
Le potentiel du Québec encore une fois reconnu
29 octobre 2009
Soyez honnête. Je vous entends penser tout fort comme si je vous avais tricoté moi-même: comment, diable, se fait-il que la Gaspésie se retrouve devant Kyoto, l’Ïle du Sud en Nouvelle-Zélande et les Alpes bavaroises ? Le comité de sélection a-t-il ingurgité trop de bières à Bonaventure ? Non, ce palmarès est l’évaluation touristique la plus sérieuse et crédible qui soit actuellement. On évalue les destinations de la planète, non pas sur leur popularité, leur performance touristique ou leur mise en marché, mais sur 6 critères se rapportant au tourisme durable. On parle ici de la valeur intrinsèque et réelle d’une destination, bref de son potentiel. Voici ces critères : VOYEZ LA SUITE DU BILLET…
À vous de jouer!
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jozzy-online
tres interessant, merci
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Gilles Dubé
Encore une fois un très bon texte qui porte à réflexion. Une partie de la classification est basé sur le respect de l’environnement et si je comprends bien sur le fait que le tourisme ne ressemble en rien à ces énormes complexes touristiques ou la nature est bâtie par l’homme, ce qui est le contraire de la beauté naturelle.
Dans ce cas, comment peut-on attirer le touriste sans en faire des mégas projets qui sont tout sauf naturel. J’ai fait le tour de la Gaspésie l’été dernier et ce que j’apprécie le plus c’est justement de trouver des endroits magnifiques dans des lieux qui n’ont justement pas l’aspect du résultat du travail de l’homme, c’est tellement naturel, les plus beaux attraits de la Gaspésie est l’immensité et la beauté de la nature.
La question à se poser maintenant est « Comment favoriser le tourisme sans en faire des magasins généraux ? » sans tout détruire mais plutôt en valorisant ce qui est déjà en place. Il faut atteindre un équilibre, mais est-ce que l’équilibre est rentable ?
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MonNuage
Encore une fois, un article très intéressant. C’est vrai que l’attrait d’une destination ne se calcule pas seulement à l’orée du « pool » de chambres disponibles, restaurants, boites de nuit. C’est un tout entre les paysages, les services, la culture, l’accessiblité, le retour d’expérience, bref…le bonheur que ca apporte.
En fin de compte, c’est ce qui se passera également (espérons-le) dans le domaine de l’économie, avec le remplecement des PIB et PNB par des indicateurs plus en relation avec la vie des personnes, mais çà, c’est un autre débat.En tout cas, je pense que le Québec mérite amplement sa position.
Bonne journée à vous.
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Un Québec aseptisé ou le syndrome « Singles de Kraft »
27 octobre 2009

Le maire Loranger, de l'Ancienne-Lorette, en campagne électorale: "il faut bannir les poignées de main !", dit-il.

Commission scolaire des Patriotes: interdiction faite hier à ses 2 000 profs de donner des bonbons à l'Halloween ! Les jeunes ne devraient pas non plus faire du vélo, trop risqué...(photo Journal de Montréal)

Vaches dans le fleuve Saint-Laurent dans les communes près de Berthierville. C'est rare aujourd'hui de voir des vaches dans un champ (encore plus dans le fleuve !)

