Jean-Michel Perron - Le blogue à Jean-Michel Perron

Classé dans : Marketing des destinations — Jean-Michel Perron @ 22 h 14 min

Pour leur marketing, j’entends des entreprises et des régions touristiques ne jurer que par Internet, les médias sociaux et le dieu Google (pour le référencement de leur site Web).  Ça me fait sourire. Car le Web 2.0, les médias sociaux, c’est un immense laboratoire où personne n’a encore trouvé la recette magique en marketing touristique.  

Participer aux conversations sur Internet, faire éclater ses contenus textuels et visuels en dehors de son site Web sur les Facebook, Twitter et YouTube de notre monde virtuel est l’objectif de l’heure. Avec raison. Il est vrai que nos touristes potentiels s’y trouvent, mais est-ce que les résultats sont vraiment au rendez-vous ? Est-ce que l’objectif premier pour une PME touristique ou une ATR est de faire rêver le cybertouriste par un site Web avant tout trippant (avant d’être parfaitement googlelisé pour le référencement)  demeure ? J’en doute… Il ne sert absolument à rien de convaincre des milliers d’internautes de venir sur votre site Web s’ils ne sont pas réellement des clients potentiels ou si votre site ne réussit pas à les faire vibrer et à les accrocher.
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7 commentaires

  • Gaston Aubre

    Enfin, le chat sort du sac ! Il est temps que la « magie » du web fasse ses preuves, tout comme les médias dits traditionnels ont dû faire leur preuve. Comme le dit si bien Jean-Michel, ce qui compte, c’est le taux de conversion. Combien avons-nous vendu de plus, par rapport à une période similaire comparable ? Bien sûr, le Web est incontournable, essentiel… dans une chaîne de communications. Je vois tellement de gourous du Web actuellement, ils me font penser aux « belles » années de la pub où celle-ci était pour régler tous les maux de nos clients. Bons sang, évitons donc de faire la même erreur et souhaitons que le Web nous rende….plus intelligents ! Bravo Jean-Michel pour oser dire haut et fort ce que beaucoup de gens du milieu dit « traditionnel » pensent tout bas de peur de passer pour encore plus « loosers » qu’ils ne sont perçus actuellement !

  • David Gamache Antaya

    Le Web 2.0 n’est pas une fin en soit. Il fait partie d’une stratégie de mix-marketing complète. La vraie nouveauté est que les visiteurs (clients) peuvent donner leurs commentaires et font autorité auprès d’autres visiteurs (clients). Rôle qui était réservé par le passé : aux journalistes jusqu’à tout récemment et à la publicité dans un passé plus lointain. Il offre donc la possibilité de connaître les perceptions des clients et de communiquer avec eux à peu de frais. Par exemple : un hôtelier pour qui plusieurs commentaires disent que les chambres doivent être rénovées devrait (de façon simpliste) : rénover ses chambres et le dire à la communauté avant d’essayer d’inviter le plus de gens possible via la publicité ou autres efforts marketing.

    Mais au final : le produit est et restera le roi!

  • Anaïs Laurent

    En ce qui concerne le site de Tourisme Mauricie, une fois enlevé le nombre de visteurs n’ayant visité qu’une de nos pages, cela nous laisse toute de même une augmentation de plus de 50% du nombre de visites « qualifiées », ce qui constitue une performance plus que probante à nos yeux. De plus, la grande perméabilité de notre site aux moteurs de recherche fait que nous sommes beaucoup plus présents dans les résultats et que, ce faisant, il se peut qu’en touchant un beaucoup plus public large, nous augmentons de fait le risque de moins de pertinence. En outre, je ne suis pas prête à dire que la diminution du temps passé sur le site soit dans tous les cas un signe de désintéressement du visiteur qui peut tout aussi bien avoir trouvé plus rapidement ce qu’il y cherchait. Enfin, en ce qui a trait au retour sur investissement, une donnée tangible à notre disposition est que la valeur des hyperliens pointant dorénavant vers notre site est de 2 x celle du montant qui y a été investi, ce qui est plus que satisfaisant. Ce qui est certain, c’est que cette nouvelle façon de faire nécessite des ajustements et à la vitesse où les technologies et le consommateur évoluent, ce n’est pas prêt de ralentir. Nous sommes dans cette mouvance avec lui et il faudra plus d’une année pour dresser un bilan réaliste.

