


Même si nous n’avons pas l’exclusivité mondiale de la pluie et des températures sous les moyennes, avec deux années consécutives de mauvais temps en juin- juillet au Québec, vous entendez probablement comme moi autour de vous : « L’année prochaine, on prend nos vacances à la mi-août » ou encore « C’est certain que j’irai dans le Sud ou à Virginia Beach, de toute manière ça coûte pas plus cher que des vacances au Québec ». La longueur des mois d’automne et d’hiver, génétiquement, prédispose les touristes Québécois à exiger du beau temps durant les 12 semaines de l’été.
Il y a seulement quelques décennies, on planifiait d’avance ses vacances et on n’y dérogeait pas. Avec l’arrivée des ventes de dernières minutes dans le Sud, une offre de destinations et de fournisseurs décuplée, nos agendas professionnels débridés, le temps libre devenant un bien rare et une plus grande précision des prévisions météorologiques; tout ça fait qu’on se donne le luxe maintenant de se décider à la dernière minute ou de changer d’avis sur notre destination.
En haute saison touristique, la pluie représente LA variable externe la plus significative, la plus instantanée et la plus négative pour les destinations touristiques québécoises. La principale agence de voyages des Québécois est depuis 10 ans Météomédia et Colette Provencher sur TVA, l’agent de voyages #1. Il importe donc, à mon avis, de s’y pencher très sérieusement.
En collaboration avec Léger Marketing, HD Marketing a réalisé en mai dernier le palmarès 2009 des destinations touristiques. On y apprenait que 67 % des Québécois avaient l’intention de voyager d’ici le31 octobre et que 47 % le feraient, entre autres, au Québec et que pour 1 touriste québécois sur 2 la crise économique n’aura aucun effet. Bref, la saison touristique au Québec s’annonçait, malgré les mauvaises nouvelles du moment (grippe H1N1, récession), plutôt bonne dans les circonstances. Mais la pluie (et le froid en plus) est arrivée.
Que peut-on faire pour contrer l’impact de grandes périodes de pluie sur les entreprises touristiques ? Voici mes suggestions qui sont surtout des mesures d’atténuation car on ne peut se prendre tout de même pour Dieu (les Chinois auraient ensemencé le beau temps aux Jeux Olympiques de Bejing ?) :
1. Par une sensibilisation formelle et positive, Tourisme Québec en collaboration avec l’ATRAQ (les ATR étant les plus gros clients touristiques des médias) devrait rencontrer tous les médias qui traitent de météo et Environnement Canada afin de s’entendre sur la terminologie et l’approche auprès des citoyens. Ainsi, lorsqu’on annonce 40% de probabilités de précipitation, les professionnels du ciel devraient dire plutôt qu’on annonce 60% de probabilité de beau temps. Subtil direz-vous ? Sûrement, mais je gage que ça va commencer à modifier certaines attitudes. En hiver, CESSEZ carrément d’utiliser le facteur de refroidissement éolien comme indicateur principal de ce qui va faire demain. Et ainsi de suite… Nous sommes un peuple nordique, assumons-nous et faisons ressortir les avantages de l’hiver !
2. Comme la pluie impacte sur la durée de la haute saison : par une meilleure forfaitisation et une politique de prix en conséquence, mettre de l’avant une approche concertée du mois de septembre pour la clientèle des baby-boomers après s’être assuré que les entreprises touristiques seront ouvertes en septembre, un mois souvent magnifique dans plusieurs régions. Mais parler de septembre, implique de sérieusement s’attaquer au dossier des ressources humaines en fin de saison touristique: il faut alors soit modifier le calendrier scolaire afin que les PME touristiques puissent avoir leurs travailleurs étudiants le plus tard possible, soit créer un nouveau programme incitatif auprès des jeunes retraités.
3. Analyser la possibilité de garantir le soleil. Comme grossiste en voyages (Kilomètre Voyages) dans les années ’90, j’ai osé (ah la témérité de la jeunesse!) garantir le soleil 25 jours sur 29 (la durée de mon forfait) à Tucson en Arizona ou argent remis au complet. Je vendais mes forfaits 3 000 $ environ par personne. J’ai rencontré deux difficultés : dès le premier matin de mon premier groupe de 150 personnes, ils étaient tous là à regarder le ciel nuageux et à noter leur appréciation de la météo et après le retour de mes groupes, j’ai reçu une vingtaine de poursuites et il a fallu que je tente de définir aux différents juges ce qu’est une journée ensoleillée…J’ai perdu au moins 100 000 $. Bref, je vous aurais dit d’oublier ça car le risque est très élevé dans notre contexte d’instabilité planétaire, mais par contre, ça vaudrait la peine de regarder comment se sont déroulés deux nouvelles « garanties soleil » en 2009 : le courtier d’assurance mondial Aon pour des vacances en France (avec des régions très pluvieuses) et la compagnie aérienne Lufthansa avec une garantie sur 36 de ses destinations touristiques. C’est certain qu’une assurance n’amène pas automatiquement le soleil, mais je crois qu’en 2010 les touristes québécois auront besoin d’un sérieux « coup marketing concerté » pour se faire rassurer.