"Hystériose" au gouvernement: le MAPAQ (Ministère de l’agriculture du Québec) a saisi le 5 septembre 2008 des centaines de meules de fromage du pays...
Lors de mon retour il y a quelques années d’une année sabbatique autour du monde en sac à dos, j’ai été frappé pour la 1ère fois de ma vie sur les normes invisibles, mais très présentes, des opinions et du comportement acceptable en société occidentale dont au Québec.
Mais depuis le 11 septembre (on a même plus besoin de dire l’année !), un élément supplémentaire s’est renforci: la peur d’avoir peur et le contrôle encore plus contraignant sur nos vies et sur nos activités. Pensez à l’exigence des Américains d’avoir notre nom d’avance sur un vol vers les Etats-Unis. Pensez au refus de se faire vacciner qui va devenir sous peu dans l’esprit de plusieurs personnes, grâce à des campagnes très bien orchestrées, aussi criminel que de conduire en état d’ébriété…Pensez à la multiplication des caméras sur les lieux publics, pensez au port du casque obligatoire en ski….Pensez à tous les aliments maintenant cancérigènes…Pensez aux normes de comsommation de l’eau en milieu naturel…Pensez à nos jeunes enfants qui ne jouent plus dehors et ne peuvent que difficillement être en présence d’étrangers nécessairement » louches « , pensez au chevreuil que l’on mange à Port Meunier à Anticosti (150 000 cherveuils sur l’Île) qui est du chevreuil provenant d’élevages de Drummondville ou de l’interdiction en milieu autochtone de servir du castor à des touristes européens…et maintenant le virus code postal A H1N1 avec les gens qui se refusent de plus en plus à serrer la main. Même boire de l’eau d’une rivière sauvage est aujourd’hui considéré hors-norme !
Les impacts sur le tourisme
De plus en plus de voyageurs souhaitent » vivre » une destination, une expérience authentique. L’unicité d’un pays, d’une région, d’une PME touristique, c’est ce qui attire les touristes potentiels et aide à créer des Wow ! S’il devient de plus en plus difficile de toucher les gens, de goûter les produits du terroir, de sentir la vraie nature, de voir des troupeaux de vaches dans des prés magnifiques, c’est l’essence même du tourisme, du géotourisme qui disparaît sous notre obsession de la sécurité et de la peur. Déjà que les virus empêchent les gens de voyager: les pertes de l’industrie du tourisme dues au virus H1N1 pourraient atteindre jusqu’à 2,200 milliards de dollars en 2009/2010, comparé à « seulement » 25 milliards de dollars pour le SRAS, selon John Walker, dirigeant du cabinet d’études Oxford Economics. Le virus est réel. L’impact humain et économique du H1N1 sera désastreux dans les prochaines semaines et mois partout sur la planète touristique amplifié par une couverture médiatique et sociale en temps réel. D’où l’importance de garder à l’esprit, malgré ces moments difficiles, la qualité de l’expérience aujourd’hui offerte et dans les années à venir.
Des pistes de solutions pour éviter la banalisation de notre offre touristique:
- Combattons dans chacun de nos milieux toute nouvelle peur, règle, convention sociale ou loi qui limitent inutilement l’expérience touristique authentique, ludique, naturelle et conviviale;
- Il faut mieux supporter nos produits du terroir (bouffe & artisans) autant dans leur distribution que dans la reconnaissance essentielle qu’ils jouent à bonifier les expériences régionales au niveau du tourisme;
- Tout comme en Suisse, il faut reconnaître la très grande valeur paysagère de fermes avec des animaux visibles (la Suisse paie certains de ses fermiers pour qu’ils sortent leurs bétails à l’extérieur);
- Il faut innover pour permettre la consommation locale des animaux sauvages non menacés à travers le Québec (chevreuil, oie, phoques, castors, orignal, etc.);
- Il ne faut pas se gêner pour développer des aventures extrêmes, même si élitistes: c’est excellent pour les relations de presse et le marketing viral sur le Web;
- Minimisons, pour les touristes qui vont venir dans les prochains mois, l’impact de la grippe code postal. Oui, il faut les sécuriser mais ne devenons pas complètement asseptisés dans nos relations. Pensez à des masques thématiques (surtout pas drôles dans les circonstances), à vos couleurs, si ça devient nécessaire d’en porter…
- Pour contrebalancer l’uniformisation, la morosité, l’hystérie de la sécurité physique et alimentaire, préconisons dès la fin de la crise appréhendée, une approche de développement et de mise en marché des produits touristiques touchant les 7 péchés capitaux (ceux tellement graves qu’en en faisant un, vous n’irez pas au ciel) au lieu de miser sur la peur d’avoir peur omniprésente: la paresse (au Québec, il y a plein d’endroits pour vraiment relaxer et ne rien faire); la gourmandise (au Québec, les plaisirs cochons de la table et du terroir sont légions); la luxure (au Québec, c’est l’éveil des sens charnels que vous avez enfouis depuis trop longtemps dans votre corps & votre esprit); l’avarice (au Québec, vous en avez pour votre argent ! - pas vrai partout-) et l’envie (au Québec tu ne cesseras d’être interpellé par toutes sortes de produits et d’expériences). Je laisse tomber la colère et l’orgueil car je ne vois pas comment les tranformer positivement en expériences touristiques…
Sinon, voici notre avenir, sans risque certes, mais unifome partout, sans goût, ni passion:
À vous de jouer!
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Claude Dahl
2009-2010 sera l’hiver de la paranoïa collective
La pandémie appréhendée et sumédiatisée nous ferons passer un hiver catastrophique, tant sur le plan touristique, qu’économique et social. Si j’écoute tout ce que l’on me dit, je ne bouge plus de chez moi, pas de vacances dans le sud, pas de réunions avec tous ces étrangers potentiellement contaminés, je ne pourrai que veiller tranquille à la maison, avec ma conjointe potentiellement contaminée et déguster en tête à tête (on ne peut quand même pas inviter des amis potentiellement contaminés) des repas préparés avec des ingrédients peut-être potentiellement contaminés.
Déjà, les réunions s’annulent à une vitesse vertigineuse, laissant en plan des dossier importants, parfois même urgents, les activités sportives sont en voie d’être interdites et les rassemblements encore plus. On se dirige lentement vers les réunions en vidéo-conférence avec des combinaisons d’astronautes et des tournois de hockey électroniques en ligne.
Je vous demande de m’expliquer la différence (pour les plus vieux) entre la pandémie actuelle et la grippe de Hong-Kong par exemple. Pour moi, la différence réside sur deux bases: Plus grande médiatisation, et société sur-aseptisée qui n’a plus les anticorps et les défenses naturelles pour combattre quoi que ce soit.
En plus, quelle horeur, dimanche prochain, ce sont les élections municipales à la grandeur du Québec, une des plus grande sortie collective de la province. Qui sera passé dans l’isoloir avant vous? Nos autorités politiques devrait annuler l’élection, car la démocratie peut démocratiser le virus. Est-ce qu’il y a seulement moi qui ai pensé que cette élection pourrfait-être un grand bazar des virus et microbes?
Moi je dis: Bougez, mangez du fromages au lait crû, du yougourt, faites-vous des anticorps et des protections, sortez, exhaltez vous, soyez prudents, mais vivez bon sens! Car même enfermé dans votre forteresse, le virus arrivera peut-être quand même sur le journal du matin, sur une lettre arrivée dans votre boîte au lettre, sur le sac réutilisable déposé dans un panier d’épicerie contaminé. Le virus est là, vous pouvez, bien aseptisés, vous enfermer et tenter de l’éviter, ou vous pouvez essayer de vivre et vous renforcir, vous protéger, vous endurcir, augmenter vos défense naturelles, votre résistance, peu importe comment, mais au moins vous aurez l’impression de vivre.
Nous avons le choix, hiver de prudence ou hiver de zombie. Mon choix est fait, je ne veux pas être un mort-vivant.

Une question à 100 000$ ! Alors allons-y, le temps c’est de l’argent y parait.
Évidemment, on y va dans les stratégies générales…pour tous les détails de l’implantation de l’Internet touristique, accédez à un document très complet à la fin de ce carnet. Certaines de ces 16 actions sont essentielles à votre succès et toutes les autres sont très importantes. À vous de décider si vous les faites déjà ou les ferez bientôt mais tôt ou tard vous n’aurez pas le choix. Et ce n’est pas une question d’argent liquide avant tout mais de temps à y consacrer…
LES 4 INGRÉDIENTS DE BASE
Que vous soyez une PME touristique, une belle destination québécoise ou un organisme plus ou moins utile, le principe est le même. Pour se vendre sur Internet ou ailleurs, il faut au départ, comme le font si bien Disney ou Virgin, mes deux modèles en performance touristique, pouvoir :
1. Mettre de l’avant votre PERSONNALITÉ UNIQUE. Quelle est votre valeur ajoutée réelle ? Pourquoi les gens viennent chez vous et non pas ailleurs ? Si vous n’êtes pas certain, faites un sondage ou un groupe de discussion en fonction de vos différents marchés. C’est la base pour se démarquer. Plus ton produit est commun, comme un motel 2** sur le bord de la 138, plus il est difficile de se démarquer, d’attirer l’attention et de fidéliser les voyageurs. Si vous n’avez pas une valeur ajoutée, votre seule solution est de jouer sur le prix ou sur une coûteuse mise en marché pour attirer de nouveaux clients…
2. Offrir un excellent rapport qualité/prix. La fameuse notion de VALEUR. À DisneyWorld, 1 semaine 2 adultes, 2 enfants, au gros minimum c’est 5 000$. Chez McDo, un repas de base pour quatre, c’est 25$. Je trouve la valeur excellente à Disney et faible chez McDo. Le prix n’a aucune importance. La question que vous devez répondre : est-ce que mes clients ont l’impression d’en avoir pour leur argent ? Si c’est non, commencez par régler ce problème.
3. S’adapter aux besoins et désirs (dont pour les destinations : nature, authenticité, relaxation, gentillesse du personnel, sécurité, art &culture, bonne bouffe, facilité de se déplacer) de vos clients tout en PERSONNALISANT VOTRE RELATION avec chacun d’eux. Si vous ne savez pas ce qu’aiment ou détestent vos clients, trouvez-le avant d’aller plus loin! Avec tous les logiciels (CRM) de gestion des clients disponibles à faible coût, il n’y a pas de raison pour vous de ne pas le faire. Et avant de courir après de nouveaux clients (très cher), commencez pas fidéliser ceux actuels (peu cher) en les respectant, en étant honnête et en les écoutant.
4. Faire vivre à vos clients une EXPÉRIENCE EXTRAORDINAIRE. Vivre l’émerveillement à travers les yeux de vos enfants à Disney ou simplement apprécier l’ambiance feutrée des nouveaux avions de Virgin America où tu peux clavarder (et draguer) de siège à siège. Vous n’êtes pas Disney ou Virgin ? Et puis ! À vous de créer le ou les Wow en fonction de vos moyens et qui vont provoquer le bouche à oreille qui va créer le marketing viral…Faire du surplace aujourd’hui, c’est mourir. Innover, c’est une nécessité.