  • Jean-Michel Perron

    Pierre. (Tourisme Montréal)

    Je sais, il est impensable et prétentieux de ma part de remettre en question votre engagement à 100% sur Internet et les médias sociaux. Qui suis-je pour oser défier votre certitude ?

    Mais sérieusement et encore une fois: peut-on, dans notre industrie, avoir des opinions sans avoir à subir du discrédit ? Est-ce qu’on peut sortir du moule de la pensée unique dans le Québec touristique sans qu’on tente, avec condescendance de discréditer le trouble-fête du statut quo et des  » certitudes incontestables  » ? Peut-on penser pouvoir argumenter au lieu de personnaliser les rares débats lorsqu’ils se produisent ?

    Si tu n’es pas d’accord avec mes propos, peux-tu venir ici nous (les 500 lecteurs abonnés à ce blogue et moi-même) démontrer comment les médias sociaux impactent sur la performance touristique de Montréal, c’est à dire sur le nombre de visiteurs et les retombées sur l’achalandage de vos membres ? Et comment les millions que vous y investissez sont plus performants que de faire du mix-marketing alors qu’un bon pourcentage de vos touristes potentiels n’utilisent ni les sites Web, ni les médias sociaux pour choisir une destination ? Toute notre industrie gagnerait à bénéficier de vos expériences.

    Quand la journaliste de Radio-Canada mentionne que les retombées des stratégies des médias sociaux de Tourisme Montréal: c’est une hausse de 16 % de l’achalandage de votre site Web, je ne l’ai pas inventé et le but de mon carnet est de dire qu’une hausse de l’achalandage sur un site Web ne veut pas dire automatiquement une meilleure performance pour la destination. Et que peut-être, utiliser certains médias traditionnels en complémentarité, mais très bien ciblés, pourraient amener encore plus de clients potentiels réels vers votre site Web ?

    La pensée unique et les  » non remises en question « ne nous feront pas grandir…

    Le Web participtif, c’est aussi écouter et respecter ce que l’autre a à dire même si on n’est pas d’accord.

    Sans rancune.

  • Pierre Bellerose

    Jean-Michel,

    Je ne partage votre scepticisme. Les résultats de Tourisme Montréal sont excellents dans une année où les marchés internationaux furent partout dépressifs.

    Je trouve de plus que vos commentaires sont parfois « créatifs » et je vous cite « je ne peux m’empêcher de penser qu’avec un budget à 60 % sur le Web et 40 % dans les médias traditionnels, peut-être que la hausse aurait été de 25 % ou de 50 % avec des internautes à haut potentiel… ». Vous y allez de vos propres prévisions de résultats et basés sur quoi!?!

    Les choses changent et il faut suivre les consommateurs vers leurs nouvelles habitudes sans perdre les bons acquis. Votre article me semble refléter une pensée de l’ancien monde…

  • Cyr, M-A

    Merci beaucoup de partager vos informations avec nous… cela ajoute de la nuance aux réflexions !

  • JEAN-PIERRE RANGER

    MON COMMENTAIRE PEUT-ÊTRE UTILE AUX ENTREPRISES
    DONT LE RAYONNEMENT EST LIMITÉ (COMME POUR NOUS):
    NOUS SOMMES UN ATTRAIT, PAS UNE RÉGION.

