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Classé dans : Développement du produit touristique — Jean-Michel Perron @ 7 h 25 min

 

Progres-dimanche 27 septembre 2009

Progres-dimanche 27 septembre 2009

Le maire Jean Tremblay de Saguenay a réagi hier (lundi)  à l’article publié par le quotidien Progrès-Dimanche portant sur l’industrie des croisières suite à mon carnet du mois d’août dernier et l’interview réalisée par la suite avec le spécialiste Ross Klein.

Quand ça fait  quelques années que tu dis à tes citoyens que les croisières, ça va être presqu’aussi bon que l’a été l’arrivée de l’Alcan dans la région, c’est un peu normal de sa part de réagir ainsi surtout en période d’élection municipale.

 

Le Quotidien, 28 septembre 2009

Le Quotidien, 28 septembre 2009

Voici ses arguments et la réalité:

1.  » Toutes celles (les études) que nous possédons démontrent que les touristes débarquent lors des escales et qu’ils dépensent de bonnes sommes d’argent « . Les gouvernement du Québec et du Canada se sont basés pour investir dans cette industrie sur des chiffres exagérés – et ils le savent aujourd’hui –  (entre autres, celle qui parle  de 118$ par escale, par personne au Québec -Business Research & Economc Advisors, mars 2008-). Ce n’est pas parce qu’une compagnie de taxi locale est très occupée durant l’escale d’une croisière que collectivement on va récupérer les dizaines de millions de dollars d’argent public consacrés aux escales de croisières. D’ailleurs, peut-on analyser la nouvelle étude des retombées déjà complétée, que les gouvernements ont commandée il y a quelques mois ?

2.  » L’autre affaire, c’est que M. Klein est à Terre-Neuve, il voit que le marché des croisières est en train de leur échapper… ».  M. Tremblay: Saint-Jean Terre-Neuve n’a jamais été un port d’escale prisé par les cies de croisières car hors-circuit géographiquement et secundo, M. Klein qui est la sommité au monde au niveau des croisières, n’a aucun intérêt à nuire à Saguenay. Trop facile comme argument.

3.  » Ce que ne dit pas M. Klein: 15% des gens qui viennent ici par bateau vont revenir à un moment ou un autre ? « . M. Tremblay, est-ce la même étude que les retombées économiques à 118$ qui vous dit ça ? À titre d’exemple, le Maasdam qui était chez vous en mai dernier a une moyenne d’âge de ses passagers à bord de 75 ans. 15% vont revenir à Saguenay ?  En marchettes ???

4.  » Il y  aura toujours d’éternels pessimistes dans la vie… ».  Le but de l’intervention de M. Klein et de la mienne, n’est pas de dire que les croisières  à Saguenay, au Québec et au Canada n’ont pas d’avenir. Non, c’est de dire qu’il faut faire attention et s’assurer que chacune des escales comme Saguenay, vont pouvoir réellement tirer leur épingle du jeux face à ces multinationales très puissantes en maximisant les retombées locales.

Je ne crois pas que la région accepterait que les salaires moyens dans les usines de Rio Tinto soit à 18 000$ par employé. Ce serait un mauvais partage de la richesse. Alors pourquoi, dans le partage des revenus des dépenses des croisiéristes en escale à Saguenay vous devez accepter une part limitée des revenus disponibles ?  Avec l’équipe dynamique et professionnelle que vous avez à Promotion Saguenay, vous êtes en mesure d’orienter, à la faveur des gens et des PME du Saguenay-Lac-Saint-Jean, votre développement touristique par les croisières internationales.

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1 commentaire

  • Les croisières internationales (suite) « Blogue de JM Perron

    [...] de Terre-Neuve. Suite à ça, le maire de Saguenay et le journal Progrès Dimanche en ont fait leur « une » ce qui aura pour conséquence que le maire ne m’enverra probablement pas de cadeaux à Noël [...]

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Classé dans : Marketing des destinations — Jean-Michel Perron @ 11 h 39 min

Cette semaine, le ministère du Tourisme (MTO) dévoilait son plan marketing 2009-2010 du Québec. On y annonce une réorganisation par quatre (4) sous-comités de concertation, ce qui est une excellente nouvelle si les entreprises privées y seront bien représentées. Ce plan, c’est 624 activités pour un budget de 24,2M$ incluant les partenaires.

Mais ce plan comporte les lacunes majeures suivantes :

1. Le nombre de touristes étrangers visitant le Québec est en baisse constante depuis au moins 2004, une baisse beaucoup plus forte que la très grande majorité des autres destinations touristiques de la planète. Voir mon carnet de 2007 là-dessus. Ce sont les touristes étrangers qui peuvent enrichir notre économie et attaquer le problème de la saisonnalité de nos PME touristiques. Le plan ici proposé conserve la même recette et les mêmes approches d’année en année à part quelques changements cosmétiques. C’est certain que notre chute va se poursuivre. Si on veut bonifier notre performance, il faut tout simplement agir autrement sinon on se condamne à répéter les mêmes erreurs.

2. Ce n’est pas un plan marketing que le MTO a réalisé, c’est un PLAN DE COMMERCIALISATION. Un plan marketing, c’est simple (complexe mais pas compliqué) :

• Où sommes-nous ? (diagnostic, forces-faiblesses, opportunités, menaces enjeux)

• Où voulons-nous aller ? (orientations claires et partagées avec objectifs quantitatifs et qualitatifs)

• Comment s’y rendre (stratégies, gouvernance et mesures de performance)

Le plan du MTO ne porte que sur les stratégies. Ce n’est pas une orientation stratégique de dire quels marchés on vise. Ce n’est pas un diagnostic de donner simplement un % de performance par marché. Voyez à l’opposé la clarté du plan marketing de Tourisme Ontario (Plan marketing 2009-2010) et surtout la structure de performance qu’ils se sont donnés.

Comment voulez-vous sérieusement réussir sans faire le point annuellement sur les enjeux qui changent continuellement, sur une vision à être partagée par tous dans l’industrie et sur nos objectifs qualitatifs et quantitatifs ?

3. La quasi-absence du Web. Ce serait probablement un bon plan de commercialisation pour 1999. Le problème, c’est qu’on est en 2009. La très grande majorité de ce budget ira sur le hors Web et dans des actions classiques alors que la majorité de nos touristes potentiels eux sont sur le Toile lorsque vient le temps de choisir une destination et de réserver. Et lorsqu’on y va sur le Web dans ce plan, on ne le fait pas d’une manière optimale (ex : l’activité conjointe Cap Sur l’Est en hiver sur le Web n’offre pas un guichet unique avec réservations ). Est-il vraiment nécessaire en 2009 de rappeler, à titre d’exemple, que 47% des Américains en ligne(1) utilisent l’Internet pour planifier leurs vacances avec 100$milliards de dépenses touristiques en ligne et que les cybertouristes Français sont 77% (2) à le faire en 2009 et que déjà en 2006 le tourisme sur le Web représentait 4,2 milliards d’euros. De plus, comme la source #1 de confiance des voyageurs demeure les  » parents & amis  » (donc le bouche à oreille); comme on se rejoint de plus en plus via les médias sociaux avec les Facebook et les Twitter de ce monde, c’est dans ce monde virtuel en pleine mouvance qu’il faut aussi se retrouver pour se vendre comme destination.

