Jean-Michel Perron - Le blogue à Jean-Michel Perron

Le prix du Grand Prix

29 novembre 2009

Classé dans : Enjeux touristiques, Gouvernance touristique, Marketing des destinations — Jean-Michel Perron @ 20 h 51 min

 

Le Grand Prix du Canada revient donc à Montréal pour 5 ans dès l’an prochain. Excellente nouvelle pour la métropole du Québec qui a bien besoin de bonnes annonces ces temps-ci et vient confirmer sa position de ville d’événements de qualité.

75 millions sur 5 ans versés au vil et prétentieux patron de la F-1, Bernie Ecclestone. Heureusement, 25 $ M seront reversés aux investisseurs d’ici via les revenus de  la billetterie. Tourisme Montréal investi  à elle seule 5$ M par année !  Le ministre Bachand parle de 18$ M de rentrées fiscales annuellement, alors que les retombées économiques totales furent de 89$ M dont 75$ M provenant des touristes en 2008.

Voici quelques réflexions éparses que m’amène cette annonce :

  • Tourisme Montréal possède des revenus promotionnels plus imposants que Tourisme Québec  si on considère que le 24$ M annuel de Tourisme Québec  comprend les salaires et les bureaux à l’étranger, ce qui représente pour ce seul poste de dépenses autour 8$M. TM récolte avec la taxe sur l’hébergement autour de 18$ M par année; 133 $ M depuis 1997. Et les autres ATR du Québec, 115$ M depuis 1997. Tant mieux pour TM, ce qui lui permet d’investir 5$ M par année en F1…et lui donne, comme les autres ATR, un pouvoir d’intervention unique au Québec mais qui cause nécessairement un désiquilibre par rapport à Tourisme Québec censé joué le rôle de leader de notre industrie !   
  • Investir dans les événements et équipements majeurs touristiques c’est important, mais il ne faut pas perdre de vue (lorsqu’il y a des fonds publics impliqués) notre « Retour sur l’Investissement« . Comme les croisières internationales au Québec, reverrons-nous la couleur de notre argent ? Est-ce que la visibilité internationale de Montréal par la F1 à travers le monde va réellement compenser ? Est-ce que ces fonds auraient pu servir dans d’autres secteurs de développement de produits ?  Est-ce qu’on ne devrait pas également supporter les PME privées du Québec  (avec la F1, au moins 75$ M sur 5 ans sortent du pays et vont dans les poches d’un milliardaire bien assis à Londres!) qui performent très bien comme Bromont, Croisières AML et Village des Sports de Valcartier mais qui pourraient faire plus avec ces fonds publics ? Le modèle Dubaï (toujours les plus gros projets) comme on le voit maintenant avec les graves difficultés financières de cet émirat, a ses limites… 
  • La F-1, certes spectaculaire, c’est l’éloge du gaz à effet de serre. Une estimation des émissions de CO2 liées à l’organisation du GP de F1 de Spa-Francorchamps (Belgique) a été réalisée pour la seule journée du dimanche 2007 qui consiste à  voir 22 bolides faire 44 tours de piste durant 90 minutes.Le résultat des calculs fait état d’émissions de CO2 de l’ordre de 8400 tonnes, soit l’équivalent des émissions « résidentielles » (chauffage et électricité) annuelles de CO2 de 1750 ménages wallons. (1)
  • Faudrait compenser pour la tenue de cet événement, en regard de l’impact environnemental.  On est dans une complète contradiction ici avec un événement tel que la F1 alors qu’on exige le respect des 16 principes du développement durable (Loi sur le développement durable) aux autres projets qui demandent un investissement public…On est durable ou on l’est pas. Au moins 13 de ces principes ne sont pas respectés dans ce dossier. Faudrait choisir si on veut être crédible comme destination verte ! Minimalement, si on calcule approximativement 16 800 tonnes de Co2 émis pour 2 jours à 13euros/tonne (valeur ce matin à la Bourse européenne), on arrive à 336 000$ can. à payer à Gaïa svp avant juin 2010. Chèque ou virement bancaire acceptés. Et de plus, pour rejoindre les valeurs fondamentales québécoises, en plus des 16 principes, faudrait édicter spécialement pour Mr. Ecclestone que le péché capital   » l’avarice  » et le commandement chrétien  » Tu ne voleras point  » font partie de la Loi.
  •  Après le retrait de Toyota, Honda et BMW  en 2009 et de Bridgestone (fournisseur de tous les pneus de F1) en 2010, il serait opportun de surveiller l’intérêt des constructeurs automobiles par rapport à ce cirque planétaire. Imaginez une course de Lada et de Tata qui débarque à Montréal en 2014…