    LE PARC SAFARI A UN SITE DEPUIS LE DÉBUT DU WEB.
    PLUS DE 500 000 VISITEURS UNIQUES, 6,5 PAGES CONSULTÉES.
    EN 2008 ET 2009, DES ACHATS DE MOTS CLÉS ET DE PUB
    ( 20 ET 30 000$) FURENT DÉCEVANTS;
    TRÈS PEU DE VENTES « VÉRIFIABLES ».

    LE SEUL MOT CLÉ INTÉRESSANT POUR NOUS
    EST  » PARC SAFARI *
    C’EST LE NOM DE NOTRE ENTREPRISE
    IL NE COÛTE RIEN, C’EST NOTRE NOM, VÉHICULÉ DEPUIS 1972.
    DANS LES ANNÉES ‘93 ET SUIVANTES NOUS INVESTISSIONS QUELQUES MILLIERS DE DOLLARS.
    AUJOURD’HUI NOUS INVESTISSONS DE 2 À 4% DU BUDGET « MISE EN MARCHÉ » POUR MAINTENIR NOTRE SITE ET LE MODIFIER.
    100% DE NOS ACHATS EN MÉDIAS TRADITIONNELS, DÉPLIANTS, PROMO, BONS RABAIS, RÉFÈRENT À NOTRE SITE WEB.

    LA RECHERCHE ANNUELLE AUPRÈS DES INVITÉS
    DONNENT LES RÉSULTATS SUIVANTS POUR LA PÉRIODE ALLANT DE 2006 À 2009 :
    ( QUESTIONNAIRES COMPLÉTÉS ET ENTREVUES SUR LE SITE )
    A- … EN MOYENNE 66% DES INVITÉS SONT VENUS AU PARC SAFARI AU COUR DES TROIS DERNIÈRES ANNÉES.
    B- … 85% ONT VU LA PUB OU UN REPORTAGE À LA TÉLÉ.
    C- … 25% ONT ENTENDU LA PUB, UNE ENTREVUE RADIO OU ENTENDU UNE PROMO.
    D- … 12% ONT VU LA PUB DANS UN GUIDE OU DANS UN MÉDIA IMPRIMÉ (-DÉPLIANT DU PARC -HEBDO -QUOTIDIEN
    -GUIDE-PROMO AVEC UN PARTENAIRE ).
    E- … 85% ONT VISITÉ LE SITE DU PARC SAFARI.
    F- … 90% ONT TAPÉ PARCSAFARI.COM DIRECTEMENT
    G- … PEU, UN NOMBRE TRÈS TRÈS FAIBLE, SONT VENUS SUR NOTRE SITE VIA DES PUBS PAYÉS POUR ÊTRE
    SUR UN AUTRE SITE.

    VOICI CE QUE NOUS PRIVILÉGIONS EN MATIÈRE DE MARKETING;
    PREMIÈRE STRATÉGIE …
    OFFRIR LE MEILLEUR SERVICE ET LE RÉFÉRENCEMENT.
    EN OFFRANT UNE EXPÉRIENCE MÉMORABLE À NOS INVITÉS
    NOUS ATTEIGNONS DE NOUVEAUX CLIENTS « POTENTIELS » PAR LE BOUCHE À OREILLES.

    LA SECONDE STRATÉGIE …
    ÉTENDRE LE MARCHÉ POTENTIEL.
    EN FORGEANT DES ALLIANCES AVEC LES AUTRES ATTRAITS DE NOTRE RÉGION ET AVEC SES LIEUX D’HÉBERGEMENT, INVESTIR DANS NOS MARCHÉS IMMÉDIATS ET PROGRESSIVEMENT, DE + EN + $ , DANS LES MARCHÉS LIMITROPHES.
    NOUS FAISONS DES FORFAITS DEPUIS 1973.

    NOUS CROYONS AU WEB COMME SUPPORT AUX MÉDIAS TRADITIONNELS.
    POUR LE PARC SAFARI
    LE WEB JOUE UN RÔLE D’APPUI ET NON UN RÔLE DE JOUEUR D’ATTAQUE.