(1) Étude réalisée aux Etats-Unis par Ad-ology , été 2009. (2) Selon une étude réalisée en ligne en janvier 2009 par le cabinet Protourisme.(3) Selon Benchmark Group.

4. Où est le client là-dedans ? On parle de marchés, de bureaux à l’étranger, de partenaires, mais on ne parle jamais des besoins et des désirs des touristes potentiels qui eux changent très rapidement. Le contraire d’une approche client. Alors que les destinations et les habitudes des consommateurs se multiplient, on vend 4 expériences touristiques distinctes, soit Le Québec des grandes villes, Le Québec de villégiature, Le Québec du Saint-Laurent et Le Québec grande nature tandis que le touriste d’expériences ne cadre pas du tout là-dedans. Il ne cherche pas des régions ou des types d’hébergement. Il recherche des ambiances, des activités « hands on », des gens vrais selon ses intérêts à lui, pas à nous. C’est ça une approche client. Il est beaucoup plus profilé que ça… On doit présenter 100 ou 200 expériences différentes, pas 4. Et ce qu’on présente alors doit correspondre aux besoins et aux désirs de ces voyageurs potentiels. Seul le Web permet une telle présentation personnalisée de nos offres d’expériences.

5. Innovation et originalité. Aucune. Alors que le consommateur est stimulé au maximum, entre autres par les nouvelles technologies de l’Internet et l’impact des médias sociaux, on fait encore des cocktails aux réseaux de distribution classiques avec des sandwichs en couleur… Alors qu’on possède des centaines de « Wow » distinctifs à offrir, on ne les retrouve pas dans notre commercialisation.

6. Comme on conserve l’image de marque « Québec, fournisseur d’émotions depuis 1534 / Providing emotions since 1534 » (avant l’arrivée des Européens, les peuples et les territoires du Québec n’existaient pas?) , je crois qu’on ne convainc personne pour diverses raisons dont principalement:

- Les voyageurs potentiels n’ont aucun intérêt à la référence historique de 1534;

- Notre valeur ajoutée, notre personnalité unique ne ressort pas;

- « Fournisseur d’émotion », ça peut être très bien (seuls des groupes de discussion sur nos principaux marchés pourraient le confirmer) car ça rejoint la notion d’offrir de véritables expériences mais le hic majeur c’est qu’on ne les traduit dans la réalité ou on cible très mal. Prenez pour exemples, ces deux pub officielles :

Publicité National Geographic Traveller, octobre 2009

Publicité National Geographic Traveller, octobre 2009

UN. Techniquement très réussie, cette photo n’est pas la meilleure pour rendre justice au fjord du Saguenay avec un navire de croisières. DEUX. Ce n’est pas à nous, seuls, de convaincre les croisiéristes américains (500$K investi dans ce plan dans Atlantique centre seulement !) de venir au Québec alors que la majorité des profits des croisiéristes ne demeurent pas au Québec–au minimum les compagnies de croisières doivent investir aussi en pub coop-. Oui on construit les infrastructures et on s’occupe des activités mais de là à commercialiser les croisières… Plus généreux que ça, tu deviens pauvre ! TROIS.Où est l’émotion sur cette photo ? C’est une belle photo, sans plus…

Publicité été 2009 sur marché Ontario

Publicité été 2009 sur marché Ontario

Oui il y a de l’émotion dans cette pub diffusée dans des quotidiens ontariens l’été passé, encartée dans Quebecmust.com. Mais reflète-t-elle à votre avis ce que les Ontariens rêvent ou veulent faire au Québec ? Ce n’est pas notre valeur ajoutée sur ce marché de leur offrir du rafting dans les rapides de Lachine ?

7. On ne se donne aucune mesure de performance. Pas de dire uniquement comment le Québec a performé en 2008 versus 2007 mais comment on se positionne par rapport à la performance de l’Ontario, des Etats-Unis et des principaux pays touristiques. Si tu es un hôtel de Montréal, tu as plus intérêt à te comparer à tes compétiteurs qu’à ta performance de l’an passé…. Et il ne s’agit pas de dire une fois par 5 ans, qu’au Québec, on vise des recettes de X milliards mais d’évaluer sérieusement la performance de chacune de nos actions en publicité et en commercialisation. Vous le faites déjà, vous m’avez dit ? Alors pourquoi on continue de décliner et pourquoi on conserve les mêmes méthodes ?

8. La recherche. Des efforts importants, entre autres, devraient être mis pour trouver des solutions au fait que les Américains nous trouvent si ennuyants (lire mon carnet sur ce sujet) avant d’investir 7$M sur ce marché. Notre image de marque et nos approches publicitaires et de relations de presse doivent être revus de A à Z sur ce marché si prioritaire pour nous alors que les Américains qui voyagent de plus en plus à l’étranger (2008 : 115 500$K de revenus familiaux, 91% sans enfants, 42% voyageant seuls) proviennent à 40% des états de New York, New Jersey et Pennsylvanie. Ce sont précisément ces Américains qui continuent de voyager et qui viennent moins au Québec. (lire ICI le rapport pdf détaillé du US Department of Commerce). Notre réflexe depuis une décennie : un marché diminue alors on focusse sur le marché en croissance au lieu également de tenter de comprendre, fidéliser et prospecter mieux ce marché qui nous a tant rapporté. Commençons par des groupes de discussions dans ces trois états lucratifs et de proximité. La recherche doit porter aussi sur le comportement d’achat de nos marchés cibles, pas seulement ceux qui viennent nous visiter et de l’intégration d’une base de données collective permettant de connaître nos clients et prospects mais surtout pour tenter de les fidéliser.

9. L’absence du guichet unique et la forfaitisation. Même si on parvient à attirer l’attention sur le Québec, offrons-nous au touriste potentiel toute l’information et la facilité de réservation qu’il souhaite obtenir ? Je ne parle pas ici de pouvoir réserver une chambre d’hôtel ou de louer un véhicule. BonjourQuébec.com offre cette opportunité mais n’a pas suffisamment évolué depuis quelques années. Non je parle de forfaitisation où d’un seul coup de téléphone ou de clic sur le Web, il peut facilement trouver et réserver un séjour complet au Québec, correspondant à ses préférences, à partir de sa ville de résidence avec un rapport qualité-prix (perception de la valeur) intéressant. Ne faire que du beau positionnement ne suffit plus. Et le touriste d’aujourd’hui, tellement sollicité par d’autres destinations, n’a pas de temps à perdre. Le touriste doit trouver l’information là où il se trouve, quand il le souhaite et comme il veut la voir être présentée.

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Classé dans : Internet touristique, Marketing des destinations — Jean-Michel Perron @ 18 h 42 min

 

 

National Geographic Traveller

Dans la dernière édition du National Geographic Traveler (octobre 2009), LE magazine touristique le plus lu et le plus crédible a établi pour la seconde fois de son histoire les «  50 places of a lifetime  », les endroits à  ne pas manquer sur la planète. Et bien, la Gaspésie en fait partie avec deux autres lieux au Canada (Vancouver et le parc national Auyuittuq au Nunavut). L’article signé par notre Kevin Parent national  s’intitule «  Grand Isolation » et fait ressortir les éléments du coin qui correspondent parfaitement à la définition du géotourisme  et de l’expérience réelle qui plaisent tant aux « voyageurs » (par opposition aux « touristes » qui eux ne consomment que les attraits touristiques): la richesse culturelle du coin, les beaux villages, la musique et surtout les gens de la place. D’ailleurs, j’aime bien mieux le mot et la signification de  » geotourisme  » que tourisme durable qui sont, eux, largement galvaudés.