Une valeur ajoutée de Virgin America. Et vous, en quoi êtes-vous unique ?
TRADUIRE L’EXPÉRIENCE
Nous sommes en tourisme. On ne vend pas des livres, ni des téléphones cellulaires. Vous avez accès à d’excellentes firmes technologiques sur le Web, à d’excellents infographistes, à d’excellents stratèges Web mais il ne faut pas que de sites Web parfaitement référencés ou des pages d’un esthétisme consummé. Il faut au départ traduire ce que vous êtes (les 4 ingrédients) tout en répondant aux besoins et attentes des cybertouristes sur le Web:
Pour une destination, à la base, selon ODIT (France), il faut offrir:
- La visualisation de la destination
- La recherche de renseignements pratiques
- La planification d’itinéraires
- Où dormir ?
- Que visiter ?
- Comment y aller ?
- La météo ?
Pour une entreprise touristique et une destination:
- Accéder à un contenu de qualité, riche, précis et actualisé, ciblé et personnalisé par thématiques ou par âges;
- Pouvoir consulter les disponibilités d’hébergements et de prestations, réserver et payer, comparer les prix ;
- Utiliser une carte interactive pour afficher les lieux de visites, les hébergements, les restaurants, les activités…;
- Lire les expériences de voyages, les conseils des autres cybertouristes ;
- Offrir un contenu personnalisé selon les nationalités et les types de profils;
- Visiter virtuellement les lieux touristiques, les modes d’hébergement…;
- Enregistrer des données spécifiques à un séjour, créer un profil pour obtenir des informations personnalisées ;
- Commander de la documentation, télécharger des brochures ;
- Se voir proposer des idées de circuits, séjours de fins de semaine, des forfaits, des escapades ;
- Connaître la météo.
5. Créer votre site Web, vos pages sur Facebook (300 000 entreprises y sont déjà dont le 1/3 des petites entreprises), vos vidéos sur YouTube et possiblement (selon qui vous êtes) votre présence sur Twitter car c’est là que vos clients s’en vont sur le Web. 70% de la population se retrouve dans les médias sociaux. Mais vos contenus doivent être pensés en fonction des 4 ingrédients de base afin de les présenter sur un ton franc et ludique mais surtout efficace, idéalement sous la forme de vraies histoires racontées qui suscitent la participation des internautes car sinon vous risquez de susciter zéro intérêt. Les cybertouristes veulent se faire convaincre et vibrer. Deux carnets intéressants et récents sur la situation touristique: cliquez ici pour des études de cas d’hôtels sur Facebook et ici pour Twitter et le tourisme.
6. S’internationaliser. En tourisme, on est dans l’export. Je vous recommande de cibler 1 ou 2 marchés maximum (ex : France et Etats-Unis) et de présenter vos contenus (textes, visuels et forfaits) en fonction de ce pays. Lisez les nombreuses études gratuites pour chacun des principaux pays émetteurs afin de bien comprendre les attentes des touristes de ces pays et de le traduire sur votre site Web ou votre page Facebook. L’avenir (d’ici à 1 ou 2 ans) sera par un logiciel efficace de pouvoir, en fonction du profil psycho-socio des touristes, personnaliser les contenus pour chaque individu mais il n’en demeure pas moins que déjà nous savons les différences par nation.
Au niveau technique, afin d’être Googlelisé et Yahooisé (selon les pays), il est recommandé d’avoir un site avec un nom de domaine et un hébergement local. Lire à cet effet ce carnet très pertinent sur l’optimisation de son site à l’international: 1ère partie / seconde partie.
7. Se coller aux destinations. Le cybertouriste, même s’il peut au départ choisir une activité spécifique avant même une destination, il n’en demeure pas moins qu’une des portes d’entrées principales va demeurer les sites officiels des destinations surtout s’ils suivent les tendances du Web 2.0. Une PME touristique doit s’assurer d’être bien présente sur le site de son Office du tourisme local ou de son CLD, ensuite de son ATR, ensuite de BonjourQuébec.com et ensuite de la CCT. Et même chose pour un site d’office local qui doit s’assurer d’être bien présent sur le site de l’ATR et l’ATR sur BQC et BQC sur le site de la CCT….
8. Réseauter localement. Le cybertouriste, à part les sites des destinations, va certainement circuler sur le site Web ou les pages Facebook de d’autres types d’entreprises touristiques que la vôtre. Il est alors aussi stratégique que vous soyez présent et visible sur les contenus de ces entreprises soit en faisant partie d’un forfait avec eux, soit en étant tout simplement recommandé par eux ou encore en ayant acheté un positionnement sur leur site. Et de plus, la qualité (ancienneté, position sur Google, etc.) de ces sites qui vont vous référer vont grandement améliorer votre référencement sur Google. Pour voir les sites qui déjà vous réfèrent, faites le link:http://www.nomdevotresite.com.
9. Se « Googleliser ». Il est évident que vous devez répondre aux exigences changeantes pour être référencer naturellement sur Google, votre priorité bien avant l’achat de mots clés. 70% des internautes lors de leurs recherches s’arrêtent à la première page, votre objectif est donc de vous y retrouver à tout prix selon les mots clés pertinents de vos clientèles cibles. Pour en savoir plus : Google pour Webmaster (français). Vous devez vous assurer d’être présent sur différents répertoires sur le Web mais surtout être là dans les différentes fonctionnalités gratuites de Google qui prennent de plus en plus d’importance (tout comme Facebook) car c’est là que votre cybertouriste potentiel fait aujourd’hui aussi ces recherches. Je pense ici surtout à Local Business Center (français) et à Google Earth. Pour ce faire, je vous recommande, car ça prend un certain temps surtout si vous n’avez pas beaucoup de ressources, d’impartir cette tâche qui est récurrente auprès d’une entreprise spécialisée.
10. Il est essentiel au niveau des mots, des images (photos et surtout les vidéos qui augmentent sensiblement les ventes), des promotions et des fonctionnalités offertes de bien se vendre et de traduire l’expérience. À cet effet, voyez ICI comment Tourisme Australie conseille les PME australiennes pour traduire la notion de l’expérience en tourisme. Avec l’instantanéité du Web, la mise à jour très régulière des contenus est obligatoire tout comme un aubergiste qui refait les lits à tous les matins…Ce réflexe non encore présent dans notre industrie doit devenir une habitude de vie car il constitue un des principaux enjeux. Autant sur votre site Web que sur Facebook, il faut amener de nouveaux contenus et offrir de l’interactivité pour les internautes. Le hic, c’est qu’on ne peut pas parler pour rien dire et ce ne sont pas toutes les entreprises qui ont de quoi à offrir en tout temps…
Parallèlement, j’observe deux écoles de pensées au niveau des sites Web: concevoir un site en fonction principalement d’attirer l’attention de Google et être trouvé par un maximum d’internautes et concevoir un site en fonction avant tout de la qualité de l’expérience offerte au risque d’avoir moins de visiteurs mais plus d’acheteurs réels. J’opte pour la seconde approche celle de la séduction et de la qualité de l’expérience car elle est plus efficace en tourisme: c’est à dire répondre facilement et efficacement aux attentes des touristes par des contenus accessibles et surtout accrocheurs visuellement qui font rêver.