    J-P RANGER PARC SAFARI, 450-247-2727 POSTE 2205

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Classé dans : Enjeux touristiques — Jean-Michel Perron @ 8 h 13 min

 

Sur ce blogue, je dénonçais  le 4 janvier dernier la campagne promotionnelle de Transport Québec pour certaines destinations soleil qui nous faisait encore plus haïr notre hiver alors qu’on devrait au contraire célébrer tous ses avantages…et bien, la ministre de Transports a écouté l’industrie touristique puisque cette campagne est retirée à compter du 1 février 2010 (elle devait durer jusqu’en mars et être reprise en 2011).

Félicitations pour cette sage décision et penser plutôt pour l’an prochain à faire la promotion de la sécurité sur nos routes en hiver tout en faisant la promotion touristique du Québec. Si vous manquez d’idées, ça me fera plaisir de vous en fournir…

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Haïti, mon amour !

17 janvier 2010

Classé dans : Non classé — Jean-Michel Perron @ 21 h 09 min

 

Personne ne peut rester insensible face à la grande misère et à l’immense douleur des centaines de milliers d’Haïtiens suite au tremblement de terre du 12 janvier dernier. L’ONU estime qu’il faudra au moins 20$MM pour reconstruire. La solidarité internationale actuelle au niveau étatique est rassurante alors qu’il n’y a ni pétrole, ni d’enjeux stratégiques politiques.

Que pouvons-nous faire dans notre grand confort sauf de contribuer financièrement ? Peu à priori. Mais nous pourrions tous ensemble, l’industrie touristique québécoise,  décider d’offrir un support encore plus structurant et gagnant pour le peuple haïtien : faire partie de la solution à long terme pour créer de la richesse là-bas en créant des emplois par le tourisme. Jadis une destination touristique, Haïti ne reçoit, depuis quelques décennies, que de rares touristes.

Pourquoi ne pas faire partie d’un futur « plan Marshall »pour Haïti. Le Québec touristique initierait, superviserait et accompagnerait, dans une réalisation conjointe avec les Haïtiens, un plan de développement  touristique structurant pour ce pays. Je veux dire, pas uniquement de fournir du financement et quelques consultants (mon ancien employeur DAA-DBSF est d’ailleurs actif en tourisme là-bas) mais que plusieurs parmi nous, opérateurs en hôtellerie, en évènements, en transport aérien, en gestion, en activité d’aventures, etc.  fassions partie en rotation (comme nos militaires en mission) de cette renaissance sur une base récurrente en offrant notre expertise.

  • Nous partageons la même langue ;
  • Le Québec historiquement est proche d’Haïti, sans passé colonisateur, avec une approche nord-américaine des affaires;
  • Nous avons le pouvoir d’influencer éventuellement les Québécois à se rendre à Haïti.

 L’écart entre les pays riches et les pays pauvres, entre les individus riches et les plus pauvres de la Terre demeure encore aujourd’hui aussi indécent qu’avant. Que faire ?  Se vautrer dans nos petits problèmes ou agir ? En avril 2007, j’écrivais déjà ceci :

« Pourquoi chacune des ATR du Québec ne parrainerait pas un pays d’Afrique en développant une formule où une partie des dépenses du touriste dans la région de l’ATR est versée à un fond direct de soutien au développement dans 1 pays d’Afrique bien précis, avec des projets précis en tourisme ou autres? On parlerait ici d’un nouveau tourisme solidaire à la saveur québécoise où le visiteur québécois, américain ou français contribuerait indirectement à 2, 4 ou 7 pays d’Afrique selon le nombre de régions visitées. Ce serait une formule originale, efficace dans la réalité de l’aide internationale pour changer la vie d’Africains avec de vrais visages, appréciée par de nombreux visiteurs étrangers en plus d’être utile au niveau marketing (en relations de presse, ce serait gagnant). »

Pourquoi ne pas faire autrement ? Qu’en dites-vous ?