C’est tout un cadeau pour le Québec dans son ensemble de recevoir une telle reconnaissance et ça représente une très belle carte de visite pour les prochaines années auprès du marché américain. Et comme vous le savez, lorsque la reconnaissance vient de l’étranger, c’est toujours mieux.  Mais soyons opportunistes. Comment ?

1. Il faut que le Québec touristique créé une escouade d’intervention Internet. Une petite équipe techno-stratégique qui lorsque nous avons  un message ou une nouvelle significative qui rejoint l’image de marque du Québec qu’on veut projeter (j’y reviens très bientôt), se charge de la faire circuler dans les médias sociaux. Pas des gens à mi-temps dans chacune des régions et des villes, non, une escouade hyper spécialisée médias sociaux et relations de presse Internet au service du Québec touristique;

2. L’ATR Gaspésie, le Québec Maritime, Tourisme Québec et la Commission Canadienne du Tourisme devraient sur  les différents marchés se servir de cette reconnaissance pour attirer l’attention des touristes et des cybertouristes même en dehors du marché américain;  

3. Mais il faudra offrir un «  call to action » pertinent. On dit à notre Américain qu’il faut absolument, selon la National Geographic Society,qu’il vienne en Gaspésie s’il ne veut pas mourir imbécile (touristiquement parlant) mais encore faut-il lui dire qu’est-ce qu’il y a à faire en Gaspésie et ailleurs au Québec, comment s’y rendre de CHEZ LUI, à quel  prix unique et où réserver sur le champ. On appelle ça le métier d’agent de voyage d’où la nécessité pour  ceux qui positionnent le Québec à l’étranger (Tourisme Québec, ATR, Québec Maritime, les association sectorielles, etc)  de mieux travailler avec nos agences, surtout les agences sur Internet,  qui vendent déjà très bien à l’extérieur du Québec…

Bravo Kevin et vive les Gaspésiens et Gaspésiennes !

Voyez (cliquez sur la photo) les 49 autres lieux incontournables de la planète avec cette carte interactive.

Carte des 50

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Classé dans : Marketing des destinations — Jean-Michel Perron @ 18 h 52 min

 

C’est vendredi, on termine la semaine avec le sourire….

Chaque PME touristique, chaque ville touristique du Québec, chacune des ATR et le Québec dans son ensemble doivent aujourd’hui compter sur des vidéos de haute qualité pour attirer l’attention parmi les milliers de destinations disponibles et toutes les autres entreprises. Mais, il faut aussi innover pour se distinguer et faire parler de nous à travers les Facebook, YouTube et Twitter de ce monde. Au Québec, on possède la créativité à la tonne et l’humour est une industrie qui carbure à plein. Pourtant, nos vidéos touristiques n’ont ni l’un, ni l’autre. En voici quelques-unes qui manient ces deux éléments, pas toujours avec succès, il faut le dire.

1. Les Danoises, des femmes faciles ? …VisitDenmark, cette semaine, s’est vu forcé de s’excuser pour cette vidéo-pseudo réalité virale qui a très bien fonctionnée, mais est-ce que ça donne le goût de visiter le Danemark ? Pas du tout à mon avis. (en passant chérie d’amour, je n’étais pas au Danemark il y a 1 an, de toute manière, imagine comme nom pour un dano-québécois: August Perron ! )

(cliquez sur la photo)

                                                    Petit August cherche son papa touriste

 Danoise cherchant le p`

 

2.  Mesdames, la Suisse vous accueille à bras ouverts (!). Durant la Coupe mondiale de soccer en Allemagne en 2006 (pour les veuves européennes du soccer), l’Office national du tourisme suisse a frappé fort avec cette vidéo très suggestive… Les plus beaux hommes de Suisse vous attendent…  

                                         

Suisse hommes

Ok les gars, on se calme: voici une vidéo ICI qu’ils avaient fait avec de jolies skieuses… 

 

  3- « Ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas » (What Happens in Vegas, Stays in Vegas).  Depuis le vieux « I love New York »,I love NYC c’est sûrement le coup de pub d’une destination qui a le mieux réussi à marquer le psyché des touristes. Las Vegas, c’est la ville des plaisirs et des péchés…Ils ont parfaitement réussi leur positionnement. Voici deux vidéos (1ère et seconde génération) du Las Vegas CVB qui frappe dans le mille…

                                                  Ce qui se passe à Las Vegas, reste à Las vegas

                                                                       

La suite en 2009, sur le même thème mais déclinée dans des bleds perdus de l’Amérique profonde. Vraiment comique. Conclusion implicite ? Rien ne vaut Vegas pour réellement s’éclater:

 Rien ne se compare à Vegas...

 

4. Fayetteville ou comment complètement se planter avec cette vidéo promotionnelle diffusée et retirée presqu’immédiatement en juillet 2009. Difficile de faire pire pour un office de tourisme. (Fayetteville, Caroline du Nord). 

                                                           Supportons nos troupes

Support our troops !

Excellent pour l’humour au premier degré mais où est le tourisme là-dedans ?

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2 commentaires

  • Mathieu Tremblay

    Même si je suis d’accord avec le fait qu’une cantine sur le bord de la 132 ne soit pas l’élément le plus bucolique d’un voyage en Gaspésie (et encore! Mamzelle Maria est une cantine qui a fait un bel effort là-dessus et ça semble lui réussir), je me demande maintenant QUI fera QUOI pour pallier à ça.

    À peu près tout le monde peut décrier des lacunes que ce soit en tourisme ou en général. Toutefois, il est risqué de généraliser, parce qu’on risque à coup sûr de passer à côté de brillants coups de chapeau, grandioses ou tout petits (chez des entreprises également grandes et petites).

    Je ne crois pas que le rêve de TOUT cyclotouriste européen soit de déguster un espresso « comme à Milan » dans un verre de cellulose de maïs recyclable et compostable. Nous ne sommes pas le touriste et aurions tort de croire ce que qui nous impressionne l’impressionne nécessairement et vice versa.

    On devrait sortir des culottes du Québécois au sentiment d’infériorité (si je dois utiliser un stéréotype à mon tour) qui croit que tout est moins beau ici qu’ailleurs, s’ouvrir les yeux et analyser (un élément à la fois) ce qui est performant et ce qui ne l’est pas pour chercher à l’améliorer.

    Si on veut changer l’image de La Province au niveau touristique, ce sera un pas à la fois.

    Le défi a de quoi faire rêver! On commence par quoi?

  • David Descent

    Je ne suis pas un expert en tourisme mais je voyage beaucoup au Québec durant mes vacances et je suis d’accord avec le blogueur pour dire que l’industrie touristique made in PQ manque de créativité et de diversité; je dirais qu’elle manque de nuances. J’écoute les touristes français par exemple et je réalise qu’ils font tous la même run : tour de la Gaspésie, tour du Lac St-Jean, croisière machi-bouzou, etc. On leur fait passer des marsouins pour des baleines, des chiens errants pour des loups, des cabanes à Midas pour des cabanes à sucre etc. On leur fait faire du char C’est beau de jouer sur les grands espaces mais cela ne crée pas de richesse. Je lis les guides touristiques régionaux dans les centre d’accueil touristique, quelle tristesse. Toujours la même mise en page, on peut dire que tourisme Québec à le sens de la continuité dans la platitude.
    Les cantines mobiles aux arrêts touristiques offrent un image minable de nous-mêmes.. Je suis sûr que n’importe quel touriste européen se rappellera du café infâme qu’on y sert dans un ver de styromousse non recyclable.