La partie visible (1/2) de la page d'accueil de Tourisme Mauricie. Référencement avant l'expérience.
11. Placements publicitaires. Certains spécialistes ne jurent que par les médias sociaux et cherchent à provoquer le marketing viral sur ceux-ci. Mais toutes les entreprises ne sont possèdent pas la notoriété de Nike, Coke ou Ford. Le motel des Passes à Saint-Télesphore a beau essayer de provoquer du viral sur le Web, y va falloir être très imaginatif et fortuné pour réussir. À cet effet, la tendance qui semble se dessiner, c’est Google et autres cybergéants qui s’orientent sur YouTube, Facebook et Twitter vers un modèle classique de placement publicitaire quoiqu’efficacement contextuel. Tout comme pour l’achat de mots clés, un New Yorkais ou un Torontois qui recherche une vidéo sur YouTube à connotation touristique ou culturelle pour Montréal pourrait se voir offrir une promo d’un hôtelier ou d’un attrait de Montréal. Si vous ne parvenez pas naturellement à apparaître dans les recherches des internautes dans les médias sociaux, tout comme pour les mots clés, vous pouvez vous payer tout de même une visibilité. Pas les moyens, vous dites ? Et bien si 70% des vos clients recherchent déjà votre produit sur Internet, votre budget et votre temps ventes/marketing devrait être à 70%…

Pub sur YouTube " à la Google " en haut et à droite

Pub Adwords au bas des vidéos les plus populaires
Même si les médias de masse performent moins bien (télé, radio, quotidiens, magasines), il n’en demeure pas moins nécessaire de continuer à être présent en brochures, cartes et en publicité hors Web mais en orientant les lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs vers un entonnoir Web permettant de mesurer leur efficacité comme j’en parle plus loin. Je crois que l’avenir publicitaire du tourisme passe par un mix marketing Web et hors Web parfaitement intégré selon les objectifs que l’on se donne.
Mieux que la pub, pour les PME avec inventaires transactionnels, l’objectif est de diffuser ses produits le plus largement possible électroniquement tout en payant le minimum de commissions avec l’option de toujours limiter les inventaires disponibles selon son taux d’occupation et les prix offerts.
12. Fidéliser vos clients par le courriel et l’infolettre. C’est tout un art que de maintenir la conversation avec ses clients actuels. Malgré la forte progression de Facebook et de Twitter, il faut continuer d’utiliser le courriel pour rester en contact, échanger et offrir des nouveautés à vos clients car le courriel est encore le réseau social le plus populaire (car il y a un profilage des individus, ces derniers peuvent accéder à ce profil et il ya des avantages à faire partie du groupe). Vous avez essayé mais ça n’a pas fonctionné ? Avez-vous mis les 4 ingrédients de base ? Avez-vous été innovateur, de qualité et pertinent dans votre manière de communiquer par courriel ?
13. Il faut se donner des mesures de performances autres que le simple volume de visiteurs sur son site Web. Si vous êtes transactionnel sur votre site Web, le taux de conversion entre le nombre de visiteurs total et le nombre de transactions complétées est la mesure la plus importante quoiqu’imparfaite puisque plusieurs cybertouristes influencés par votre site Web, vos infolettres ou votre page Facebook peuvent très bien décider de téléphoner pour réserver d’où l’importance lors de la réservation par téléphone de demander l’origine de leur décision d’achat. Au même niveau, pour toute action marketing hors Web (publicité dans un quotidien, à la radio, à la télé ou dans un magasine), il faut savoir leur impact réel par un numéro de téléphone exclusif à cette campagne et une adresse URL spécifique menant à une page (landing page) Web développée à la pièce. Avec les médias sociaux, comme vous perdez le contrôle réel de vos contenus sur Internet, la mesure la plus fiable devient les ventes réelles totales de votre entreprises par rapport aux années précédentes et à vos compétiteurs.
Si vous n’êtes pas transactionnels sur le Web parce que vous n’avez pas à vendre directement aux consommateurs, les mesures de performance doivent alors porter sur le nombre et la qualité des visiteurs sur vos sites et pages Web (site Web, Facebook, Twitter): taux de rebond, temps de visites, nombre de page vues et surtout nombre d’hyperliens que vous générez auprès de vos membres ou entreprises que vous désservez. Mais dans tous les cas, il importe de savoir ce qui se passe sur votre site Web. Si vous n’avez toujours pas Google Analytics (gratuit), il est impératif de l’installer sur votre site pour comprendre le comportement des internautes et mesurer l’impact de vos courriels et de vos campagnes Web.
Si déjà, à cette 13ième étape, vous vous dites ne pas avoir le temps, ni le personnel ou ni l’argent pour le faire, vous faites fausse route car l’avenir de votre entreprise ou organisme en dépend. Couper ailleurs dans vos dépenses, développer à l’interne l’expertise, aller chercher conseil pour vous mettre sur les bonnes pistes.
TROUVER L’ÉQUILIBRE TOUT EN FAISANT RÊVER
Dans le graphique ci-après, les trois volets essentiels pour réussir sur Internet doivent être en équilibre. Les besoins et objectifs de l’entreprise, ceux des internautes et les technologies utilisées doivent bien se marier.

Communauté: bien comprendre nos clients actuels ou potentiels (14. Pour ce, il importe de savoir ce qu’ils disent sur vous dans les médias sociaux donc instaurer une veille minimale), offrir un site Web convivial et pratique et surtout éviter l’objectif simpliste de « faire du bruit » dans les médias sociaux sans aucune mesure de performance;
Entreprise: pour les moyennes et grandes organisations, l’Internet ne sert pas qu’à vendre. Il est également un outil de gestion pour les employés de l’entreprise. Entre la commande du patron et les besoins des clients, il peut y avoir un écart très dommageable. Le risque ici est de ne pas savoir équilibrer les énergies entre les besoins internes et ceux des consommateurs. 15. De plus, la présence des employés dans les médias sociaux devra être clarifiée afin de dégager une stratégie commune ou au moins minimiser les dommages que celà pourrait causer par des messages discordants.
Technologie: pouvoir maîtriser toutes les nouveautés, faire la différence entre ce qui est essentiel, superflu ou même nuisible à l’expérience du cybertouriste. Une chose est certaine: 16. Les applications mobiles (sur les téléphones intelligents entre autres) de vos contenus et réussir à personnaliser vos contenus sur votre site selon des profils touristiques devraient être actuellement la priorité de votre réflexion à ce niveau.
MOT DE LA FIN
La force d’implantation et le succès de toutes ces actions reposent sur ce que vous êtes, sur votre budget, sur votre disponibilité , la clarté de votre vision et la précision de vos objectifs.
Besoin d’un coup de pouce au niveau stratégique et coordination de vos actions Internet ? Contactez-nous ICI …
Pour accéder aux actions détaillées à accomplir sur Internet et à des conseils très concrets, voyez l’excellent document publié en 2009 et destiné aux PME touristiques australiennes ICI.
À vous de jouer!
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Lehalle Evelyne
Vos conseils et tout ce que vous écrivez est toujurs parfait. Si vous voulez je fais un billet sur vous sur mon blog http://www.nouveautourismecultuel.com/blog, mais comme il est un peu insolent et que je ne voudrais pas vous faire de la contre-publicité, j’attends votre approbation. Merci beaucoup en tous cas, evelyne