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3 commentaires

  • Patrick

    Une chanson d’espoir pour les jeunes d’Haiti a partager
    http://www.youtube.com/watch?v=B21SFVbtZbs

  • Emilie Cayer-Huard

    Je suis tout à fait en accord avec le principe de guider Haïti dans tous les aspects de son développement touristique et de permettre à ce pays de se remettre sur la carte des destinations, comme il l’était il n’y a pas si longtemps. Ce pays, comme plusieurs autres pays d’Afrique, bien qu’affublé de sérieux problèmes économiques, politiques et environnementaux (il n’y a plus d’arbre sur ce côté de l’ÃŽle!), a beaucoup à offir à des touristes en quête d’expériences différentes. « Apprendre à un homme à pêcher plutôt que de lui donner du poisson »; bien d’accord!
    Toutefois, je garde une réserve sur l’idée de parrainage par les ATR du Québec. Bien qu’on ait tendance à l’oublier, certaines régions du Québec doivent composer avec de réels retards de développement sur le plan touristique et aimerait bien pouvoir tirer davantage profit de ce secteur d’activité qui est parfois perçu comme la dernière bouée de sauvetage. L’apparition de coopératives ou autres organismes en tourisme solidaire, ici même au Québec confirme qu’il y a bel et bien des écarts de développement entre les régions et que les plus pauvres font appel aux plus riches pour contribuer à leur assurer un niveau de vie décent. A mon avis, il sera préférable de tenter de combler nos propres lacunes avant de tendre la main au pays en développement.

  • Jacques Lachance

    Je suis heureux de voir qu’il existe des gens comme Jean-Michel Perron qui se penchent sur des solutions pour Haïti comme pour nos régions dévitalisées au Québec à travers les possibilités que peut offrir l’industrie du tourisme et surtout sa prise en charge par des milieux-mêmes qui se retrouvent en « mode de survie ».

    C’est un travail de longue haleine que celui de la prise en charge collective mais lorsque l’environnement naturel le permet, quand il n’y a rien d’autre sauf un potentiel touristique énorme à explorer, ne faut-il pas effectivement faire un pas dans cette direction ?

    En Haïti, comme dans certaines belles régions littorales du Québec comme la Basse-Côte-Nord du Golfe-Saint-Laurent, dans certains petits villages de la Minganie, si nous pouvions nous arrimer avec les autochtones à des inititatives comme celle proposée par monsieur Perron, cette cohésion et cette solidarité que nous souhaitons tant voir s’installer dans nos milieux gagneraient du terrain. « On reçoit dans la mesure où l’on donne » dit un vieil adage. Ceux qui toutefois accumulent avoirs et richesses sans les partager se retrouvent généralement, un jour ou l’autre, face à leur « bas-fonds » alors que la résilience est courante chez les gens de débrouillardise et de partage solidaire. L’exemple du peuple haïtien est formidable.

    Ici (permettez-moi encore de faire allusioin à ce Moyen Nord côtier québécois qui ne voit de l’espoir que dans l’attente de grands chantiers hydro-électriques parachutés ou de développements miniers issus de multinationales – ce qui est très loin d’une prise en charge salutaire…), ici, donc, comme là-bas en Haïti, nous aurions avantage en suivant l’idée exprimée dans le blogue de monsieur Perron à nous joindre à l’apprentissage (ou l’appropriation) de cette industrie du tourisme international car, sous des latitudes fort différentes, le tourisme social, tout comme le tourisme d’agrément et d’expérience, peuvent constituer effectivement des solutions viables.

    J’adhère à cette réflexion. J’adhérerais aussi à une offre qui pourrait être formulée à des citoyens haïtiens à l’intérieur d’un projet-pilote de se joindre à nous et de peupler ce coin de pays du Moyen-Nord maritime québécois qui se dépeuple mais qui n’est pas sans ressource. Ne pourrait-on pas en faire un projet-pilote d’échange et d’apprentissage commun en tourisme car, dans cette section de l’Ile d’Hispanola comme dans ce coin du « pays oublié dans le pays » du Québec maritime, l’opportunité offerte par le tourisme n’est certes pas à dédaigner. Or, nous sommes, là-bas comme ici, à la case de départ.

