révolution du tourisme sur Internet  tandis qu’en parallèle, les touristes eux y sont; j’affirme sans difficulté, qu’on manque comme industrie carrément une opportunité de se démarquer comme destination et d’effectuer des ventes supplémentaires.

De plus, la stratégie sur Internet des hôteliers du Québec ne devrait pas se limiter à donner ses inventaires aux GDS et agences virtuelles hors Québec de ce monde mais nous devrions nous assurer également d’avoir collectivement  un système commun de gestion efficace permettant la distribution à coûts raisonnables de nos inventaires de tous les produits touristiques afin de maximiser les retombées ici au Québec.  Brisons la dépendance totale aux systèmes internationaux tandis qu’il en est encore temps.     

Enfin, notre retard, sur les applications « mobile » en tourisme partout sur notre territoire nous coûte déjà cher en opportunités manquées pour bonifier l’expérience des nombreux voyageurs.

 #8 La forfaitisation

On ne présente pas les expériences de voyage au Québec suffisamment « packagées ». Il faut offrir pour nos différents marchés québécois et sur le hors-Québec des forfaits innovants, répondant à leurs attentes, avec un prix unique compétitif et permettant les départs de dernières minutes.  Lorsque c’est trop compliqué, surtout avec l’habitude d’instantanéité du Web, le voyageur potentiel va voir ailleurs….

#9 La saisonnalité

Même si on parvient à attirer plus de touristes en mai ou en septembre, dès qu’on sort des grands centres, des restaurants, des attraits, des BAT (Bureaux d’Accueil Touristiques) sont fermés. C’est l’œuf ou la poule. La rentabilité des entreprises passe par une saison élargie mais, faute de clients et des fois de personnel, on limite la saison ce qui nuit considérablement à la qualité de l’expérience.

#10 L’accueil

Oui on est sympathique mais bon dieu qu’on se montre pas sous notre meilleur jour à différents niveaux lorsque vient le temps d’accueillir ici nos invités:

  • La qualité des routes et autoroutes (quoique ça s’améliore);
  • La qualité et la compétence des taxis aux aéroports et en ville;
  • Concevoir aussi la signalisation et certains panneaux routiers pour des non-francophones;
  • Les installations temporaires « cheap » des pick-up-dépanneurs-hot-dog steamés cheap, avec plywood cheap dans les haltes-routières cheap;
  • Le manque de personnel parlant l’anglais en dehors de Montréal et de Québec;
  • L’absence d’un cahier de bienvenue professionnel (papier et électronique) avec carte routière et les conseils d’usage.

À vous de jouer!

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Jean-Michel Perron - Le blogue à Jean-Michel Perron

Classé dans : Développement du produit touristique, Gouvernance touristique — Jean-Michel Perron @ 16 h 44 min

 

Symboles de la vitalité culturelle du Québec, la TRÈS GRANDE MAJORITÉ  des Festivals ne sont pas pour autant des  produits d’appel touristiques et ne devraient pas tous recevoir ces millions de dollars en subventions des gouvernements sous le prétexte de retombées économiques et touristiques nettement exagérées.

 

Quel tourisme ?

Au Québec, lorsqu’il s’agit de développement touristique, comme l’asphaltage des routes, on aime saupoudrer. Dans mon carnet « Dix filles pour un gars à Alma…Trois bleuets une tarte » du printemps 2007, je recommandais de se doter de critères neutres d’intervention gouvernementale dont celui de s’assurer que le produit touristique attire réellement la clientèle hors-Québec. Il faut surtout une coordination efficace,  effectuée par Tourisme Québec, des trop nombreux bailleurs de fonds au niveau de la commandite publique: les ministères et organismes du Québec et du Canada, mais aussi les Loto-Québec et Hydro-Québec de ce monde. Et reconnaître, si on additionnait les touristes sur la base de certaines études d’impacts économiques qu’il m’a été donné de consulter, que les Festivals du Québec attirent plus de touristes qu’il y en a en réalité au Québec. Cherchez l’erreur ! Tant qu’on tolère ce laisser-faire  comme industrie, on en paie tous le prix au niveau de notre performance globale.