4. Trouver un incitatif monétaire pour les Québécois qui prendront leurs vacances au Québec en 2010. Richard Marcil du journal La Réussite suggérait de faire comme dans certains états américains et d’offrir « sur preuve de résidence… des réductions appréciables de l’ordre de 15 à 20 % » auprès des entreprises touristiques du Québec. L’idée est intéressante, mais je pense que ce ne serait pas la bonne méthode car les autres touristes s’en rendraient compte et c’est contre la notion fondamentale d’accueil où le visiteur de l’étranger est le bienvenue et non pas la « vache à lait ». Pourrait-on penser que sur reçus de forfaits de séjours d’un montant minimum de 500$ auprès d’hôteliers ou de pourvoyeurs, les Québécois puissent se prévaloir d’une certaine déduction d’impôts ?
5. La meilleure protection contre la pluie, ce sont les marchés corporatifs et les clientèles éloignées car dans ces deux cas, ils vont consommer le produit touristique québécois même lorsqu’il pleut ou fait froid. Pour le « corpo », ils ne consomment pas beaucoup durant la haute saison et de plus, c’est le marché le plus affecté par la récession. Comme pour beaucoup de maux en tourisme au Québec, les marchés hors-Québec sont LA solution. On y reviendra dans un autre carnet sur le « pourquoi » et surtout le « comment » les attirer.
À mon avis, on ne peut, comme le ministère du tourisme de l’Inde, faire la promotion de la mousson aux pays Arabes. Convaincre les touristes que les musées ou des visites industrielles vont les occuper durant la pluie peut être un argument pour une journée mais pas pour une semaine…Ce serait utopique de pouvoir vendre la pluie à quiconque (même pour des forfaits romantiques) en ce qui nous concerne alors qu’en hiver, c’est l’opposé, le froid étant « exotique » pour les Européens.
Et vous, vous avez des solutions ?
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Nos brochures : symbole de l’inefficacité de notre industrie auprès des Québécois « Blogue de JM Perron
[...] la perception de la météo est notre pire ennemi. J’ai écrit récemment sur des solutions à court terme sur cet enjeu de taille. Comme mes conseils sont gratuits, [...]

Le pouvoir d’un seul touriste…
29 août 2009
Pour ceux et celles parmi vous qui n’auriez pas vu passer ce texte, ça vaut vraiment la peine de prendre quelques instants. Surtout les commentaires de Jacques Attali (célèbre économiste français et auteur, ancien conseiller du président François Mitterand puis président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement) après cette allégorie, sur les applications à la crise économique.
«Dans un village qui vit du tourisme, il n’y a plus de touristes, à cause de la crise. Pour survivre, tout le monde emprunte à tout le monde. Plusieurs mois passent, misérables. Arrive enfin un touriste qui prend une chambre dans l’hôtel, qu’il paie avec un billet de 100 dollars. Le touriste n’est pas plutôt monté à sa chambre que l’hôtelier court porter le billet chez le boucher à qui il doit justement cent dollars. Le boucher va lui-même aussitôt porter le même billet à l’éleveur qui l’approvisionne en viande; l’éleveur, à son tour se dépêche d’aller payer sa dette à la prostituée à laquelle il doit quelques «services». La prostituée va à l’hôtel pour rembourser à l’hôtelier les chambres qu’elle louait à l’heure. Comme elle dépose le billet de 100 $ sur le comptoir, le touriste, qui venait dire à l’hôtelier qu’il devait repartir tout de suite, ramasse le billet et disparaît. Au total, chacun a payé sa dette; rien n’a été dépensé, ni gagné, ni perdu, par personne. Et plus personne dans le village n’a de dettes. N’est-ce pas ainsi qu’on est en train de résoudre la crise mondiale?»
1. Quel est le tour de passe-passe? Comment est-il possible de faire disparaitre l’ensemble des dettes de tout un village sans que personne ne dépense un sou (sauf peut-être l’hôtelier, qui a perdu la disposition de sa chambre pendant le temps, même court, pendant lequel le client l’avait louée)? Tout simplement parce que, chaque villageois a une dette à l’égard d’un autre; de façon circulaire. Il suffit donc, pour l’annuler pour tous, de l’annuler pour chacun.
2. La situation globale de l’économie réelle ressemble à la situation de ce village, car chacun, dans le monde, est à la fois créancier de l’un (au moins sa banque) et débiteur d’un autre (au moins une banque), et même de plusieurs autres. Et le total des dettes, par définition, est égal à celui des créances.