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Classé dans : Enjeux touristiques, Gouvernance touristique — Jean-Michel Perron @ 17 h 02 min

 

J’écoutais récemment une émission radio de Radio-Canada avec Nicole Bordeleau portant sur le bonheur.  Elle faisait référence à une vaste enquête menée  dans 46 pays pendant 4 ans sur le bonheur. La conclusion ?  Le bonheur, c’est 40% génétique et 60% question d’attitude face à la vie.

Si on transpose ça pour atteindre le nirvana touristique au Québec, la génétique, ce sont les produits et expériences touristiques qu’on a à offrir.  Même s’il importe de continuer à développer notre offre touristique, surtout en se donnant vraiment des orientations claires,  on peut dire qu’on a déjà un excellent bagage à ce niveau (hôtels, guides, grande nature, etc.). Le 60%, les attitudes, qu’on peut traduire sur le comment on s’y prend tous ensemble pour faire et vendre notre tourisme, c’est là que le bât blesse et qu’on ne parvient pas à performer comme en fait foi les faiblesses que j’observe depuis des années au Québec.

Voici ce qui nuit considérablement à notre performance touristique. Les solutions pour chacun de ces points seront détaillées dans de prochains carnets :

 #1  On se vend mal. La marque «  Québec  » (et le Canada) attire moins les touristes étrangers que la majorité des autres destinations mondiales. On performe relativement bien en 2009 à cause de la force de l’économie québécoise, donc du tourisme intra-Québec,  mais la saignée du marché américain, par exemple,  se poursuit en 2009 et le taux de change, la crise économique, le passeport, l’essence, etc.  ont très peu à voir là-dedans. Les Américains trouvent le Canada ennuyant et froid. C’est aussi simple (et compliqué à résoudre) que ça !  27% des voyageurs internationaux américains venaient au Canada en 1998, ils n’étaient plus que 21% en 2007.

Pendant ce temps, certains types d’Américains (principalement des états de New York, du New Jersey et de Pennsylvanie qui représentent à eux trois, 36% des Américains qui voyagent à l’extérieur; 109,500$ de revenus annuel par foyer, 91% sans enfants) voyagent de plus en plus à l’étranger (courbe toujours en croissance de 23,3 millions d’individus en 2002 à 31,2 en 2007). Même Paris avec une baisse de 6% en tourisme prévue en 2009, a connu une augmentation d’Américains de 1,1% en avril-mai-juin malgré la récession américaine…

Et on n’obtient pas notre juste part du gâteau sur les autres marchés car :

-Notre image de marque est déficiente. Et oui le « branding »  est loin d’être mort. Ne faire que du positionnement est dépassé, c’est certain mais il ne faut pas confondre ces deux notions. Ce sont les outils et les façons de faire qui transportent ton image de marque qui ont changés, pas le nécessité d’entretenir ton image de marque qui elle créé un lien émotionnel entre le visiteur potentiel et la destination. Bref, le Québec ne fait pas assez rêver.

- La CCT (Commission Canadienne du Tourisme) tient à vendre tout le Canada sur un pied d’égalité  alors que la zone des Rocheuses et le Québec sont ses véritables valeurs ajoutées. Pas question de mettre de l’avant le Québec devant l’Ontario même si nous avons de réelles valeurs ajoutées, distinctives et répondant aux attentes de bien des touristes étrangers…La CCT qui a reçu un 40$M supplémentaire l’hiver dernier s’en sert pour faire la promotion sur les marchés de la Chine et de l’Inde lesquels marchés vont commencer par visiter l’Ouest canadien. C’est plus facile de développer de nouveaux marchés car les résultats pourront attendre que de se positionner plus efficacement auprès de notre voisin américain ou des marchés classiques européens…  

- Tourisme Québec continue de privilégier les réseaux de distribution classiques d’outre-mer alors que le consommateur utilise en majorité d’autres canaux depuis maintenant quelques années…Après quelques recherches en profondeur,  j’estime qu’un maximum de 20% des touristes étrangers visitant le Québec  utilisent le canal de distribution classique (agence de voyage-grossiste(TO)-réceptif).

- Les 22 ATR et les 15 ATS (Associations Touristiques Sectorielles) investissent trop souvent séparément sur les marchés hors-Québec ce qui diminue énormément notre force de frappe. Une initiative tel que Cap-sur-L’est ou du Québec Maritime est intéressante mais l’absence de pouvoir vendre facilement en direct sur le web les forfaits appropriés et  les prestations terrestres de leurs régions, les pénalise grandement auprès des cybertouristes. Un partenariat avec les cyberagences réceptives d’ici serait tellement naturel.    

- On ne répond pas aux besoins des touristes potentiels qui veulent pouvoir facilement s’informer et réserver sur Internet leurs forfaits, pas seulement des chambres d’hôtels et des billets d’avion.   

 #2. On  connaît mal nos clients potentiels et comment les rejoindre.  Comment voulez-vous attirer et bien servir de nouveaux clients alors qu’on ne les connaît même pas ? Alors que les comportements des touristes évoluent rapidement, collectivement, on ne possède pas la connaissance pointue de ce que pensent et veulent nos touristes potentiels des Etats-Unis, du Mexique, de l’Ontario et d’Europe. Oui, il s’est fait des groupes de discussion et des sondages ici et là mais l’information ne circule pas du tout et n’est pas suffisamment systématique et surtout n’est pas offerte aux PME touristiques qui pourraient alors ajuster leur offre, leur marketing et leur service en conséquence.

Ainsi, par exemple, la vidéo promo jolie mais trop classique sur le Québec et sans «  packaging pertinent » que j’ai vu en juin dernier sur un vol d’American Airlines Houston-Honolulu (sans repas et sur de trop petits écrans communs entre deux nouvelles de sports) révèle un manque de ciblage flagrant, l’impossibilité de mesurer la performance et une utilisation erronée des meilleurs outils de diffusion pour rejoindre nos véritables clients cibles.

 #3. Problème de gouvernance. Tourisme Québec joue mal son rôle de leader car :