Dans un contexte où le tourisme au Québec et au Canada sous-performe par rapport aux autres destinations internationales (à l’exception des Caraïbes!), une maximisation sur la base d’un Retour sur l’Investissement (ROI) pour chaque dollar public investi devrait être la règle, pas l’exception. Par la facilité de l’accès à des programmes de subventions en tourisme, tout devient, comme par magie, un produit touristique. Il ne sert à rien collectivement de verser autant de dizaines millions de dollars pour convaincre, par autant de festivals,  les mêmes 4 millions  de Québécois qui prennent des vacances, de venir à Québec plutôt qu’à Rouyn ou au Saguenay. On se fait du cannibalisme touristique depuis trop longtemps alors que notre cible prioritaire devrait être les clientèles du hors-Québec incluant celle de l’Ontario, les seules à pouvoir créer de la richesse par l’argent neuf injecté dans notre économie et à permettre une véritable croissance en volume et en qualité.  Imaginez combien nous coûte chaque touriste québécois pour supposément le convaincre de rester ici et les animer durant la belle saison alors que la majorité, pour divers motifs,  de toute manière vont demeurer au Québec…

Cochon

 

Le Festival du Cochon de Ste-Perpétue, du Cheval de Princeville,  du Doré à la Baie-James,  de la Truite de Saint-Philémon, de l’Oie Blanche de Montmagny, de la Gibelotte de Sorel-Tracy…  «  Si ça existe, on l’a » pour parodier Normand, tellement notre offre est variée, mais bien souvent, à part une thématique différente, c’est Marie-Chantal Toupin, les Respectables, Caïn et autres artistes de talent à qui on assure ainsi un 3 mois de  « vaches grosses » (au lieu de vaches maigres…).  Et il faut reconnaître que les festivals et évènements du Québec animent avec brio les populations locales et régionales tout en créant des ambiances extraordinaires pour les touristes de passage.

Mais le hic, justement est là : la majorité des évènements ne sont pas touristiques sauf pour les visiteurs Québécois et encore. Lorsque les événements, par les codes postaux des visiteurs, affirment, par exemple que leur clientèle est à 50 % constituée de Québécois provenant à plus de 40km qui dépensent 120 $ par jour en hébergement, repas et essence et de 10 % d’Européens; ce que ces données ne disent pas, c’est que les gens ne sont pas venus nécessairement dans cette ville ou région à cause de l’événement (indice de pertinence) mais plutôt en profitent rendus sur place, ce qui a pour effet d’augmenter leur niveau de satisfaction certes, mais en aucun cas l’évènement ou le festival est le motif principal de leur séjour dans cette région surtout pas pour les clientèles hors-Québec. Sauf de rares exceptions notables telles que le Festival International de Jazz, Just For Laugh ou le Carnaval de Québec, que l’on devrait, au contraire,  supporter encore plus car ils sont uniques avec une réelle valeur ajoutée pour convaincre le touriste extérieur de choisir le Québec comme destination vacances. 

« Rappelons à nouveau que la province de Québec occupe une large place dans la clientèle des festivals québécois avec 92,16 % de leurs visiteurs. Ainsi, des régions Métropolitaines comme Trois-Rivières et Rimouski regroupent plus de visiteurs que d’autres centres urbains d’importance plus éloignés, comme la grande région de Hull/Ottawa et Toronto ». (Source : rapport de 2007 commandé par Festival et Événements portant sur 12 événements à travers le Québec et réalisé par  Robert Harmegnies Marketing)

 