3. Cette histoire donne une belle leçon d’économie: personne, dans les institutions financières au moins, ne pense à rembourser sa dette; au contraire, beaucoup s’emploient, avec l’argent nouveau qu’ils peuvent recevoir, à en créer de nouvelles, pour eux-mêmes et pour d’autres.
4. Si l’argent que distribue en ce moment de façon presque illimitée, dans chaque pays, la Banque Centrale (ici, le touriste) servait à rembourser les dettes de tous , et d’abord celles de l’État (ici, l’hôtelier), plutôt qu’à en accumuler de nouvelles, en le dépensant, la crise pourrait être résolue beaucoup plus vite et plus sainement qu’aujourd’hui, où le recul de la crise s’annonce comme la préparation d’une autre, bien plus terrible, par accumulation de dettes insurmontables.
5. Peut être faudrait-il enseigner ainsi l’économie. Sans doute comprendrait-on mieux quelques idées simples. Et d’abord, que la priorité d’une économie saine, c’est d’utiliser l’emprunt pour investir, et pas pour consommer. Mais de cela, le système financier ne veut pas entendre parler. Même aujourd’hui, alors que la crise est encore intense, il n’a qu’une seule préoccupation: retourner au plus vite à son métier principal, endetter les autres, pour faire le maximum de profits. »
- Source : www.slate.fr
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« Les investissements publics consentis aux infrastructures pour les navires de croisières internationales au Québec pourraient être investis ailleurs avec peut-être des bénéfices sociaux, économiques et environnementaux plus élevés d’où l’importance de s’assurer que l’argent est actuellement bien dépensé. »

L'excursion en train avec les Innus pour les croisières à Sept-Îles (crédit : Marc Loiselle, ACSL)
Je me confesse : j’adore faire des croisières. Caraïbes de l’est, Caraïbes de l’ouest, la descente du Nil, la côte pacifique mexicaine…Le meilleur rapport qualité/prix en tourisme sur la planète. J’aime particulièrement la crème glacée à volonté 24hrs sur 24 et me réveiller au petit matin dans une cabine avec pleine vue sur l’océan. J’aime moins (heureusement en voie de disparition sur les navires) l’obligation de m’asseoir pour souper à chaque soir de croisière avec les mêmes américains (la clientèle largement majoritaire des croisières) pour qui Bush était un bon président et Cheney un philanthrope…
En juin dernier, j’ai rencontré une docteure en tourisme de la Barbade. Le sujet des croisières est venu sur la table et de fil en aiguille, elle me parla du Canadien Ross Klein, LE spécialiste des croisières au monde. Cet individu a été cité comme expert à la Chambre des représentants, au Sénat américain et devant de nombreux tribunaux. Professeur à l’université Memorial de Saint-Jean, Terre-Neuve, il a écrit 4 bouquins et une douzaine d’articles sur l’industrie des croisières et a publié en mars dernier un rapport impressionnant « Cruising Without a Bruising, Cruise tourism and the Maritimes » que vous pouvez d’ailleurs télécharger sans frais ici. Je dis impressionnant, parce que Mr Klein documente rigoureusement des observations sur le terrain que j’ai en partie constatées lors de mes croisières passées, mais surtout avec deux mandats récents que j’ai réalisés pour le développement des croisières à Havre St-Pierre et à Sept-Îles. Déjà en avril 2007, j’écrivais douter que toutes les villes portuaires du Québec puissent devenir des escales de croisières ! Le syndrome du « Built it and they will come ! », la pensée magique en tourisme qui fait que des élus en région avec la complicité de certains consultants, politiciens fédéraux et provinciaux se convainquent tous ensemble qu’il s’agit de créer des infrastructures, des hôtels, des attractions pour que ça marche et que les flots de touristes, comme les pépites de fer de Rio Tinto ou les turbines d’Hydro-Québec ne cesseront jamais d’affluer…
Le mois denier, je lisais que Baie-Comeau allait investir un autre 10 $ M pour les navires de croisières d’ici à 2011 (bâtiment d’accueil dans la zone portuaire et aménagements d’aires de détente.) En mai 2008, le gouvernement du Québec annonçait un investissement de 52 $ M pour les croisières internationales suivi du fédéral en août 2008 avec un 60 $ M. Bref, au minimum 112 $ M sur cinq ans de l’argent des contribuables. La question fondamentale autant pour les gouvernements que pour toutes les municipalités qui elles aussi investissent énormément dans les croisières internationales : est-ce que ça sera rentable ? Va-t-on recouvrer nos investissements en emplois, en services et en taxes consommés par les croisiéristes ? Est-ce qu’on s’est tous fiés sur des chiffres de retombées pour les escales qui sont faux et artificiellement gonflés ?