  • Le tourisme n’est pas reconnu comme un secteur à réel potentiel de développement par chacun des gouvernements au pouvoir malgré les centaines de millions investis. On n’est ni la forêt, ni les mines, ni l’hydro-électricité, ni les nouvelles technologies. Le tourisme, c’est plaisant mais c’est une industrie de bas salaires. À preuve, Tourisme Québec a toujours servi de camp d’entraînement pour nouveaux ministres…
  • La loi 76 (taxe sur l’hébergement) a doté les ATR de revenus qui dépassent largement ceux de Tourisme Québec, privant ce dernier d’un pouvoir réel de leadership, de capacité d’implantation effective de nouveaux programmes auprès des PME (programme qualité, programme vert, programme Internet, etc.) et d’orientations de l’industrie;
  • Les PME touristiques (qui font partie d’une industrie d’exportation) sont dans le seul secteur d’activité économique au Québec qui  dépend  en  majeure partie d’un ministère pour sa mise en marché à l’étranger alors que les cadres  de ce ministère n’ont aucune reddition de compte à faire à leur industrie. Autant j’ai la plus haute estime de nombreux fonctionnaires de Tourisme Québec qui ont un excellent jugement et une expertise étonnante; autant certains n’ont pas les compétences, ni ne sentent l’urgence de performer.
  • Trop de politique et de jeux de pouvoirs font que le tourisme dans son développement, principalement, est impacté par de nombreux ministères et organismes publiques (fédéral et provincial) qui interviennent sans vision partagée de ce que les nouveaux touristes attendent des nouveaux  équipements et des services.  On investi des centaines de millions mais pour qui et dans quel but ? Quels types de touristes voulons-nous ? La quantité ou la qualité ? Est-ce réaliste d’investir là et pourquoi pas là-bas ? Trop de coups de dés qui nous coûtent  très très cher… Redonnons au ministère du tourisme toute l’autorité et les fonds nécessaires pour qu’il joue pleinement son rôle de leader.
  • La hiérarchie des nombreux intervenants en tourisme (dont les offices de tourisme, CLD, Patrimoine Canada, SADC, DEC, EAC, ATR, MAMRO, MDEIE, SAA, MACQ, Chambres de commerce, municipalités, CRÉ, MRC, ATS, Tourisme Québec, CCT) font que la coordination est difficile, les orientations non-partagées et l’imputabilité des dirigeants inexistantes.  Que les bonnes performances touristiques soient ou pas au rendez-vous, tout le monde est responsable et personne à la fois… Il y a tellement d’intervenants, que plus personne n’est responsable du rendement de notre industrie. Alors on continue de faire ce qu’on a toujours fait et un voyage à Paris deux fois par année, toutes dépenses payées, c’est tellement plaisant…

#4 Reconnaître la notion de produits et de régions « d’appels ».

 On ne naît pas égaux malgré les beaux principes d’égalité. En tourisme, c’est la même chose. Ce n’est pas vrai que les 22 régions touristiques du Québec sont égales en attirance et en potentiel.  Il y a des activités, des routes, des régions entières, des attraits, des hôtels, des restaurants et des événements  qui plaisent naturellement à certains types de touristes. La journée où on va mettre de l’avant en marketing ce que les clients cibles souhaitent vraiment voir et vivre sans qu’un média local ou une CRÉ ou une ATR crie au meurtre à cause de l’absence de leur région ou de membres ou de types de produits, on aura beaucoup cheminer vers la performance globale et l’efficacité.

#5 L’accessibilité.

Payer 800$ pour un Paris-Montréal et un 1 600$ pour un Québec-Blanc-Sablon  freine inévitablement le tourisme en régions. L’absence d’un traversier entre Havre St-Pierre et Anticosti-Gaspésie freine aussi le développement du tourisme dans ce secteur à cause du «  cul-de-sac  » de Natashquan. Les exemples sont nombreux aussi en Gaspésie, dans le grand nord et en Abitibi.

Selon le Réseau de veille en tourisme, les données de la firme BACK Aviation Solutions indiquent qu’il y aura en 2009 près de 69 000 sièges de moins disponibles sur les vols directs vers le Québec en provenance des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et du Mexique au cours du troisième trimestre 2009 (juillet, août, septembre). Trop cher ou moins de sièges = moins de touristes. L’équation est fort simple.

Surtout avec la popularité des voyages de courte durée, la fréquence et le coût des modes de transport prennent une importance accrue pour toute destination.  Les projets de trains à grande vitesse entre Windsor et Québec ou entre New York et Montréal  viendraient combler pour les grands centres l’une de nos lacunes principales.

#6  « L’écoblanchiment » québécois.

Tout le monde se dit vert. C’est à la mode dont en tourisme ici. On fait des rencontres vertes, les hôtels recyclent, la SÉPAQ  offres des ustensiles et des assiettes à base de maïs. Mais nous n’avons pas une politique systématique face à l’environnement, ni de critères uniformes et on se donne tous bonne conscience alors qu’en réalité, on pourrait faire mieux pour la planète et pour les touristes qui recherchent vraiment les destinations vertes :

  • 56% des internautes touristes américains se préoccupent du réchauffement climatique, 18% trouvent le tourisme néfaste et 13% intéressés d’acheter des compensations d’émission de carbone; (Forrester, Q4, 2007)
  • 2/3 des voyageurs canadiens se préoccupent du réchauffement climatique, 1/3 prêts à changer pour une destination responsable, 28% prêts à payer plus cher pour une destination plus éthique et durable; (TNS Canadian Facts, janvier 2008)
  • 50% des voyageurs se préoccupent de l’environnement en voyage et près de 25% sont prêts à payer plus cher…; (Deloite,2007)
  • 75% des voyageurs actifs prêts à payer plus cher…; (Travelocity, 2008)
  •  Même si la majorité de ceux-ci ne sont pas encore prêts à payer un supplément pour obtenir un produit écologique, il faut noter que déjà  250 000 touristes en France choisissent le tourisme dit responsable afin de « ne pas bronzer idiot ».

Par ailleurs, la gestion de nos paysages routiers et urbains est une honte. Nous sommes à contre-courant des pays développés et tout à fait à l’opposé de la notion d’expérience touristique globale et de grande valeur. Alors qu’on devrait mieux se positionner comme une destination «  grande nature », circuler sur les principaux axes routiers du Québec et dans certains milieux urbains ressemble de plus en plus à une balade dans une allée de marché aux puces.

#7 Internet et géolocalisation

Alors que le site officiel de BonjourQuébec.com est plus qu’incertain au niveau transactionnel, que Tourisme Montréal mise principalement sur Internet et innove, qu’à Québec ça s’en vient et que les  autres ATR et bien d’autres regroupements se questionnent encore sur un modèle à se donner, que le must aujourd’hui, ce sont les médias sociaux (Facebook  et Twitter entre autres) sans qu’on puisse facilement, malgré certains gourous, positionner efficacement son  entreprise ou sa région et que la  TRÈS GRANDE majorité des PME touristiques, faute d’argent mais surtout de temps, ne participent pas du tout à la révolution du tourisme sur Internet  tandis qu’en parallèle, les touristes eux y sont; j’affirme sans difficulté, qu’on manque comme industrie carrément une opportunité de se démarquer comme destination et d’effectuer des ventes supplémentaires.

De plus, la stratégie sur Internet des hôteliers du Québec ne devrait pas se limiter à donner ses inventaires aux GDS et agences virtuelles hors Québec de ce monde mais nous devrions nous assurer également d’avoir collectivement  un système commun de gestion efficace permettant la distribution à coûts raisonnables de nos inventaires de tous les produits touristiques afin de maximiser les retombées ici au Québec.  Brisons la dépendance totale aux systèmes internationaux tandis qu’il en est encore temps.     

Enfin, notre retard, sur les applications « mobile » en tourisme partout sur notre territoire nous coûte déjà cher en opportunités manquées pour bonifier l’expérience des nombreux voyageurs.

 #8 La forfaitisation

On ne présente pas les expériences de voyage au Québec suffisamment « packagées ». Il faut offrir pour nos différents marchés québécois et sur le hors-Québec des forfaits innovants, répondant à leurs attentes, avec un prix unique compétitif et permettant les départs de dernières minutes.  Lorsque c’est trop compliqué, surtout avec l’habitude d’instantanéité du Web, le voyageur potentiel va voir ailleurs….