    J’ai vu Haïti à une certaine époque de son histoire et je me souviens de la beauté et des gens. Effectivement, personne ne peut rester insensible à ce qui est maintenant. Arrimons-nous ! Nous ne sommes qu’à 4 heures de vol et nous disposons, les uns comme les autres, de moyens rudimentaires. Le Plan Nord du gouvernement Charest deviendrait un plan d’entraide Nord-Sud au chapitre de l’apprentissage d’une industrie à relancer par le milieu-même: le tourisme..

    Merci monsieur Perron

    J. L.
    Rivière-au-Tonnerre (Québec)

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Trois mousquetaires

12 janvier 2010

Classé dans : Gouvernance touristique — Jean-Michel Perron @ 20 h 05 min

 

Un peu avant la période des Fêtes, s’est tenue une rencontre informelle à Montréal où Jean-Marc Eustache, le PDG de Transat AT, a pris la décision de participer à un comité  qui, à très court terme, va analyser et recommander des changements pour notre tourisme québécois.

S’il y a une personne idéale qui peut apporter du positif à une réforme, c’est bien lui. Le poids de Transat dans le tourisme au Québec, au Canada et dans le monde et la motivation sincère et profonde de M. Eustache de jeter un regard neuf et réformateur sur le tourisme au Québec me rendent vraiment optimiste face à cette démarche.

Deux autres individus travaillent aussi dans l’ombre depuis quelques mois pour provoquer le changement: Alain Authier, le dg de Groupe Voyages Québec instigateur de cette rencontre et  Alain April le président du CQIT et aussi le dg du Château Bonne Entente. Messieurs, c’est tout à votre honneur de prendre de votre temps, bénévolement et sans intérêt corporatiste, pour qu’on fasse un tourisme autrement, plus performant au Québec.

Humblement, je me permets de donner ces conseils à ce futur comité :

  • Assurez-vous de bien cerner les enjeux véritables du tourisme au Québec avant de parler de nouvelles orientations et de stratégies;
  • Votre comité ne doit surtout pas être « politiquement correct » ou « représentatif » de notre industrie, sinon ça risque d’aboutir au statu quo comme c’est le cas depuis trop longtemps;
  • N’oubliez pas les régions. Même si Montréal doit devenir encore plus forte comme porte d’entrée au Québec et comme leader du tourisme, même si la ville de Québec est condamnée naturellement au succès touristique et même si on a mis des centaines de millions de dollars à Tremblant, il y a quelques autres régions qui peuvent réellement aider à mieux positionner le Québec.   

En terminant, une citation de Lise Payette, ancienne ministre du Parti Québécois :

« Pendant les mois qui ont précédé la réforme de l’assurance automobile, quand le Québec tout entier était contre, je gardais en tête une phrase de Machiavel qui disait à peu près ceci: si vous entreprenez une réforme, sachez que vous aurez contre vous tous ceux à qui le système tel qu’il est, profite, aussi bien que tous ceux qui ont peur du changement et qui aimeront mieux garder ce qu’ils ont déjà. »

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2 commentaires

  • Immobilisme « Blogue de JM Perron

    [...] dans notre tourisme au Québec se poursuit. Nous sommes figés. L’initiative des 3 mousquetaires semble malheureusement s’être arrêtée. Aucune solution face à la faible performance et au [...]

  • André Nollet

    Heureux que finalement, certains trouvent que le surplace actuel ne peut perdurer. Quand une industrie ne connait pas de croissance, c’est qu’elle a amorcée sa descente et bien peu savent où elle atterrira. Alors, messieurs, plein gaz et soyez avant-tout, économiquely correct. C’est plus durable.