Oui, selon Klein qui critique sévèrement l’industrie et sème un doute sérieux sur la pertinence d’investir autant à moins que nos relations avec les Big Three (Carnival Corporation, Royal Caribbean et Star Cruises Group) ne changent comme on le verra plus loin.
Ses observations portent sur trois éléments principaux :
1. Il y a un déséquilibre économique au niveau des coûts et des revenus entre les compagnies de croisières et les ports/communautés locales;
2. Les impacts environnementaux des navires représentent un problème grave mal règlementé et appliqué au Canada;
3. Les navires des compagnies de croisières ne sont pas sécuritaires, ont un taux élevé de criminalité et réagissent mal lorsque celà se produit.

Le Maasdam de la Holland America, petit navire de 1 258 passagers, inaugura les croisières à Sept-Îles le 19 mai 2009 avec un taux de satisfaction exceptionnel
Il apporte des dizaines de cas concrets et récents pour étayer ses propos dont certains très embarrassants pour les compagnies de croisières, mais j’aimerais m’attarder uniquement au volet économique puisqu’actuellement le tourisme dans plusieurs communautés et l’argent de tous les contribuables sont à risque.
Voici les passages les plus percutants (ma traduction) de son rapport qui expliquent que les retombées ne sont pas si élevées que ce que l’industrie affirme:
- Une croisière en 2009 coûte entre la moitié et le tiers en dollars constant qu’une croisière dans les années 1980…ce qui signifie que le profil socio-démographique du croisiériste a évolué grandement et est en partie responsable du fait qu’entre 1994 et 2000, les dépenses par passager dans les escales ont chutées de moitié et continuent de le faire;
- L’industrie des croisières argumente qu’elle apporte des retombées économiques importantes dans les Maritimes, prétextant que chaque passager laisse 100 $ dans chaque port. Les gouvernements et les ports se basent là-dessus pour investir. Pourtant, plusieurs études ont démontré que les retombées sont loin des projections des compagnies de croisières. Une étude en Croatie en 2007 démontre que les passagers dépensent moins de 60 $ US, variant beaucoup entre les ports, les navires, le moment de la journée de l’escale et la durée de celle-ci. L’étude de Croatie est unique car elle déduit des dépenses les frais et commissions sur les excursions; lesquels montants ne restent pas dans la communauté mais vont aux compagnies de croisières. D’autres études (comme celle que Klein a faite en 2002 sur le port de St-John’s) sont faites directement auprès des passagers et rejoignent les conclusions de la Croatie. En Amérique centrale, le « Centre on Ecotourism and Sustainable Development » a mené une enquête au Costa Rica auprès des croisiéristes qui achetaient des excursions : la moyenne par escale était de 74,84 $ US, mais lorsqu’ajusté au nombre total de passagers à bord, la moyenne chutait à 44,90 $ US. (source : CESD. 2007. Cruise Tourism in Costa Rica & Honduras:Policy Recommendations for Decision Makers, Washington, DC: Centre on Ecotourism and Sustainable Development.)
Note de JMP : pour le Québec, le rapport de mars 2008 de la BREA (Business research & Economic Advisors) au nom des compagnies de croisières, estimait la moyenne au Québec par escale à 118 $ par passager. Une nouvelle étude récente sur les retombées au Québec, non publiée et commandée par Tourisme Québec, pourrait peut-être nous éclairer à ce chapitre.
- Pour les excursions vendues à bord, les compagnies de croisières et les agences maritimes se prennent un profit de 50 % à 75 % (note de JMP : c’est le constat que j’ai fait aussi à Sept-Îles). C’est une source importante de revenus qui comptait pour 30 % (100 $ M US) des profits nets de la Royal Caribbean en 2002/2003;
- La baisse constante des revenus d’excursions dans les escales a été accélérée dans les dernières années par l’emphase mis par les compagnies maritimes dans les dépenses sur les navires. Entre 1996 et 2001, Holland America a augmenté ses revenus (bars, casinos, boutiques, encans, cours, vidéos payants, etc.) à bord de 41 % et continue d’augmenter. Les Big Three combinés déclaraient en 2006 des revenus à ce chapitre de 3,5 MM $ qui se traduisent par un profit par passager de 43 $ US par jour, plus élevé que le coût de la croisière à l’achat. Plus de dépenses à bord, moins d’argent à dépenser aux escales.