#9 La saisonnalité

Même si on parvient à attirer plus de touristes en mai ou en septembre, dès qu’on sort des grands centres, des restaurants, des attraits, des BAT (Bureaux d’Accueil Touristiques) sont fermés. C’est l’œuf ou la poule. La rentabilité des entreprises passe par une saison élargie mais, faute de clients et des fois de personnel, on limite la saison ce qui nuit considérablement à la qualité de l’expérience.

#10 L’accueil

Oui on est sympathique mais bon dieu qu’on se montre pas sous notre meilleur jour à différents niveaux lorsque vient le temps d’accueillir ici nos invités:

  • La qualité des routes et autoroutes (quoique ça s’améliore);
  • La qualité et la compétence des taxis aux aéroports et en ville;
  • Concevoir aussi la signalisation et certains panneaux routiers pour des non-francophones;
  • Les installations temporaires « cheap » des pick-up-dépanneurs-hot-dog steamés cheap, avec plywood cheap dans les haltes-routières cheap;
  • Le manque de personnel parlant l’anglais en dehors de Montréal et de Québec;
  • L’absence d’un cahier de bienvenue professionnel (papier et électronique) avec carte routière et les conseils d’usage.

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Jean-Michel Perron - Le blogue à Jean-Michel Perron

Classé dans : Marketing des destinations — Jean-Michel Perron @ 15 h 28 min

 

De toutes les publicités vues à la télé cet été, deux m’ont particulièrement marquées: celle de Tourisme Trois-Rivières et celle de Tourisme Laurentides (en vélo  » inn to inn »). Je suis convaincu qu’elles parviennent à créer un lien émotionnel  avec les téléspectateurs. Pourquoi ?

1. Elle traduisent très bien la notion d’expérience alors qu’on voit des gens ordinaires et surtout naturels faire des activités et non pas juste voir des choses. Le spectateur peut ainsi se transposer dans la peau de ceux et celles qui y sont actifs. Fini le temps où de belles vacances consistaient à regarder le Rocher Percé ou les Chûtes Niagara….Faut que ça bouge !

2. Les touristes d’aujourd’hui sont multidimensionnels. Même si on va au Grand Prix de 3 Rivières, la bouffe et les autres attraits peuvent m’intéresser tout autant…De même, faire du vélo sur la piste du P’Tit train Du Nord est très bien compatible avec un enveloppement dans la boue. Autant en milieu urbain (Trois-Rivières) qu’en forêt ou à la campagne (Laurentides), le message est clair: vous n’allez pas vous y ennuyer car il y a tant à faire….

3. La musique est dynamique et rythmée surtout celle de « Très-Rivières ». Avec les images rapides, on croirait voir bientôt apparaître Time Square coin rues Notre-Dame et Laviolette. Que de préjugés: dire que je pensais que Trois-Rivières était tous les jours comme Saint-Bruno  le dimanche matin à 08h00…Et la chansonnette des Laurentides me donne le goût de chanter sur les chemins des Pays d’En Haut….

4. Les images:  de qualité et impeccables.  

Cliquez sur les deux photos suivantes pour voir les vidéos promotionnelles.

 

TOURISME LAURENTIDES

Laurentides 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TOURISME TROIS-RIVIÈRES

Très-Tr 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En terminant, deux recommandations avec des vidéos aussi percutantes:

1. Insérer clairement à la fin un  » call to action  » avec un incitatif, une promo invitante, simple et efficace. Vous me faites saliver, je suis prêt à consommer, ça presse…

2. Maximiser le marketing viral en optimisant la présence de ces vidéos sur You Tube et les autres médias sociaux. On pouvait difficillement les y retrouver…

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Jean-Michel Perron - Le blogue à Jean-Michel Perron

Classé dans : Marketing des destinations — Jean-Michel Perron @ 9 h 19 min

 

Nunavik, 15 août 2009, photo: Jean-Sébastien Bouchard

 

Que vous soyez un hôtelier, un attrait, une région, un consultant, un fonctionnaire, peu importe votre style d’entreprise ou de services, ce qui vous distingue de vos compétiteurs, c’est ce qu’on appelle votre « valeur ajoutée » ou vos forces.

Pour se vendre comme destination, le Québec doit trouver son positionnement optimal par marchés hors-Québec  principaux, ce qui correspond à la présentation de ses forces par rapport aux faiblesses de ses destinations compétitrices au niveau de ce qu’il a offrir comme expériences tout en s’assurant que ça répond aux besoins et aux attentes des diverses clientèles cibles.

Voici, à mon humble avis, les 12 forces actuelles et prévisibles sur lesquelles on devrait miser lorsque vient le temps de se vendre. On se reparle très bientôt sur ce qui nous empêche justement de se vendre efficacement car les causes sont multiples.  

Alors, faites le test avec ces forces par rapport à ce qu’offrent l’Ontario, la Colombie-Britannique, la Californie ou la Norvège. Vous verrez que ça nous distingue vraiment:

Sylvain Lafortune et Lucie Lebeau du Moulin Bleu lors des Fêtes Gourmandes de Lanaudière le  22 août 2009

Sylvain Lafortune et Lucie Lebeau du Moulin Bleu lors des Fêtes Gourmandes de Lanaudière le 22 août 2009

 

 

Pour tous les marchés

#1 Le côté sympathique, chaleureux, accueillant et bon vivant des Québécois et des Québécoises

 

Etats-Unis  d’Amérique

#1  La France en Amérique du Nord, un autre monde à proximité !

#2  Montréal, la ville des Festivals

#3  Québec, la vieille ville fortifiée et la plus romantique en Amérique

#4  Le Québec, paradis de la chasse et de la pêche

#5 Le Québec, paradis de la motoneige

#6 Le Québec, pays de vos origines (pour 7 millions de Franco-Américains d’origine québécoise. Et oui, on a une diaspora québécoise, incluant Madonna, qu’on peut intéresser à venir nous voir!)

 Scène GM Place des Festivals  - Stevie Wonder - Festival International de Jazz de Montréal

Europe francophone

#1 L’accueil chaleureux de nos cousins d’Amérique

#2 La grande nature, les grands troupeaux sauvages (baleines, oies, blanchons, caribous, chevreuil) et les parcs nationaux en multi activités été-automne-hiver

#3 La grande variété des pays/terroirs du Québec en autotours

#4 Des autochtones, riches culturellement et qui parlent français

 

Europe non-francophone

#1  La grande nature, les grands troupeaux sauvages (baleines, oies, blanchons, caribous, chevreuil) et les parcs nationaux en multi activités été-automne-hiver

#2  Le côté « latin/bon vivant » des nord-américains Québécois

#3 L’art et la gastronomie à Québec et à Montréal

#4 Les « backroads » et les terroirs (pour le UK)

 

Ontario

#1 Montréal, ville des Festivals

#2 Québec, la vieille ville fortifiée et la plus romantique en Amérique

#3 Le Saint-Laurent comme écosystème unique et secteur d’aventures douces avec circuits rive-nord, rive-sud, les parcs nationaux et l’observation des baleines.