Permettez-moi pour  terminer de vous livrer cette citation de l’un de mes auteurs préférés, Noam Chomsky et qui porte sur le sport en général, spectacle pour le bon peuple :

  » Sports occupies the populations, and keeps them from trying to get involved with things that matter.  In fact, I presume that’s part of the reason why spectator sports are supported to the degree they are by the dominant institutions. »

 —————-

(1) Évaluation des émissions de CO2 relatives au Grand Prix de Formule 1 à Spa-Francorchamps (16 septembre 2007). Pierre Ozer * Département des Sciences et Gestion de l’Environnement Université de Liège.

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1 commentaire

  • Gilles Dubé

    Bonjour Jean-Michel,

    Étant un bon ami d’une bonne amie à toi, nous nous sommes renonctré à plusieurs reprises, mais malheureusement nous n’avons jamais eu de conversations très poussé. J’ai le bonheur de connaitre ton blog et en suis fort impressionné.

    J’ai longtemps dit et le crois toujours que le Québec s’est forcé à déresponsabilisé les gens pour mieux les manipuler et tes textes reshaussent ma certitude… Il y a crise dans les urgences… manipulons un virus afin de détourner les sujet… la grippe h1n1 a démontrer que le système de santé au Québec peut se tourner sur un dix sous et controler la mauvaise bête, pour moi la H1N1 n’est qu’un prétexte fort utilisé pour changer les perceptions.

    J’ai travaillé au coeur de la politique et crois fermement que les décisions sont toujours prises afin de changer les perceptions et non pas de changer le monde ou la façon de faire. Faisons de l’asphalte, ça ce voit et s’est rapide, créer de la richesse c’est seulement pour les petits amis… Innover et respecter l’environnement, cela demande de la réflexion et du temps, peu de chance d’y arriver un jour.

    Je m’abonne à ton blog et suis impatient de te relire.

    Bravo !

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Classé dans : Développement du produit touristique, Internet touristique, Nouvelles technologies — Jean-Michel Perron @ 11 h 17 min

 

Visiter un musée ou un lieu d’interprétation en 2009, surtout en régions, représente une expérience souvent décevante. Les clientèles ont changé. Stimulés au max par la surconsommation en loisirs et les nouvelles technologies, « pesez sur un petit bouton rouge qui va allumer une lumière sur une carte d’interprétation » relève d’un autre siècle. Seuls les principaux musées urbains du Québec, grâce à une clientèle locale volumineuse, un renouvellement constant des expositions temporaires et le pouvoir d’attractions de Québec et de Montréal en général ont su maintenir un intérêt certain.  

La culture en général, c’est ce qui apporte la beauté et une compréhension amplifiée de notre existence, de notre réalité et des différentes cultures dont la nôtre. Tout comme pour les sportifs qui atteignent un « high » en s’entraînant ou en regardant gagner le Canadien (!), c’est viscéral comme apport positif à la vie et à notre satisfaction en général.  

Trois décennies d’enquêtes européennes (1) démontrent que les aspirations immatérielles croissent plus vite que les matérielles. Trois de ces attentes immatérielles sont particulièrement fortes : l’exercice du libre arbitre, le désir de réalisation personnelle et la recherche de contacts humains. C’est encourageant dans un monde où l’on ne parle que de profits monétaires à tout prix et à court terme, de concentration de la richesse et des jeux de pouvoir qui s’ensuivent.  