- Les navires grossissent encore. En 1980, un grand navire était à 1,500 passagers. Le « Oasis of the Seas » de la Royal Caribbean qui devrait être lancé à la fin de 2009 aura 7 000 passagers. C’est bon pour les ports d’escales plus de passagers par navire ? Non, ces nouveaux grands navires sont conçus et vendus comme une destination en soi. Les escales deviennent de plus en plus superflues. Les passagers ont tant à faire à bord à toutes sortes de niveaux d’intérêts que les escales ne deviennent que des endroits pour prendre une bonne marche et sentir la terre ferme…
Face à ces constats, Mr Klein recommande au niveau économique que les gouvernements (Québec, Ottawa) avec les autorités locales obtiennent des compagnies de croisières de plus grands bénéfices économiques ou repensent les subventions directes et indirectes à cette industrie via les infrastructures. Pendant que les gouvernements investissent des millions de dollars pour accommoder les navires de croisières, cette industrie engrange des milliards en profits chaque année et ne paient aucun impôt au Canada. Carnival a fait 9 $ MM au cours des 4 dernières années en profits. Les villes, les ports et nous payeurs de taxes subventionnons une industrie qui est enregistrée sous des paradis fiscaux, s’appuie sur des employés sous-payés provenant de pays du tiers-monde, pollue les océans et contribue modestement au développement économique du Canada.
Concrètement, Mr Klein donne les recettes précises, au niveau économique, afin :
1. Que les gouvernements du Québec et du Canada assistent les ports d’escales :
* pour éviter l’exploitation éhontée des destinations par les compagnies de croisières en obtenant des revenus par passagers suffisants;
* pour s’assurer que les croisiéristes ne reçoivent pas des avantages injustes par rapport aux autres types de visiteurs;
* pour protéger les intérêts économiques de la communauté par des contrats à moyens termes dans lesquels les compagnies de croisières garantissent un nombre de passagers par année. Ce que font déjà la Jamaïque et Saint-Martin dans les Caraïbes. Sans un contrat, tout port d’escale est vulnérable. La décision de Carnival d’annuler leurs croisières au Québec en 2009 en témoigne. Ce qui s’est produit à Hawaï après des investissements publics majeurs : en 2007, Norvegian Cruise Line a repositionné un de ses trois navires à l’extérieur d’Hawaï portant le nombre d’escales de 469 en 2007 à 310 en 2008. L’État a perdu 34 M $ US en dépenses des visiteurs et 300 emplois. Au début 2008, Norvegian annonçait le retrait d’un second navire, doublant ainsi les pertes de revenus pour Hawaï. À l’automne 2008, Royal Caribbean annonça que ses navires de la Côte Est allaient passer plus de temps dans le secteur de la Nouvelle-Angleterre en 2009 et moins de temps au Canada à cause du coût des carburants. Au lieu de se rendre du New Jersey jusqu’à Québec, le Explorer of the Seas, s’arrêtera à Halifax. (Clark Canfield. 2008. “Cruise Lines Change Course to Cut Fuel,” Baltimore Sun, September 8, 2008)
————————————–
A ceux parmi vous qui diront que pour démarrer cette industrie dans les diverses régions du Québec, il faut être gentils avec les compagnies maritimes et ne pas les offusquer par des demandes trop élevées, je répondrais que si notre offre d’escales de croisières n’est pas naturellement très invitante pour les clientèles de ces compagnies, tôt ou tard elles vont de toute manière nous abandonner avec nos beaux quais de croisières… C’est le même argument entendu avec les mines, les papetières et maintenant les exploitants de l’eau au Québec. Il ne faut pas trop leur en demander car elles risquent de ne pas rester et on va perdre des jobs…Belle mentalité de colonisés !
Les compagnies de croisières ont plus besoin des escales que les escales ont besoin des compagnies de croisières. Il faut que les intervenants locaux (boutiques, attraits, citoyens payeurs de taxes) obtiennent leurs justes parts du gâteau touristique sinon les croisières au Québec vont devenir le symbole à ne pas faire en tourisme durable, pourtant la politique officielle et maintenant obligatoire en développement de la part du gouvernement du Québec. À moins que le tourisme durable, ce ne soit que des mots…
En terminant, tout produit, équipement ou service touristique développé dans le cadre des croisières internationales devraient l’être à la condition qu’ils ne servent pas qu’aux croisiéristes, mais également à tous les autres types de clientèles touristiques afin de se protéger au minimum pour l’avenir.
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Didier Épars
Il est peut être un peu tard pour faire un commentaire, mais vu la durée de vie de telle infrastructure je m’essaye quand même.
J’ai eu le privilège d’inaugurer le nouveau quai du havre St Pierre avec le Ketch le Notre dame des Flots en juillet 2008, pas simple pour un navire de grande plaisance,. Voilà un quai inaproprié qui ne servira que la croisière de type Paquebot. Dommage on aurait pu penser à quelque chose de plus versatile. On a fait le choix de supporter un marcher en pleine expension, mais qui est condensé dans les mains de quelques groupes internationaux. Pour exemple: Carnival et ses différentes filiales (Carnival, Costa, P&O, Cunard, Holland America) d’ou ma vague impression de déjà vu, gros looby au détriment des intérêts locaux. Un autre exemple la plage de Labadie à Haiti est fermée au locaux et génère des profits qui reviennent directement aux armateurs, d’ou ma question.Combien reste t-il dans l’économie locale si le forfait est vendu par le croisièriste,
je vois là bien des nords côtiers qui vont travailler pour pas chère.