Vancouver, we have a problem !
15 octobre 2009
Pourquoi le Québec et les PME touristiques performent si peu depuis des années ? Voici en une toute petite ligne très rouge LA raison principale:
Croissance du tourisme international de 2004 à 2008 versus celle au Canada
Au niveau international : +2% 2008; +4,6% 2007; +4,5% 2006; +5,5% 2005; +10,7% 2004
Au Canada : -4,5% 2008; -1,8% 2007; -2,8% 2006; -2% 2005; +9,2% 2004
La très grande majorité des pays (sauf cette année avec la récession) ont connu depuis plus de 5 ans une croissance exceptionnelle. Si on prend la dernière année complétée (2008), le Canada tant qu’à lui possède la pire des performances mondiales à l’exception du Kasaksthan, de la Pologne, de Guam, du Népal, du Sri Lanka, du Swaziland et de la Zambie ! Ouf, on est pas le dernier de la planète, mais le 8ième avant-dernier. Mince prix de consolation !
(source: Organisation Mondiale du Tourisme (OMT). Accéder ICI (pdf) à la totalité des données sur la performance des pays dans le monde.)
Comme le Canada est le pays, avec le Mexique, le plus dépendant du marché américain au niveau du tourisme international, vous pensez qu’avec tous les problèmes qu’a connu ce pays lors des dernières huit années (9/11, Irak, passeport obligatoire, essence, la « grande récession », etc.) il est normal que le Canada sous-performe autant ? Erreur. Les Américains, au contraire, voyagent à l’étranger (« overseas » donc excluant Canada/Mexique) de plus en plus : ils étaient 23,3 millions en 2002 à le faire; 24,5 millions en 2003; 27,3 millions en 2004; 28,8 millions en 2005, 29,3 millions en 2006, 31,2 millions en 2007 et 30,8 millions en 2008. (source : US Department of Commerce)
De 25 millions en 1950 à 277 millions en 1980, les touristes internationaux sont passés à 438 millions en 1990, à 684 millions en 2000, et à 922 millions en 2008. Chaque pourcentage de diminution en volume de touristes internationaux au Canada signifie des millions de dollars en perte de revenus dans nos entreprises, une saisonnalité encore plus déficiente et des emplois encore plus précaires. Tout comme pour des chambres d’hôtels invendues, on ne pourra récupérer ces pertes.
La solution ? Encore une fois, il y a urgence d’agir autrement et en innovant dans notre mise en marché. Tout simplement. Et s’il y a des » responsables « marketing de la destination Canada qui résistent, on les expatrie au Kasaksthan à titre de consultants seniors.
p.s. Les bureaux de la Commission Canadienne du Tourisme sont situés à Vancouver.
À vous de jouer!
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André Nollet
J.ai pris connaissance de ton billet sur la situation et sourtout l’évolution des entrées des touristes internationaux dans le monde et au Canada. J,ai aussi analyser en profondeur les données du rapport de l’OMT. Il me semble pertinent d’y ajouter un calcul simple qui est souvent absent de ces analyses et que chaque institut de la statistique mentionne rarement. Par plaisir certain et aussi par curiosité, j’ai sélectionné 20 pays sur les 5 continents qui présentaient le volumes le plus élevé d’arrivées de touristes internationaux. Sans faire la liste détaillé, celle-ci incult autant Les É.U, le Canada, Cuba, la France , l’Italie, la Turquie et l’Ukraine. En tenant compte des entrées et des recettes, on en détermine le montant de recettes par séjour.Hélas, nous n’avons pas non plus dans ce rapport la durée moyenne des séjour, ce qui en soit est un élément tout aussi important pour tirer certaines conclusions et établir certaines stratégies.
Toutefois, après quelques calculs, on note que l’Allemagne ($1,606) et les É-U ($1,897)sont les pays où les touristes dépensent le plus lors de leur séjour. En Ukraine, eh oui, la recette touristique n’est que de $228/séjour et la Tunisie atteint $412/séjour.
Là ou j’abonde dans ton cri d’alarme, c’est de retrouver le Canada à $883/séjour.
Je terminerai mon commentaire ainsi: Quel genre de touristes désirons-nous? Car le choix du volume entrîne des contraintes importantes et coûteuses en infrastructures.
La richesse qui peut être créée par cette industrie dépendra du niveau des recettes engendrées par la venue de chaque touriste.
De plus, un élément est rarement tenu en compte dans toutes les statistiques sur le tourisme que j’ai pu consulter au cours des années, à savoir le coût d’opportunité. Qu’est-ce qu’il en coûte pour aller « chercher » le touriste ET qu’est-ce que chaque dollars de retombée me coûte en frais de promotion. Et j’oserais ajouter à cela le taux de rétention, c.à.dire « le repeat business ». Hélas, ce sont des éléments important dans la planification stratégique de toutes les industries, mais dont on parle bien rarement dans l’industrie touristique.

M & M à l’Action de Grâce
12 octobre 2009
J’ai la chance de faire un métier extraordinaire. En fin de semaine, j’étais au travail sur deux de mes mandats à Manawan et à Montmagny.
Avec mes amis de la nation Atikamekw de Manawan (87 km au nord de Saint-Michel-des-Saints, 3h30 de Montréal) sur le magnifique site traditionnel Matakan, nous avons reçu sous le tipi le représentant de l’agence réceptive Jonview (Mounir Harti) et d’Authentik Canada, (Marylène Fauvelle). Bravo Régis Niquay (écoutez ICI son talent de chanteur) et sa conjointe Constance pour leur accueil et les délicieux brochets, dorés, banik et viande d’orignal. Superbe prestation privée sous le tipi de 4 membres du groupe de tambours traditionnels BlackBear, l’un des meilleurs au Canada. Un bel exemple de tourisme équitable, ici au Québec : 95% des revenus des séjours des touristes restent dans la communauté et c’est l’authenticité qui est mise de l’avant! Pas besoin de se rendre au Bouthan pour être dépaysé et apprendre d’une autre culture…

Le site Matakan, samedi matin, isolé sur une île de l'immense lac Kempt (photo Marylène Fauvelle)

Mon ami Régis à la pêche traditionnelle (doré dans le filet)
Jusqu’à la fin de semaine prochaine, c’est le Festival de l’Oie blanche de Montmagny à 45 minutes à l’Est de Québec. 1,5 millions de grandes oies blanches migrent de l’Arctique vers les Etats-Unis et s’arrêtent pour se nourrir chez nous…. Montmagny, avec ses tours guidés accompagnés par un représentant d’Ornitour, permet de vraiment bien observer et comprendre cet animal étonnant qui est fidèle en couple jusqu’à la mort…(!!!) Le guide, Jocelyn Landry, est vraiment très compétent et passionnant à écouter.