—————————————

 

Photo du haut: quelque part au Nunavik, photo par Jean-Sébastien Bouchard, 15 août 2009. Photo précédente: Montréal, Scène GM Place des Festivals  – Stevie Wonder – Festival International de Jazz de Montréal 2009

 

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Pour un autre tourisme

12 septembre 2009

Classé dans : Enjeux touristiques — Jean-Michel Perron @ 6 h 43 min

 

« Si vous entreprenez une réforme, sachez que vous aurez contre vous tous ceux à qui le système tel qu’il est profite, aussi bien que tous ceux qui ont peur du changement et qui aimeront mieux garder ce qu’ils ont déjà. »   - Machiavel

 

Depuis le début de blogue, il y a trois semaines, vous avez été plus de 1 400 à venir lire les carnets. Je suis vraiment content de voir qu’il y a autant de gens (pour un  sujet aussi pointu que les enjeux du tourisme québécois) qui considèrent de voir notre industrie d’une manière directe et franche. 

Déjà subtilement et quelques fois plus directement, on me laisse entendre qu’à vouloir dire les choses telles qu’elles sont, à titre de consultant,  je vais perdre des contrats.  C’est la vie. Forces des ténèbres, sachez qu’au contraire, les sous-entendus et les menaces me  stimulent à continuer. Tant qu’il y aura au moins un seul lecteur de mes carnets je vais continuer à écrire.

Mais, je souhaite de tout coeur que dans le cadre de votre emploi, si vous partagez ma vision des choses, que vous aussi tentiez de provoquer le changement.  À ceux qui s’opposent à ces textes, ayez le courage de vos opinions et écrivez un commentaire au lieu de m’attaquer personnellement. Jugez les idées, pas l’homme.

Si au moins la moitié des 40 ou 50 individus leaders de notre industrie touristique partagent ma vision et surtout les solutions que je propose, il y a espoir de permettre au Québec de prendre toute la place qu’il mérite sur l’échiquier national et international d’un tourisme prometteur, responsable et qui vient pleinement enrichir le développement des régions. Il faut penser autrement, innover, ne pas craindre le changement même au risque de se tromper.  

Jean-Michel

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Jean-Michel Perron - Le blogue à Jean-Michel Perron

Classé dans : Développement du produit touristique, Gouvernance touristique — Jean-Michel Perron @ 16 h 44 min

 

Symboles de la vitalité culturelle du Québec, la TRÈS GRANDE MAJORITÉ  des Festivals ne sont pas pour autant des  produits d’appel touristiques et ne devraient pas tous recevoir ces millions de dollars en subventions des gouvernements sous le prétexte de retombées économiques et touristiques nettement exagérées.

 

Quel tourisme ?

Au Québec, lorsqu’il s’agit de développement touristique, comme l’asphaltage des routes, on aime saupoudrer. Dans mon carnet « Dix filles pour un gars à Alma…Trois bleuets une tarte » du printemps 2007, je recommandais de se doter de critères neutres d’intervention gouvernementale dont celui de s’assurer que le produit touristique attire réellement la clientèle hors-Québec. Il faut surtout une coordination efficace,  effectuée par Tourisme Québec, des trop nombreux bailleurs de fonds au niveau de la commandite publique: les ministères et organismes du Québec et du Canada, mais aussi les Loto-Québec et Hydro-Québec de ce monde. Et reconnaître, si on additionnait les touristes sur la base de certaines études d’impacts économiques qu’il m’a été donné de consulter, que les Festivals du Québec attirent plus de touristes qu’il y en a en réalité au Québec. Cherchez l’erreur ! Tant qu’on tolère ce laisser-faire  comme industrie, on en paie tous le prix au niveau de notre performance globale.

Dans un contexte où le tourisme au Québec et au Canada sous-performe par rapport aux autres destinations internationales (à l’exception des Caraïbes!), une maximisation sur la base d’un Retour sur l’Investissement (ROI) pour chaque dollar public investi devrait être la règle, pas l’exception. Par la facilité de l’accès à des programmes de subventions en tourisme, tout devient, comme par magie, un produit touristique. Il ne sert à rien collectivement de verser autant de dizaines millions de dollars pour convaincre, par autant de festivals,  les mêmes 4 millions  de Québécois qui prennent des vacances, de venir à Québec plutôt qu’à Rouyn ou au Saguenay. On se fait du cannibalisme touristique depuis trop longtemps alors que notre cible prioritaire devrait être les clientèles du hors-Québec incluant celle de l’Ontario, les seules à pouvoir créer de la richesse par l’argent neuf injecté dans notre économie et à permettre une véritable croissance en volume et en qualité.  Imaginez combien nous coûte chaque touriste québécois pour supposément le convaincre de rester ici et les animer durant la belle saison alors que la majorité, pour divers motifs,  de toute manière vont demeurer au Québec…

Cochon

 

Le Festival du Cochon de Ste-Perpétue, du Cheval de Princeville,  du Doré à la Baie-James,  de la Truite de Saint-Philémon, de l’Oie Blanche de Montmagny, de la Gibelotte de Sorel-Tracy…  «  Si ça existe, on l’a » pour parodier Normand, tellement notre offre est variée, mais bien souvent, à part une thématique différente, c’est Marie-Chantal Toupin, les Respectables, Caïn et autres artistes de talent à qui on assure ainsi un 3 mois de  « vaches grosses » (au lieu de vaches maigres…).  Et il faut reconnaître que les festivals et évènements du Québec animent avec brio les populations locales et régionales tout en créant des ambiances extraordinaires pour les touristes de passage.

Mais le hic, justement est là : la majorité des évènements ne sont pas touristiques sauf pour les visiteurs Québécois et encore. Lorsque les événements, par les codes postaux des visiteurs, affirment, par exemple que leur clientèle est à 50 % constituée de Québécois provenant à plus de 40km qui dépensent 120 $ par jour en hébergement, repas et essence et de 10 % d’Européens; ce que ces données ne disent pas, c’est que les gens ne sont pas venus nécessairement dans cette ville ou région à cause de l’événement (indice de pertinence) mais plutôt en profitent rendus sur place, ce qui a pour effet d’augmenter leur niveau de satisfaction certes, mais en aucun cas l’évènement ou le festival est le motif principal de leur séjour dans cette région surtout pas pour les clientèles hors-Québec. Sauf de rares exceptions notables telles que le Festival International de Jazz, Just For Laugh ou le Carnaval de Québec, que l’on devrait, au contraire,  supporter encore plus car ils sont uniques avec une réelle valeur ajoutée pour convaincre le touriste extérieur de choisir le Québec comme destination vacances. 

« Rappelons à nouveau que la province de Québec occupe une large place dans la clientèle des festivals québécois avec 92,16 % de leurs visiteurs. Ainsi, des régions Métropolitaines comme Trois-Rivières et Rimouski regroupent plus de visiteurs que d’autres centres urbains d’importance plus éloignés, comme la grande région de Hull/Ottawa et Toronto ». (Source : rapport de 2007 commandé par Festival et Événements portant sur 12 événements à travers le Québec et réalisé par  Robert Harmegnies Marketing)

 