Autre exemple, Au Havre St Pierre le quai est directement au centre du village, mais à Baie Comeau, à Gaspé, à port Alfred, il en est pas de même, donc adieu à la ballade du croisièriste qui laisse quelques menu monnaie dans les boutiques et cafés de la place bonjour le marché captife.
Nous avons combler un besoin, issue de Québec et Montréal qui souffraient de la longue distance entre la côte Est et leur port. Un projet gagnant gagnant aurait inclus des infrastructure pour la grande plaisance (ce qui aurait également profité aux pêcheurs) qui est beaucoup plus lucrative pour l’économie locale, si on peut recevoir ces mégas yacht et de préférence au centre ville.Des ports versatiles voilà de quoi on a besoin pour déservire également des besoins locaux. Nous avons le même problème qu’avec les pêches, les gouvernements répondent au besoin de loobyistes puissants (qui ont les moyennes financiers pour mettre la main sur l’argent de nos taxes) et oublient la population locale (l’exemple prévaut pour les éoliennes qui sont entrain de massacrer nos plus beaux paysages maritime). Ces navires de croisières s’arrête au maximun 24 h, la clientèle de ses navires est de plus en plus pauvres et peut ce payer le tout inclus du bord et je vous souhaite bonne chance pour leur faire dépenser et apprécier la nature sauvage de notre beau pays, je crois que nous nous sommes tromper de cible et que nous avons enrichi certaines corporations voir individus.
Les gens de Chandler sont toujours surpris de voir des mégas yachts à l’ancre, sans possibilité portuaire , aller pêcher en hélicoptère sur la Matapédia et de ne pas avoir de retombées locales de par l’inacessibilité de nos infrastructures portuaires pour recevoir des navires de 20 à 50 mètres (dimension identique à celles de la pêche) . Il se construit actuellement dans les chantiers maritimes spécialisées 30 km linéaire de mégas yacths, à un prix moyen de 1 million le mètre, voilà le vrai marché payant qui apporte en plus une infrastructure local profitable aux loacaux et des retombées de long séjours. Mais comme dans la pêche, on ne peut dealer avec 300 000 propriétaires, mais on le peut avec quelques armateurs…
On est loin du développement durable tout en asservisant nos communautés.
Essayé de répondre aux besoins de 2000 personnes pendant 24 h à des dates sporadiques, tout en conservant votre emploi régulier parce que celui là, il ne vous nourira pas.
Didier Épars -
Les croisières internationales (suite) « Blogue de JM Perron
[...] investir actuellement la centaine de millions de dollars dans les différents ports d’escales. Mon premier carnet de l’été en faisait d’ailleurs longuement référence, basé sur la recherche récente de Ross [...]
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René Trépanier
Cher Jean-Michel , le titre de ton article comporte deux questions complètement différentes… La première question sur la pertinence de développer nos escales aurait dû être débattue bien avant aujourd’hui car force est d’admettre que plusieurs régions du Québec y ont déjà répondu en décidant d’investir et de compléter les mises de fonds gouvernementales en ajoutant près de 33% de fonds privés et locaux. La question devrait plutôt être: Quels autres secteurs de l’industrie tourisitique devraient investir dans le développement de leur offre ? Comment peut-on s’inspirer de cette prise en charge du développement touristique dans 6 escales de 5 régions touristiques du Québec ? Le secteur des croisières n’est-il pas un modèle à suivre ?
Au colloque sur le marché américain à l’hiver 2009, où tu étais présent, nous avons fait un constat de la piètre performance du Québec sur le marché touristique américain; là où le tour & travel fait mauvaise figure depuis des années, les escales du Québec font une percée importante auprès de la clientèle de croisiéristes américains…..Pour ce qui est de la deuxième question, sur lacapacité d’Havre-Saint-Pierre à accueillir un grand nombre de visiteurs à la fois, et bien, des consultants… ont été justement embauchés…(!) pour développer des infrastructure d’accueil appropriées selon différentes phases de développement et un plan d’aménagement… J’ai eu la chance de consulter les plans et devis et les croquis et il n’y a aucun doute qu’au terme de ces développements cette escale pourra rivaliser avec des comparables. De plus ‘un programme de formation de guides spécialisés permettra d’y offrir un service professionnel. Amenons-en des bateaux !