Le guide d'Ornitour, Jocelyn Landry dimanche passé sur le quai de Montmagny

L'oie des neiges mâle peut peser jusqu'à 3,5kg (photo Samuel Perron)

Vue du quai de Montmagny: les oies, le fleuve, l'ïle aux Grues et les montagnes de la chaîne des Laurentides dans le secteur du Mont Sainte-Anne
À vous de jouer!
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Le voyage est l’un des rares produits d’usage commun qu’on achète avant même d’avoir pu l’essayer ou le toucher. Jusqu’à l’arrivée du réseau Internet (WWW) dans les années’90 (co-inventé par Tim Berners-Lee en 1989), on devait se fier à des brochures et à des livres, à des films documentaires du type « Les Grands Explorateurs », à son agent de voyage ou à des parents ou amis avec leurs albums-photos.

Inventé par Belin et exhibé en 1908, le "belino"servit aux journalistes jusque aux années 1960/70 où le "fax" prit avantageusement le relais.
Ah comme la neige a neigé depuis! Déjà loin le temps du bélino, l’ancêtre du télécopieur -que j’ai aperçu pour la dernière fois en fonction en 1980 dans un local de la rue Fraser à Québec-, et du cellulaire gros comme une batterie de char: c’était en 1984 acheté dans la petite boutique de Charles Sirois qui deviendra un géant par la suite des télécommunications.
En 1995, lorsque ma compagnie (Kilomètre Voyages aujourd’hui Mérika Tours de Transat) avait 100 pages sur son site Web – l’une des premières entreprises touristiques du Québec d’ailleurs – on voyait le Web comme étant un vaste catalogue où nos produits allaient être plus facilement en consultation. Sans plus. Chez BonjourQuébec.com en 1999, à titre de d-g- pour Bell, c’était déjà plus sérieux : on voulait maintenant vendre du tourisme sur Internet.
Aujourd’hui, je me sens vraiment, avec mes fidèles clients que j’accompagne sur les stratégies Internet (dont: Château Bonne Entente, CimeAventures, Croisières AML, Zoo sauvage de Saint-Félicien, Chalets d’Émélie), comme Capitaine Kirk découvrant de nouvelles galaxies. Oui, on progresse, on mesure, on s’interroge, on test, on innove, on obtient des résultats extraordinaires ici, on est déçu là mais il s’agit d’un travail constant de veille, exigeant et de discipline qui ne relève pas encore d’une science exacte car les consommateurs et les technologies changent très rapidement dans un environnement touristique qui par définition est très fluctuant (valeur des monnaies, épidémies, catastrophes, terrorisme, guerres, récession, etc.).
L’Internet révolutionne vraiment notre façon de vivre autant au niveau technologique que social. On a connu la phase de « l’information » (1995-1998), celle de la « commercialisation » avec le « long tail » (1998-2005) et la phase d’implantation des médias sociaux (et du « Web 2.0 ») où les individus se retrouvent, créent, trouvent et partagent des contenus divers (2006-2009). Aujourd’hui à l’aube de 2010, une nouvelle phase (recherche éclatée et convergence) où tous les types de contenus (textes, photos, vidéos, musique,etc.) provenant de toutes les sources, sur tous les sites et médias, peuvent être recherchés par les moteurs de recherche, librement, partout. Et où il y a convergence entre les contenus provenant du Web avec des technologies de géolocalisation et de « mash-up » qui « augmentent la réalité », le futur nouveau buzzword en tourisme : la réalité augmentée (RA) qu’on verra en exemples plus loin.
Avec la porno, le tourisme est le secteur qui gagnera le plus à utiliser les nouvelles technologies et approches Internet dans les prochaines années. Faire vivre à l’avance le réel et doper la réalité durant le séjour au risque que le fantasme fasse complètement s’éloigner le touriste de la notion d’authenticité et de simplicité d’une destination. Il y a aura sûrement clivage entre les touristes à la réalité augmentée et les autres. Tout comme il y a des adeptes des Vegas et Dubai de ce monde et des adeptes des Saskatchewan et des Pantagonia… Voilà ce vers quoi on se dirige en tourisme.
Non seulement on pourra mieux se vendre comme entreprise touristique ou destination mais la profondeur des expériences touristiques que permettent déjà les nouvelles technologies et les échanges entre voyageurs eux-mêmes et les résidents vont carrément révolutionner la notion de voyage comme on la connaît au risque même de rendre « primitif » , d’une « autre époque» un séjour touristique sans accès en temps réel à toutes sortes de renseignements et d’échanges.
Voici, à mon humble avis, les principales forces en présence qui affectent déjà le tourisme et que nous devons nécessairement anticiper et s’y préparer (mais, attention, c’est pas comme en 1905 avec l’arrivée de l’automobile par rapport au cheval où on se questionnait à savoir si c’était un gadget de luxe ou l’avenir):