Perçus bien souvent comme des postes de dépenses plus que des apports réels à la société et au tourisme, nos 42 musées, 62 lieux d’interprétation et 20 centres d’exposition, sans compter les circuits patrimoniaux et multiples monuments, attirent bien peu notre attention, eux qui constituent pourtant des vitrines culturelles concrètes. VOYEZ LA SUITE DU BILLET…

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3 commentaires

  • Newbab Zsigmond

    Je ne peux que donner raison à une telle analyse. C’est d’ailleurs tout le sens de notre engagement dans notre association et notre société de communication, toutes deux dédiées à l’Art et la culture. Situés plutôt de l’autre côté du miroir, du côté « numérique » de la démarche, nous nous employons à rejoindre les acteurs « physiques » de la culture afin d’établir un pont salvateur entre réel et virtuel.

    L’enjeu est double à notre sens. La baisse des capacités des ménages dans leurs dépenses dédiées à la culture doit être compensée par un accès plus facile, rapide et une information plus structuré, et en face de cela, les nouveaux médias doivent se rationaliser pour devenir plus efficaces dans leur démarche.

    En tout état de cause, il n’est pas pour nous de combat entre le tout numérique et le tout physique, mais bel et bien une complémentarité. Les NTIC se doivent d’apporter les contenus, les informations sous une forme réaliste et attrayante pour donner l’envie de poursuivre sa vie culturelle pour certains, et la découvrir pour d’autres.

    Aujourd’hui notre association expose plus de 150 artistes pour près de 80 000 visites, est suivie régulièrement par plus 9 000 personnes réparties dans 76 pays, tout cela au sein d’un groupe constitué qui dépasse la simple approche « web » anonyme et s’ouvre réellement à la rencontre « physique » pour le partage des passions. Seul le numérique peut apporter une telle interactivité. Mais, nous le constatons chaque jours, c’est un nouveau chemin vers les espaces culturels réels à un niveau international abolissant les frontières.

    Cette tendance se dessine clairement, il faut y répondre en mettant en adéquation les acteurs complémentaires de la culture. Nous nous y employons.

  • Lehalle Evelyne

    Je me réjouis! Pour une fois que la France est citée et que le Canada ne semble pas avoir 10 ans d’avance! Mais non, vous êtes les meilleurs! Evelyne Lehalle

  • Philippe Fabry

    Merci entre autre pour ce compte rendu sur l’étude que j’ai eu le plaisir de diriger à ATOUT France. Il y a beaucoup de matière qui n’a pas été publié dans le cadre de cette étude, ne pas hésitez à me contacter si le sujet intéresse. Enfin j’ai organisé début novembre une présentation de l’étude. Je n’ai pas encore publié le compte rendu mais vous trouverez ci-joint en avant première le powerpoint que j’ai présenté : http://www.slideshare.net/philippefabry/comment-les-tic-peuvent-aider-la-visite-culturelle-et-touristique

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Classé dans : Développement du produit touristique — Jean-Michel Perron @ 13 h 35 min

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Notez le ton possessif de mon titre. Moi qui n’aime pas particulièrement consommer, me voilà à parler de  mon IGA. Cette épicerie vient d’ouvrir la semaine dernière près de chez moi (sortie Jean-Gauvin, Cap-Rouge). On dirait un hôtel avec vaste portique et tout le beau bois extérieur. À 2000 pieds de là, il y a quelques mois,  un tout aussi immense Métro Plus a aussi ouvert.