René Trépanier
Association des Croisières du Saint-Laurent. -
Deschênes Claude
Bonjour,
J’ai lu avec intérêt vos commentaires et intérogations sur le développement de notre industrie du Tourisme au Québec. MERCI d’aborder ce sujet d’avenir avec ouverture d’esprit. Il ne faut pas reculer très loin pour constater que notre économie en ce domaine était initialement gérer par des capitaux étrangers dont nous étions observateurs. Je m’émerveille aujourd’hui de cette dynamique régionale d’où origine d’année en année de nouveaux concepts touristiques privés, publiques et plus est, en parténariat. Force est d’admettre que nous sommes dans la bonne voie et réalisons beaucoup avec peut $$$ grâce à la dynamique et passion (croyez-moi il faut en avoir) de nos gens pour en arriver à pareil résultat. Il est clair que des projets où l’on parle de millions de $$$ tel les croisières questionnent beaucoup sur les retombées à court et moyen terme. Je pense néanmoins qu’elles sont de nature à susciter encore davantage d’émergence de projets en région et que nous verrons ainsi émerger l’intérêt général des tourismes au Québec. (Exemple le nouveau jardin des glaciers à Baie-Comeau…) Continuons de suivre de près mais de savoir s’encourager à aller de l’avant en constatant notre évolution d’entrepreneuriat. MERCI Claude Deschênes, prés. ATR Manicouagan -
Jean-Marc Laprise
Les croisiéristes représentent une bonne partie de notre clientèle depuis 1997 alors que nous avons offert des visites guidées en passant par l’agence Gerry Lou. Depuis, c’est l’agence Intercruise Canada qui a l’exclusivité des forfaits pour l’escale à Québec et nous avons développé une excellente relation d’affaires avec eux.
De notre côté, chaque croisiériste qui choisit une visite guidée à vélo nous apporte ene trentaine de dollars. Je serais curieux de connaître le prix payé par eux sur le bateau. Depuis l’an dernier, on nous a autorisé à déposer nos feuillets d’information au kiosque d’information du terminal de croisières et nous avons ainsi été chercher une clientèle supplémentaire qui vient uniquement pour la location de vélos. Souvent, ces gens connaissent des croiséristes qui sont déjà venus à québec et ont pu comparer nos prix avec ceux du bateau. Il est aussi fréquent que des futurs croisiéristes nous réservent à l’avance des vélos pour le jour de leur passage à Québec.
Ainsi, autant de leur côté que du nôtre, cette activité échappe à la ligne de bateaux et devient plus abordable pour eux et plus rentable pour nous.
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Mario Sévigny
J’ai lu avec intérêt cet article traitant des croisières internationales qui, à mon avis, survole objectivement l’état de l’industrie actuellement. J’aimerais toutefois apporter une petite information supplémentaire qui n’est habituellement pas touchée dans toutes les analyses, statistiques et autres prévisions touchant l’industrie. C’est le fait que l’opportunité de développement que nous offre la stratégie gouvernementale dans le cadre des croisières aide grandement à diversifier l’industrie touristique en général et l’allongement de la saison touristique qui par conséquent favorise sa consolidation.
Dans le calcul, il faut également prendre en considération l’effet induit; entre 15% et 20% des croisiéristes ont le désir de visiter plus longtemps dans les années suivantes une des escales qu’ils ont préférée. Quand on pense qu’il y a moins de 2% de touristes américains parmi la clientèle touristique à Sept-Îles, je crois que les croisières internationales deviennent ainsi une très belle vitrine ‘’marketing’’ pour notre région, la Côte-Nord …, en plus avec ses trois escales!!!
Mario Sévigny
Coordonnateur
Destination Sept-îles Nakauinanu
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Voyage au pays du Mushuau-Nipi
20 août 2009

La rivière George au site Mashua-Nipi, entre taïga et toundra

Localisation du Mushuau-Nipi dans le cercle rouge au Nunavik, tout près du Labrador
La semaine dernière, j’ai participé à un séminaire portant sur la protection du territoire et les revendications autochones. Le tourisme autochtone est l’une de mes passions depuis 10 ans…et malgré le prix élevé (4 000$), je ne pouvais manqué cette occasion. Le Mushuau-Nipi, c’est un secteur de la rivière George, localisé au Nunavik où depuis des millénaires les Innu, les Cri et les Inuit se rencontraient pour la chasse aux caribous. Pour s’y rendre, j’ai pris Air Inuit de Québec à Shefferville (2h30) en Dash-8 avec un vrai repas à bord (American Airlines de Montréal à Honolulu via Houston en juin dernier n’offrait rien) et ensuite un Beaver (1h20 minutes) jusqu’à ce site vraiment exceptionnel. On était reçu par Serge Ashini-Goupil.On a mangé (et ils ont capturés) du saumon, d’immmenses truites grises, des outardes, de la perdrix et une jeune caribou qui a tenté de traverser la rivière comme les 375 000 autres caribous de la rivière George qui circulent dans le coin. Cette rivière est maintenant protégée contre tout développement hydroélectrique (mais pas les mines, le site Mushuau-Nipi est sur » claim » d’uranium!!!…).