La télécommande a été le premier déclencheur de la prise de contrôle du consommateur face aux compagnies bien avant l'Internet
1. Les compagnies ont perdu le contrôle sur leurs produits et les consommateurs. La télévision, la radio, les magazines et les quotidiens ont perdu leurs auditoires captifs depuis l’arrivée de la télécommande et ensuite des magnétoscopes qui permettaient de « sauter » les publicités. Avec l’arrivée de l’Internet et sa tyrannie de la transparence où les entreprises ne peuvent plus se cacher face aux citoyens qui peuvent tout savoir et partager, les multiples applications telles que les téléphones intelligents et les médias sociaux comme Facebook et les générations des 30 ans et moins qui sont « web » naturels; tout s’est accéléré au détriment des annonceurs publicitaires. Pour rejoindre le même nombre de téléspectateurs, il vous en coûte beaucoup plus cher qu’avant. Et selon la firme de recherche Nielsen (août 2009), sur 25 000 personnes interrogées, 9 sur 10 font plus confiance à leurs parents/amis qu’aux entreprises. Le succès de Trip Advisor est éloquent à ce niveau .
L’Internet a amené deux changements fondamentaux dans le monde de la consommation : il est maintenant théoriquement possible pour un fournisseur de produits de s’adresser directement et à peu de frais aux consommateurs et ce sont aujourd’hui les consommateurs qui dictent aux entreprises quoi vendre, comment et quand le faire. Lire ICI du Boston Consutling Group (juillet 2009) une analyse très intéressante sur le malaise important des spécialistes en marketing coincés entre les médias traditionnels qui sous-performent et les médias sociaux auprès desquels on ne sait pas vraiment encore quoi faire pour se positionner.
2. L’information s’est dématérialisée. Les contenus sur le Web se sont décodés pour mieux circuler instantanément, circulant alors indépendamment de nos sites Web autant sur nos écrans d’ordinateurs que sur nos téléphones intelligents (iPhone, BlackBerry) et autres mobiles. Différentes technologies sans contact permettent aussi de faire circuler des contenus riches : en longue portée, on retrouve les GPS, GSM, GPRS, Wifi, en moyenne portée les Bluetooth de ce monde et en courte portée les RFID, Flahscode et codes barre. Lisez ICI l’utilisation du Flashcode de Disneyland Paris et voyez ICI comment une randonnée pédestre, à cheval ou à vélo en France peut devenir vraiment une expérience plus riche grâce au GPS appliqué au tourisme.
3. Les médias sociaux et le Web 2.0. La firme McKinsey a réalisé un sondage auprès de 1 700 dirigeants d’entreprises à travers le monde et a publié UN RAPPORT (pdf) le mois dernier présentant les nouvelles technologies les plus utilisées sur Internet (ici au niveau marketing):
“Social media is not the messiah, » avertit Michael Brito, le stratégiste médias sociaux de la compagnie Intel. « It is one of several tools.”
Comment réussir comme destination ou entreprise à travers les médias sociaux reste à être précisé. Ce qui est certain, c’est qu’il ne faut surtout pas avoir une approche de vente classique. Il faut contextualiser son produit à vendre afin que l’internaute lui-même se fasse une opinion.
Facebook. Avec ses 250 millions de membres (dont 50 millions de plus depuis les trois derniers mois) et plus de 300 000 entreprises y ayant une présence, Facebook est la vedette incontestée de l’heure même si les critiques commencent sérieusement à poindre comme dans cet article du New York Times Magazine du 26 août dernier. Aussi un sondage récent de la firme Ad-ology Research (“Travel and Vacation Services—Summer 2009” ) indique que les médias sociaux influencent peu la décision de voyages ou de vacances des Américains mais que les 23% qui eux sont grandement influencés rapportent gros aux enteprises touristiques.
Facebook, tout comme YouTube, est devenu un site aussi important pour la recherche de renseignements que Google. C’EST POURQUOI VOUS DEVEZ Y ÊTRE COMME DESTINATION OU ENTREPRISE TOURISTIQUE. Et si vous êtes aussi sur Twitter, vous noterez que ces deux sites deviennnent rapidement vos sources premières et externes d’achalandage de votre site Web.
La recherche sur Internet, n’est plus statique comme sur Google, elle est contextuelle, en temps réel dans ces médias sociaux dès qu’elle est produite alors que les gens lisent, recherchent et partagent l’information sur ce qu’ils font ou veulent faire. De plus, les internautes utilisent Facebook au lieu du courriel traditionnel pour communiquer. Tu veux montrer une vidéo ou des photos de voyages ? Tu les mets sur ta page au lieu de les envoyer par courriel… Même si Twitter et Facebook ne sont plus les vedettes du Web dans 5 ans, les usages que font les cybertouristes sur ce type de sites vont demeurer et se transporter ailleurs car c’est devenu une nouvelle manière de communiquer très efficace.
Et tout s’en vient social sur le Web. C’est-à-dire que les internautes peuvent désormais intervenir partout incluant directement sur les sites Web des entreprises et des destinations touristiques. Le 23 septembre dernier, Google présentait « SideWiki »(voir ICI la vidéo de présentation) une fonctionnalité permettant à quiconque de commenter toutes les pages du Web incluant celle-ci . Ces commentaires seront ainsi visibles par quiconque sur le Web (mais il faut télécharger la fonctionnalité, pour le moment, ce qui va ralentir son adoption!). Voyez ce que j’ai écrit sur le site anglophone de Tourism Ontario hier. J’ai été le premier à le faire sur ce site officiel. Plutôt intrusif, n’est-ce pas ?

Mon commentaire sur la page d'acceuil anglophone de Tourisme Ontario où je vante le tourisme au Québec !
4. Le tourisme mobile. Même si le coût d’utilisation des téléphones intelligents au Canada est prohibitif (on se fait carrément voler!) et le plus cher au monde, ce n’est qu’une question de temps que les voyageurs vont pouvoir accéder ici, durant leurs voyages au Québec, à toutes sortes de données qui vont grandement influencer leur comportement au niveau de la sélection d’activités, d’attraits, d’événements, de transports et d’achat d’hébergement/restauration ainsi que leur satisfaction générale de leur séjour. 64,7% des Canadiens possèdent un cellulaire dont 25% de ceux-ci sont avec des téléphones intelligents. (E-marketer, 1 octobre 2009)
5. La personnalisation des renseignements touristiques. Une destination ou un fournisseur de services touristiques peut dès maintenant présenter ses produits selon les besoins et les attentes réels de chacun des Internautes. (faites le test de personnalité, première génération, que j’ai développé pour le Château Bonne Entente et le widget du Zoo sauvage de Saint-Félicien où selon les types d’internautes, on leur dit quelle chambre ou quel animal correspond le plus à leur personnalité). Ma rencontre en juin 2008 avec des chercheurs de l’Université Temple à Philadelphie qui venait tout juste de compléter une recherche auprès de 47 485 touristes américains a permis de catégoriser en 20 types différents les voyageurs. (Culture Creature, City Connoisseur,Sight Seeker,Family Person,Beach Bum,Sports Event Lover,Outdoor Lover,Shopping Shark,Action Agent,Thrill Seeker,Avid Athlete,Trail Trekker, Boater, History Buff, Gamer,Escapist, Life Seeker, RV Enthusiast, All Arounder et Romantic). Alors imaginez pouvoir présenter l’ensemble des renseignements touristiques, dont sous la forme de circuits personnalisés pour les destinations, en fonction des intérêts spécifiques de l’internaute et de son historique de requêtes sur le site Web ! C’est transposer le modèle d’Amazon.com au tourisme.
6. La distribution commerciale des produits touristiques s’éclate. Alors que les compagnies aériennes, avec leurs systèmes monopolistiques de distribution électronique dans les agences de voyages (les « GDS »), contrôlaient la distribution électronique, de plus en plus les inventaires circuleront librement grâce à des logiciels libres, plus d’inter-connectivité entre les systèmes et de meilleurs outils de recherche. De plus, pouvoir offrir d’autres types de produits touristiques que les hôtels, les billets d’avion et les locations d’auto sous forme de forfaits dynamiques ou traditionnels via les agences de voyages est gage de succès. C’est une excellente nouvelle pour les destinations touristiques, petites ou grandes qui seront ainsi en mesure d’offrir un guichet unique (information & réservation) aux cybertouristes.
7. Le pouvoir gris. Ne me regardez pas, je ne suis pas gris, je suis brun pâle. La plus grande croissance des usagers Internet depuis 2005 provient de la tranche d’âge des 70-75 ans qui sont passés de 26% à 45% dans ce groupe d’âge. (source: Pew Internet and American Life Project). Et 47% d’entre eux achètent sur le Web ! Alors, cessons de dire que l’Internet, c’est avant tout pour les p’tits jeunes…
De plus, la croissance du tourisme dans les 20 prochaines années passe par le marché des pré-retraités et des retraités, de loin le plus vaste en volume dans les pays occidentaux. Ils ont la santé, le temps et l’argent pour voyager…
8. La réalité augmentée (RA).
Les images valent mille mots. Voyez comment des nouvelles technologies vont venir bonifier l’expérience touristique.
- La RA sur un téléphone intelligent en Suisse (Wikitude);
- Imaginez-vous se promener dans le Vieux-Québec et rencontrer Samuel de Champlain. Voyez tout le potentiel avec cette vidéo ICI.
Pour en apprendre plus sur la RA, voyez la vidéo du gourou Web Jeremiah.
—————————
Que celui ou celle qui sait vraiment comment performer sur la mise en marché touristique (c’est-à-dire obtenir un bon Retour Sur Investissement et augmenter sensiblement sa notoriété et/ou ses ventes) se lève ! Je ne parle pas ici de générer simplement du trafic sur un site Web et de faire parler de soi en marketing viral sur Facebook ou Twitter, je parle de se différencier de ses compétiteurs et de rejoindre ses clients cibles qui se transforment réellement en acheteurs fidèles de son produit alors que les consommateurs ne sont plus fidèles (ni les compagnies d’ailleurs selon le nouveau livre édité par Léger Marketing).
D’ici là, nous sommes tous en tourisme dans un vaste laboratoire d’expérimentation avec tout ce que cela représente comme opportunités pour ceux et celles qui savent innover et être opportunistes.
Prochain carnet :
La révolution de l’Internet touristique : 2. Quoi faire pour mieux se vendre sur Internet ?
À vous de jouer!
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Un avenir rapproché: tourisme en apps et en Réalité Augmentée (RA) « Blogue de JM Perron
[...] vous rappelez que je vous parlais il y a un an dans les tendances sur Internet qu’un des prochains buzzword et tendance de fond était la « Réalité Augmentée [...]
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Christopher Spear
Très intéressant! Cela nous aide à mieux comprendre comment le monde touristique, surtout au niveau « e-marketing », change à une vitesse d’éclair. Merci baeucoup.
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Sebastien
Article très intéressant et savamment documenté. Bravo. Non, vraiment rien à dire, c’est clair et exhaustif.
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Vive la France !
2 octobre 2009