Le match Montréal-Québec sur les événements

Je demeure à Québec depuis 1639 (et oui!) et cette ville est sans aucun doute l’une des plus agréables pour un touriste sur la planète. J’adore ma ville et mes racines y sont profondes et sentimentales donc on ne pourra m’accuser ici de basse partisannerie.  À part sa position pro-guerre sur l’Afghanistan, (j’étais l’un des minables qui ont réussi, sous une pluie d’insultes, à faire détourner la parade militaire le 3 juillet 2008 sur Grande-Allée à Québec) je  trouve mon maire extraordinaire par son dynamisme et sa vision à long terme de Québec…il faut des fois, comme lui, être bulldozer pour réussir et faire consensus. Mais je ne crois pas qu’il devrait en faire autant sur le dos de Montréal dans le but de galvaniser la population de Québec derrière lui… Il n’en a pas besoin. De plus la banalisation du Festival d’Été de Québec par la venue de grands noms internationaux (Sting, KISS et Plácido Domingo en 2009), n’ayant en commun que leur grande réputation, nuit au tourisme provenant du hors-Québec bien plus à cet événement (tout en augmentant, au contraire, son intérêt de la part des Québécois), en lui retirant ainsi sa spécificité, que le changement de dates des FrancoFolies. Les touristes internationaux veulent participer à un événement le plus différent et unique possible, qu’ils ne peuvent retrouver normalement chez eux. Et le maire Labeaume a tort de s’offusquer contre Spectra.  Alain Simard est légitime d’agir ainsi dans l’intérêt de son événement et n’a pas à demander l’avis du Québec tout entier…

Par contre,  tout comme pour le Festival d’Été, je doute que les FrancoFolies ont le pouvoir réel d’attirer des touristes de l’étranger contrairement, par exemple,  à Québec  avec le Carnaval d’hiver et les  Fêtes de la Nouvelle-France qui sont vraiment exotiques pour l’Américain de Buffalo ou la Japonaise de Kyoto… 

Montréal, je l’affirmais il y a deux ans, devrait avoir comme positionnement principal   « la ville des Festivals » en Amérique du Nord, de mai à octobre, bord en bord avec une pléiade d’événements à réel potentiel international actuels et à développer tel que la F-1, le Jazz, Just for Laugh et Présence autochtone. L’inauguration aujourd’hui (maquette ci-après) de la place des Festivals va exactement dans ce sens.  Imaginez l’impact positif pour tout le Québec de réussir ce positionnement…

 Place des Festivals inaugurée le 7 septembvre 2009

 

Des spectacles gratuits et le déséquilibre pour les régions

Le hic avec les événements gratuits de grande envergure comme le Moulin à Images et le Rêve continu du Cirque du Soleil, c’est qu’il nuit considérablement aux événements et attraits  payants de Québec et des régions du Québec qui eux n’ont pas les moyens d’offrir de tels spectacles d’une aussi grande qualité.  Je comprends le maire de Québec d’avoir agi ainsi, il tire, et c’est légitime, la couverte de son bord pour ses citoyens et à l’avantage de certains types de commerces touristiques comme les restaurants. La solution à ce dilemme ? Ça dépend. Personne n’a rien à dire si ce sont les citoyens et les entreprises de Québec qui paient seuls la note. Si ces événements, par contre, sont financés avec l’argent de tous les Québécois, la question principale à se poser : est-ce que ces produits sont aptes à attirer le touriste provenant du hors-Québec vers la Capitale Nationale et ensuite dans d’autres régions ? À mon avis, c’est clairement oui. Et de plus, le visiteur étranger serait prêt à payer pour ça (le son du Moulin à Images distribué exclusivement sur baladodiffusion payante ?) ce qui règlerait pas mal d’irritants pour les attraits et autres événements payants qui subissent cette compétition déloyale tout en conservant à Québec une offre d’activités uniques…

Il faut continuer, en tant que collectivité, à supporter nos festivals et événements, reflets de la richesse culturelle du Québec, mais pas sur la base automatique que c’est  du tourisme : le faire alors par le ministère de la Culture et par le milieu local afin de transférer les subsides et commandites touristiques aux événements vraiment touristiques ou à très fort potentiel de développement ainsi que pour une mise en marché du Québec plus efficace à l’étranger, notre talon d’Achille (plus que le développement de produit contrairement à la pensée générale depuis quelques années).

 

 

 

 

 

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2 commentaires

  • Loterie touristique pour Québec…super pour Québec, mais un précédent dangereux ! « Blogue de JM Perron

    [...] plus les attraits payants de la «  Vieille Capitale «  vont en souffrir…je proposais dans cet autre carnet une solution. Imprimez | Envoyez à un ami Aucun [...]

  • Marielle

    Bonjour,

    Bon article, bonne recherche. Est-ce que les maires de Québec et Montréal sont inscrits à ton site? Tu devrais tenter de les inviter.

    Bonne semaine!

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Jean-Michel Perron - Le blogue à Jean-Michel Perron

Classé dans : Nouvelles technologies — Jean-Michel Perron @ 10 h 06 min

 

« Québec annonce un plan pour développer les technologies de l’énergie verte, ainsi qu’une nouvelle équipe qui conseillera la ministre à ce sujet, présidée par l’écologiste Steven Guilbeault. Le plan sera doté d’un budget de 8 millions sur deux ans, a annoncé hier la ministre des Ressources naturelles et vice-première ministre, Nathalie Normandeau, lors d’une conférence de presse à Montréal. » -  29 août 2009

Le Québec, pays de l’invention de la motoneige avec un réseau unique au monde de 33 000 kilomètres de sentiers balisés, une neige et une nature exceptionnelle qui prendront une grande valeur dans les prochaines décennies avec la rareté de «  l’or blanc  » dans plusieurs régions sur la planète provoquée par le réchauffement climatique sans compter un apport touristique en basse saison très appréciable dans plusieurs régions.  

Un taxi vert à Manhattan

Que voici une belle occasion pour le Québec de réellement avancer concrètement en tourisme vert  alors que d’autres destinations près de chez nous innovent, comme la ville de New York qui marque la tendance avec ses hôtels Leed et écolos (70 Park Avenue, The Muse Hotel, Marriott Downtown et sous peu  New York Times Square West et 1 Hotels & Residences), ses taxis verts (à quand une politique verte pour nos parcs de taxis de Montréal et de Québec, premiers contacts de nombreux touristes !), ses 923 restaurants «  bio » .

L'équipe de McGill qui a développé la 1ère motoneige électrique

 

Il faut que ce comité pousse l’idée de la motoneige électrique performante en commençant par étudier le produit  développé par l’Université McGill - équipe de développemnent sur la photo ci-dessus –  (autonomie de 100km à une vitesse de 60km/h), en impliquant Hydro-Québec (au lieu d’investir dans les écoles privées !,  et notre société d’état pourra ainsi se reprendre d’avoir laissé filer le moteur-roue électrique dans le passé et plus récemment le développement d’une expertise québécoise pour les éoliennes) et Bombardier avec le support de la Fédération des Clubs de Motoneigistes du Québec  (FCMQ) et du gouvernement du Québec.  Il faut savoir que la motocross entièrement électrique et commercialisée existe depuis quelques mois aux Etats-Unis, produite par la compagnie Zeromotorcycles et vendu à 7 450$us : vitesse de plus de 85km/hr;  0 à 50km/hr en moins de 2 secondes ! ! Poids de 151lbs; autonomie de 2 heures et moins de 2 heures pour recharger; coût d’opération à moins de .01$ par kilomètre.

 

La motocross électrique Zero X à  7 450$us

Rêvons à moyen terme à un réseau de relais à travers le Québec où tout comme pour le Vélib, le touriste pourra, grâce à un réseau intégré,  changer de motoneiges à toutes les deux ou trois heures…

Y-a-t-il quelqu’un parmi vous qui  peut en parler à Steven Guilbeault ?

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1 commentaire

  • motoneige quebec

    C’est vrai qu’une motoneige électrique et les équipements qui vont avec serait un vrai plus pour le tourisme écolo par exemple

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