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Classé dans : Enjeux touristiques — Jean-Michel Perron @ 8 h 32 min

 

Chasse_neige

Bonne nouvelle année à chacun d’entre vous du Québec, de la France et à mes fidèles lecteurs d’Afrique du Nord. Je vous souhaite de vous accomplir dans votre domaine d’expertise en tourisme et au niveau personnel avec vos amis et votre famille.

L’année commence sur une plaque de glace…

En circulant ce matin sur l’autouroute 40, j’ai entendu la même pub radiophonique sur le 98,5fm à Montréal et sur le 93,3 fm à Québec. Sur fond de musique latino, l’annonce mentionne que si tu ne veux pas de neige, il y a un endroit idéal pour ça, c’est Cancun. Sinon, en demeurant au Québec, il y a malheureusement de la neige et il faut composer avec ça. Je me suis dit: Wow ! L’office du tourisme du Mexique y va fort et direct en dénigrant notre bel hiver québécois. Mais non, que je suis naïf. Il s’agit d’une pub du Gouvernement du Québec pour dire aux Québécois qu’en hiver il faut respecter les chasses-neige sur nos autoroutes.

Non seulement, c’est inutile (au Québec, c’est évident, comme tout le monde le sait, on cherche tous à heurter avec  notre automobile ces camions de 15 tonnes!!!)  mais il est difficile d’être plus masochiste que ça pour le tourisme au Québec en disant aux Québécois que l’hiver, c’est négatif et qu’il y a une solution si on n’aime pas la neige: Cancun qui en est dépourvue.

Au contraire, le gouvernement du Québec devrait consacrer un budget pour parler des avantages multiples de l’hiver: les activités extérieures, les paysages grandioses, les événements, etc. Imaginez: il  y avait en 2009 deux fois plus de Québécois qui voyagaient à l’étranger (96%) qu’en 2003 et notre balance touristique a chutée de 173% entre 2003 et 2007. Difficile d’être plus dommageable que cette pub du Gouvernement du Québec qui cause des torts directement à des milliers d’entrepreneurs touristiques du Québec pour qui la saisonnalité représente l’handicap majeur de la rentabilité.  

Vous pouvez écouter ces annonces ICI. Rendez-vous au bas de cette page. Il y a aussi les promotions pour Cayo Coco, Punta Cana et Puerto Vallarta. On se croirait dans une agence de voyage… 

Il faut vraiment que tous les ministères du Gouvernement saisissent les enjeux reliés au tourisme et fassent preuve d’une sensibilité minimale. Vite, retirer cette pub Mme Boulet, ministre responsable des transports….

D’ailleurs, je viens d’apprendre qu’avant les Fêtes, le CQIT (Conseil Québécois de l’Industrie Touristique) s’en est plaint formellement à la ministre. Excellente initiative !

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  • La campagne pub de Transport Québec retirée « Blogue de JM Perron

    [...] ce blogue, je dénonçais  le 4 janvier dernier la campagne promotionnelle de Transport Québec pour certaines destinations soleil qui nous faisait [...]

  • Daniel Bouchard

    J’avais aussi remarqué cette pub à la télé. Avec les petits Tonkas qui poussent de la neige en disant de se tenir loin des déneigeurs. Justement, lorsque j’en ai rencontré un, dernièrement, sur ma route de campagne, qui a 22 pieds de large, j’ai bien tenté de monter sur le banc de neige pour m’éloigner, mais ce dernier a déjà 4 pieds de haut et avec ma Yaris, c’était assez compliqué de me tenir plus loin. La subtilité de cette pub va plus loin qu’envoyer nos Québécois prendre des vacances dans le tiers-monde. Elle passe le message aux mastodontes qu’ils sont des véhicules prioritaires. Alors! oublions les arrêts obligatoires, pourquoi attendre la lumière verte la nuit. Chaque année, des accidents graves se produisent. Les responsables sont certainement les autos qui ne se rangent pas sur le trottoir assez rapidement.

    Daniel

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