Lorsqu'ils pensent au Canada, après la nature, c'est l'image de la Police montée qui est la plus forte sur les marchés USA/UK/Australie. Big deal for Québec !
La CCT (Commission Canadienne du Tourisme) vient de publier, pour une seconde année, une « Veille touristique mondiale » en collaboration avec quelques provinces dont le Québec, basée sur un sondage Internet auprès de 4 500 voyageurs entre mars et octobre 2008 sur 9 marchés clés pour le Canada.
Voici quelques éléments qui ressortent et impactent le Québec:
1. Après les Etats-Unis, ce sont les Français qui représentent le marché le plus important à court terme devant les Britanniques au niveau des intentions de venir nous visiter.

2. Justement, c’est au Québec que les Français veulent venir en plus grand nombre (95%) contrairement à seulement 59% des Américains (décidément, on a un problème sur ce marché même si on a pas Niagara Falls et Buffalo-Détroit à côté, alors qu’on a tellement à leur offrir). Notez la cote d’amour élevée aussi des Mexicains envers le Québec et le peu d’intérêt des Chinois, deux fois plus intéressés par les provinces atlantiques que par le Québec (!!!).

3. Selon la CCT, c’est aux États-Unis (le marché potentiel le plus grand dans les intentions générales et dans la réalité socio-démo-touristique) et au Japon que la notoriété du Canada est à son plus bas. La nouvelle image de marque du Canada ne réussit pas à renverser la descente aux enfers sur le marché américain. Pourtant, voici un extrait d’un communiqué de presse de la CCT du 7 mai dernier :
« Malgré les défis de l’économie mondiale et la concurrence féroce que se livrent de nombreux pays pour obtenir la faveur des touristes, la notoriété du Canada à titre de destination, en 2008, nous prouve que la marque Canada « Explorez sans fin » est solidement établie, pertinente et efficace », affirme Michele McKenzie, présidente-directrice générale de la CCT.
Une vraie citation de politicien. Le contraire de la réalité. Lisez vos rapports internes Mme McKenzie et ne nous prenez pas pour des valises. Mon Dieu, sauvez-nous de nos leaders !

Le logo utilisé pour vendre le Canada sur le marché américain. Mais ça ne convainc pas !
4. Pourquoi venir au Canada ? Fort intéressant dans ce tableau, ce sont, par pays, les motivations à venir visiter le Canada. La grande nature, les attraits uniques et les parcs nationaux sont prioritaires et font l’unanimité partout. Notez la grande importance pour les Français de rencontrer des « gens de la place » (ce qui est la valeur ajoutée du Québec avec la langue commune) et l’importance de la sécurité pour les Américains.

5. Pourquoi ne pas venir au Canada ? Encore plus révélateur car ça vient nous dire que oui le Canada a des qualités mais je n’irai pas. Et c’est unanime sur tous les marchés principaux: « Je préfère visiter d’autres destinations » représente la 1ère raison. Pour les Américains « Aucune raison d’y aller » est la seconde raison en importance.
Bref, notre image de marque (ce que je radote depuis des années!) est faible et on se vend mal car d’autres destinations perçues plus attirantes nuisent énormément à la concrétisation des intentions.
6. Les images qui font vibrer. Vraiment deux opposés pour le Québec : USA versus France. Comme tout le monde le sait, les images qui vont vibrer les Américains ne seront pas les mêmes que les Français par exemple. Le Québec a un travail énorme mais essentiel à faire auprès des Américains car on a pas beaucoup de drapeaux canadiens, de Chutes du Niagara, de montagnes rocheuses et de polices montées à leur montrer. Par contre, ce qui fait tripper les Français (neige, forêts, lacs, vastes espaces – encore Niagara ???), ça on en a des tonnes de copies !
Les images fortes pour les Américains
Images fortes pour les Français
« En France, les images d’hiver ressortent très nettement. Le marché français est d’ailleurs le seul dans lequel la neige représente l’image la plus inspirante du Canada (15 %) et où les images nordiques occupent une place aussi importante (p. ex., les traîneaux à chiens, les caribous, le Grand Nord). La motoneige, le sirop d’érable et les cabanes en rondins (bois rond) y revêtent aussi un certain attrait, probablement parce que ces éléments évoquent des images associées aux plaisirs et aux activités d’hiver »
Ce que je retiens de ce rapport fort intéressant, c’est qu’il confirme à nouveau que le tourisme est un monde de perceptions influencées par de multiples facteurs externes et spécifiques à chaque pays. Des jovialistes Mexicains (ils aiment vraiment tout) aux sympathiques Chinois qui ont peur de tout, on doit faire des choix question de capacité financière et se concentrer sur les marchés les plus prometteurs en volumes de dépenses (USA) car ils seront toujours nos voisins ou les plus naturels pour le Québec tels que la France, le R-U (malgré un avenir à court terme sombre), l’Allemagne,l’Italie, l’Espagne et le Mexique.
Mais nous avons un dilemne de taille pour les Etats-Unis. On sait que les chutes Niagara, Les Rocheuses et la « police montée » sont des images fortes sur ce marché. Rien évidemment de tout ça n’est au Québec. Alors, si la CTT prend une approche classique sur ce marché en mettant de l’avant ces icônes et bien le Québec ne pourra se positionner (comme il le devrait) comme la » France en Amérique » avec toute la connotation positive (bouffe, hédonisme, terroir,etc.) que ça représente avec en produits d’appel la Ville des festivals (Montréal), la ville romantique fortifiée (Québec) et Mont-Tremblant, le centre de villégiature par excellence.
À vous de jouer!
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