Le match Montréal-Québec sur les événements

Je demeure à Québec depuis 1639 (et oui!) et cette ville est sans aucun doute l’une des plus agréables pour un touriste sur la planète. J’adore ma ville et mes racines y sont profondes et sentimentales donc on ne pourra m’accuser ici de basse partisannerie.  À part sa position pro-guerre sur l’Afghanistan, (j’étais l’un des minables qui ont réussi, sous une pluie d’insultes, à faire détourner la parade militaire le 3 juillet 2008 sur Grande-Allée à Québec) je  trouve mon maire extraordinaire par son dynamisme et sa vision à long terme de Québec…il faut des fois, comme lui, être bulldozer pour réussir et faire consensus. Mais je ne crois pas qu’il devrait en faire autant sur le dos de Montréal dans le but de galvaniser la population de Québec derrière lui… Il n’en a pas besoin. De plus la banalisation du Festival d’Été de Québec par la venue de grands noms internationaux (Sting, KISS et Plácido Domingo en 2009), n’ayant en commun que leur grande réputation, nuit au tourisme provenant du hors-Québec bien plus à cet événement (tout en augmentant, au contraire, son intérêt de la part des Québécois), en lui retirant ainsi sa spécificité, que le changement de dates des FrancoFolies. Les touristes internationaux veulent participer à un événement le plus différent et unique possible, qu’ils ne peuvent retrouver normalement chez eux. Et le maire Labeaume a tort de s’offusquer contre Spectra.  Alain Simard est légitime d’agir ainsi dans l’intérêt de son événement et n’a pas à demander l’avis du Québec tout entier…

Par contre,  tout comme pour le Festival d’Été, je doute que les FrancoFolies ont le pouvoir réel d’attirer des touristes de l’étranger contrairement, par exemple,  à Québec  avec le Carnaval d’hiver et les  Fêtes de la Nouvelle-France qui sont vraiment exotiques pour l’Américain de Buffalo ou la Japonaise de Kyoto… 

Montréal, je l’affirmais il y a deux ans, devrait avoir comme positionnement principal   « la ville des Festivals » en Amérique du Nord, de mai à octobre, bord en bord avec une pléiade d’événements à réel potentiel international actuels et à développer tel que la F-1, le Jazz, Just for Laugh et Présence autochtone. L’inauguration aujourd’hui (maquette ci-après) de la place des Festivals va exactement dans ce sens.  Imaginez l’impact positif pour tout le Québec de réussir ce positionnement…

 Place des Festivals inaugurée le 7 septembvre 2009

 

Des spectacles gratuits et le déséquilibre pour les régions

Le hic avec les événements gratuits de grande envergure comme le Moulin à Images et le Rêve continu du Cirque du Soleil, c’est qu’il nuit considérablement aux événements et attraits  payants de Québec et des régions du Québec qui eux n’ont pas les moyens d’offrir de tels spectacles d’une aussi grande qualité.  Je comprends le maire de Québec d’avoir agi ainsi, il tire, et c’est légitime, la couverte de son bord pour ses citoyens et à l’avantage de certains types de commerces touristiques comme les restaurants. La solution à ce dilemme ? Ça dépend. Personne n’a rien à dire si ce sont les citoyens et les entreprises de Québec qui paient seuls la note. Si ces événements, par contre, sont financés avec l’argent de tous les Québécois, la question principale à se poser : est-ce que ces produits sont aptes à attirer le touriste provenant du hors-Québec vers la Capitale Nationale et ensuite dans d’autres régions ? À mon avis, c’est clairement oui. Et de plus, le visiteur étranger serait prêt à payer pour ça (le son du Moulin à Images distribué exclusivement sur baladodiffusion payante ?) ce qui règlerait pas mal d’irritants pour les attraits et autres événements payants qui subissent cette compétition déloyale tout en conservant à Québec une offre d’activités uniques…

Il faut continuer, en tant que collectivité, à supporter nos festivals et événements, reflets de la richesse culturelle du Québec, mais pas sur la base automatique que c’est  du tourisme : le faire alors par le ministère de la Culture et par le milieu local afin de transférer les subsides et commandites touristiques aux événements vraiment touristiques ou à très fort potentiel de développement ainsi que pour une mise en marché du Québec plus efficace à l’étranger, notre talon d’Achille (plus que le développement de produit contrairement à la pensée générale depuis quelques années).

 

 

 

 

 

À vous de jouer!

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2 commentaires

  • Loterie touristique pour Québec…super pour Québec, mais un précédent dangereux ! « Blogue de JM Perron

    [...] plus les attraits payants de la «  Vieille Capitale «  vont en souffrir…je proposais dans cet autre carnet une solution. Imprimez | Envoyez à un ami Aucun [...]

  • Marielle

    Bonjour,

    Bon article, bonne recherche. Est-ce que les maires de Québec et Montréal sont inscrits à ton site? Tu devrais tenter de les inviter.

    Bonne semaine!

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