Dans mon tipi, faut le faire: un député bloquiste, un libéral provincial et un péquiste …des échanges fort respectueux ! Il y avait le » chef des chefs « Ghislain Picard de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), l’Institut du Nouveau-Monde, Greenpeace, la Fédération des Pourvoyeurs avec son p-d-g Marc Plourde, etc. À souligner, la visite émouvante de Louis-Edmond Hamelin, 86 ans, un personnage unique, profond, qui a marqué et marque encore le Nord du Québec et du Canada dans son entier. Il a, entre autres, fondé le Centre d’études nordiques de l’ Université Laval.

Ghislain Picard, Grand chef et Louis-Edmond Hamelin au site Mushuau-Nipi le 14 août 2009
Et le tourisme dans tout ça ? Ce site représente parfaitement le défi du tourisme en région éloigné (le coût d’accès prohibitif & la faible fréquence) et le potentiel du tourisme autochtone lorsqu’il est bien exécuté. Sur ce dernier point, je vous recommande de lire un carnet que j’avais écrit en octobre 2006 et qui demeure je crois d’actualité. Le tourisme autochtone au Québec, c’est l’oeuf ou la poule. Il pourrait être un fort produit d’appel pour l’ensemble de l’industrie touristique du Québec mais le produit est quasi absent et souvent mal livré par les autochtones eux-mêmes. Obtenir des fonds pour soutenir sérieusement son développement est plus difficile que pour les » blancs » me confirme encore mes expériences récentes à Manawan et à Uashat à titre de consultant. J’ai bien hâte de voir la future stratégie du développement du produit autochtone commandée par Tourisme Québec car il est très facile dans ce secteur d’élaborer de savantes actions mais qui ne tiennent pas compte de leur réalité, celle des amérindiens, les peuples invisibles ou le monde » parallèle » comme je le nomme car au Québec on agit comme s’ils n’existaient pas. Il faut donc à tout prix éviter d’être un bon tuteur qui va encore une fois leur dire quoi faire…
À vous de jouer!
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Guillaume Morin
Le tourisme nordique a encore beaucoup de croute à manger avant de pouvoir prendre son envol. Pour avoir fait des aventures telles que la descente de la rivière Magpie, de la rivière Moisie et récemment la rivière Aguanus sur la Côte-Nord du Québec, je peux affirmer que ces territoires sont réservés à une certaine élite sportive. La difficulté, de vivre et de circuler dans ces territoires limite le marché touristique à une poignée d’adeptes autonomes sans besoin d’encadrement touristique. Dans ces conditions, il est difficile de construire une industrie reposant sur un encadrement humain et authentique.
Pour donner une chance à l’industrie, il faut investir dans les structures d’accès. Le transport est le secteur touristique qui freine le plus le développement. La flotte d’avion de brousse n’a pas été renouvelée depuis les années soixante-dix. L’offre est limitée par le coût astronomique des appareils qui ne sont plus fabriqués depuis trente ans, rendant ainsi les destinations Nordique non compétitive sur les marchés mondiaux. Le tourisme canadien semble se frapper à un produit d’aventure romantique provenant d’une autre époque.
Les gouvernements sont prêts à investir dans les ports d’escale, pourquoi pas dans notre aviation de brousse? Pour une fois, si l’industrie touristique ne réussit pas à prendre sont envolent avec un réseau de transport mieux adapter, l’investissement servira à desservir les communautés du nord ou encore à l’industrie minière.
Guillaume Morin -
dudemaine, andré
Pour attirer les touristes francais en juin à Montréal, on a prétendu qu’il fallait déplacer les Francofolies de leur emplacement traditionnel du mois aoüt vers le mois de juin. En faisant celà, on menace la survie du principal événement culturel et artistiques des Premières Nations au Québec., le festival Présence autochtone. Quand on sait d’une part, que le touriste français est particulièrement friand de produits amérindiens et que Présence autochtone est reconnue pour sa gestion exemplaire et la qualité de ses événements, force est de constater que nous sommes devant un problème structurel.
Il est évidentquie le potentiel touristique d’un festival centré sur les cultures premièeres des Amériques dépassen nettement celui des Francofolies qui ont un vis-à-vis dans l’Hexagone: les Francofolies de La Rochelle, un endroit où le Françcais amateur de chansons françaises se rendra naturellement, plutôt qu’à Montréal.
Les Premières Nations alors même qu’elles pourraient jouer un rôle moteur dans le développement touristioque sont systématiquement rejetées dans l’ombre. Ou dans les zones éloignées.
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