Le IGA est condamné au succès, le Métro va végéter. Pourquoi ? Parce que l’IGA répond et dépasse les attentes et les besoins de ses clients. Tout comme pour les entreprises touristiques à succès, voici pourquoi ce IGA est un gagnant:

  1. Les aménagements physiques sont de qualité et chaleureux. Même si c’est immense à l’intérieur, ils ont aménagé un circuit (viandes, fromages, etc.) où en  tout temps, ça reste à l’échelle humaine. Les allées  extérieures dans le stationnement sont couvertes, comme ça, s’il pleut ou fait mauvais, tu peux toujours accéder à ton auto bien au  sec.  
  2. Les services sont complets (petit café, grande section biologique, boucherie immense -j’ai compté 19 employés dans ce seul département !-, etc.).
  3. Le personnel est professionnel et allumé, avec une tenue vestimentaire aux couleurs distinctes par département dans l’épicerie.
  4. On attend rarement aux caisses (même lorsque très achalandées) car il y a en quantité du personnel et de l’équipement. C’est ici normallement l’irritant majeur dans ce type d’entreprise et ils l’ont compris. On est prêt à payer un peu plus cher mais donnez-nous du service !

Tout ça fait que mon épicerie devient une expérience agréable et non pas un simple acte de consommation.

Si une entreprise aux marges de profits si basses (2%) dont la mission n’est pas de divertir ou de faire rêver peut se permettre d’offrir autant de qualité (Alain Gagné, le  proprio, opère une épicerie depuis une dizaine d’années), comment expliquer que souvent en hôtelerie ou à des attraits touristiques, même nouveaux, il n’y a ni âme, ni découvertes, ni service hors pair ?  A-t-on oublié que nos clients ont évolué rapidement depuis quelques années ? Ils veulent être stimulés, écoutés et bien servis. Aussi simple (et compliqué) que ça !

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Classé dans : Marketing des destinations — Jean-Michel Perron @ 15 h 27 min

 

Lorsqu’il y a un mois j’ai appris, par la bande, que ce serait Clotaire Rapaille, le psy-marketing franco-américain qui referait l’image de marque de Québec, j’ai eu trois réactions :

1. C’est super, car j’adore son approche psychomarketing qui tient compte des motivations profondes des consommateurs;

2. Il faut absolument que cette image de marque englobe le tourisme à Québec (j’ai toujours trouvé le «  Ici. Maintenant. » de l’Office de Tourisme de Québec non-pertinent et détaché de la valeur ajoutée réelle de la ville).

3. Enfin ! Ce ne sera pas encore les mêmes cliques marketing locales, amis de  « donneurs d’ouvrage » omnipotents, qui vont apporter, comme solution, les mêmes platitudes marketing « branchées » à la mode.     

Le maire Labeaume, pour sortir du même pattern local d’entreprises amies des donneurs d’ouvrage complaisants, aurait pu se tourner vers des entreprises de Montréal mais là le tollé aurait été bien plus fort encore que de prendre un «  King francophone de New York » comme disait notre maire préféré la semaine dernière…

Une  image de marque (branding), c’est une promesse que l’on fait et qui doit créer un lien émotionnel avec les visiteurs. On la transmet sous la forme d’un logo, d’une signature, d’une image….Et cette promesse doit être  la même et déclinée partout dans la ville autant au niveau politique, économique que touristique. Tout le monde travaille dans la même direction incluant les entreprises privées de tous les secteurs d’activités économiques et les institutions qui exportent.  La meilleure réussite à ce niveau, et de loin, c’est l’image de marque «  100% Pure New Zealand » qui fonctionne à merveille depuis des années.  Notez que l’économique côtoie le tourisme sur leur site Web VOYEZ LA SUITE DU BILLET…

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2 commentaires

  • Le jaune de l’infidélité « Blogue de JM Perron

    [...] m’ennuie de Clotaire et de ses théories psycho profondes.  Ça manque à Québec [...]

  • Jean-Marc Laprise

    Au-delà de la provenance de M. Rapaille et de la personnalité de M. Labeaume, l’intérêt de mettre à jour l’image de Québec et de la mettre en valeur en la déclinant sur tous les volets-économique et touristique compris- est de la plus haute importance. En 15 ans d’expérience dans une entreprise touristique à Québec, très peu d’input est venu de nos instances promotionnelles de la Capitale. On aurait pu croire que suite à l’unification de la Ville les résultats de leur travail témoigneraient d’un peu d’originalité et d’efficacité… On en est loin encore et rien ne laisse présager de changement de leur part à court terme.

    Nous suivrons donc ce dossier de près afin de sauter dans le train quand il se mettra en marche. En espérant bien sûr ne pas être déçu !

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Classé dans : Développement du produit touristique — Jean-Michel Perron @ 21 h 48 min

 

Jos Juneau de Repentigny

Jos Juneau de Repentigny

 

Des gens ordinaires qui ont vécu de l’extraordinaire. Utilisons les nombreux héros du Québec pour raconter des histoires qui rejoignent par leurs valeurs universelles, les voyageurs de partout dans le monde. Une occasion d’élargir notre notion de développement de produits touristiques autrement que par la construction de bâtiments ou d’aménagements classiques.

Dans la notion d’expérience en tourisme, découvrir les saveurs locales par les gens qui y habitent, les paysages particuliers, les produits du terroir, les activités et attraits uniques, c’est ce qui prime. Mais lorsque combiné avec la mise en valeur de personnages plus grands que nature, on vient ici donner une signature particulière qui risque de marquer le visiteur et provoquer ainsi une impression durable.

Chaque peuple a ses héros mythiques ou réels. Aux États-Unis, les Lewis & Clarke, Henry Ford, Elvis Presley, John Kennedy ou Albert Einstein en sont des exemples probants et reconnus. Le cinéma américain combiné avec le mythe tenace de la personne ordinaire qui en Amérique a toutes les opportunités pour devenir extraordinaire, a grandement aidé à forger l’identité américaine par ses héros d’hier et d’aujourd’hui. VOYEZ LA SUITE DU BILLET…

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  • Nathalie Caron

    Bonjour,
    Félicitation pour cette initiative, nous connaissons trop peu notre histoire et nous ne l’exploitons pas assez. J’habite les Laurentides depuis quelques années et d’après moi l’un des hommes que l’on pourrait qualifier de héros de cette région serait le Curé Labelle.

    Pour contrer l’avance des protestants dans les Cantons-de-l’Est il décide que la colonisation de francophones catholiques au nord de Montréal permettrait une expansion autant territoriale qu’économique en passant principalement par l’agriculture. Il détermine les meilleurs emplacements dans un rayon de 200 km de St-Jérôme et fonde 29 cantons et 20 paroisses sans oublier une oeuvre magistrale le fameux tracé du Petit train du Nord entre Montréal et St-Jérôme qui a ensuite continué sa route vers le Nord.

    Aujourd’hui les Laurentides sont plutôt exploité pour leur nature à quelques kilomètres de Montréal, pour ses centres de ski. Mais l’oeuvre du Curé Labelle est encore un incontournable soit l’ancien tracé ferroviaire qui a changé de vocation pour devenir une piste cyclable de 230 km entre Bois-des-Fillions et Mont-Laurier, le parc linéaire  »Le p’tit train du Nord ». Mais si vous demandez aux gens qui l’utilisent ce qu’ils peuvent dire de son fondateur, de sa raison d’être que répondront-ils?

    Source : http://www.mef.qc.ca/cure.labelle.htm et Guide touristique des Laurentides

    Merci encore pour votre blog, il dit les vrais choses.

    Nathalie

  • Normand Breton

    Quelle belle réflexion. Quand on pense au tourisme culturel, à un produit touristique durable, il s’agit sans aucun doute d’une des avenues à emprunter. Nos héros, entremêlés avec le légendaire, peut donner place à l’innovation et au renforcement du sentiment d’appartenance. Il ne faut certainement pas passé sous silence un quatrième JOS, JOS MONTFERRAND. Ce personnage mythique, héros de l’imaginaire outaouais et québécois, représente un pan de notre histoire; une thématique à développer et à diffuser.

  • Douglas Blanchet

    Bonjour, très bonne idée, félicitation, et puis il y a «la roche a Mailhot» et combien d’autres héros a nous rendre fier .Ici dans notre secteur on tente de rappeler
    les braves colons Acadiens qui ont défriché notre territoire. Le passé est la fondation pour bâtir le futur, Merci Douglas

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