
Vancouver, we have a problem !
15 octobre 2009
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Pourquoi le Québec et les PME touristiques performent si peu depuis des années ?  Voici en une toute petite ligne très rouge LA raison principale:
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Croissance du tourisme international de 2004 Ã 2008Â versus celle au Canada
Au niveau international :  +2% 2008; +4,6% 2007; +4,5% 2006; +5,5% 2005; +10,7% 2004
Au  Canada :                  -4,5% 2008; -1,8% 2007; -2,8% 2006;   -2% 2005;  +9,2% 2004
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La très grande majorité des pays (sauf cette année avec la récession) ont connu depuis plus de 5 ans une croissance exceptionnelle. Si on prend la dernière année complétée (2008), le Canada tant qu’à lui possède  la pire des performances mondiales à  l’exception du  Kasaksthan, de la Pologne, de Guam, du Népal, du Sri Lanka, du Swaziland et de la Zambie ! Ouf, on est pas le dernier de la planète, mais le 8ième avant-dernier. Mince prix de consolation !Â
(source: Organisation Mondiale du Tourisme (OMT). Accéder ICI (pdf) à la totalité des données sur la performance des pays dans le monde.)
Comme le Canada est le pays, avec le Mexique, le plus dépendant du marché américain au niveau du tourisme international, vous pensez qu’avec tous les problèmes qu’a connu ce pays lors des dernières huit  années (9/11, Irak, passeport obligatoire, essence, la « grande récession », etc.)  il est normal que le Canada sous-performe autant ? Erreur. Les Américains, au contraire, voyagent à l’étranger (« overseas  » donc excluant Canada/Mexique)  de plus en plus : ils étaient 23,3 millions en 2002 à le faire; 24,5 millions en 2003; 27,3 millions en 2004; 28,8 millions en 2005, 29,3 millions en 2006, 31,2 millions en 2007 et 30,8 millions en 2008. (source : US Department of Commerce)
De 25 millions en 1950 à 277 millions en 1980, les touristes internationaux sont passés  à 438 millions en 1990, à 684 millions en 2000, et à 922 millions en 2008. Chaque pourcentage  de diminution en volume de touristes internationaux au Canada signifie des millions de dollars en perte de revenus dans nos entreprises, une saisonnalité encore plus déficiente et des emplois encore plus précaires.  Tout comme pour des chambres d’hôtels invendues, on ne pourra récupérer ces pertes.
La solution ? Encore une fois, il y a urgence d’agir autrement et en innovant dans notre mise en marché. Tout simplement. Et s’il y a des » responsables «  marketing de la destination Canada qui résistent, on les expatrie au Kasaksthan à titre de consultants seniors.
p.s. Les bureaux de la Commission Canadienne du Tourisme sont situés à Vancouver.
À vous de jouer!
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André Nollet
J.ai pris connaissance de ton billet sur la situation et sourtout l’évolution des entrées des touristes internationaux dans le monde et au Canada. J,ai aussi analyser en profondeur les données du rapport de l’OMT. Il me semble pertinent d’y ajouter un calcul simple qui est souvent absent de ces analyses et que chaque institut de la statistique mentionne rarement. Par plaisir certain et aussi par curiosité, j’ai sélectionné 20 pays sur les 5 continents qui présentaient le volumes le plus élevé d’arrivées de touristes internationaux. Sans faire la liste détaillé, celle-ci incult autant Les É.U, le Canada, Cuba, la France , l’Italie, la Turquie et l’Ukraine. En tenant compte des entrées et des recettes, on en détermine le montant de recettes par séjour.Hélas, nous n’avons pas non plus dans ce rapport la durée moyenne des séjour, ce qui en soit est un élément tout aussi important pour tirer certaines conclusions et établir certaines stratégies.
Toutefois, après quelques calculs, on note que l’Allemagne ($1,606) et les É-U ($1,897)sont les pays où les touristes dépensent le plus lors de leur séjour. En Ukraine, eh oui, la recette touristique n’est que de $228/séjour et la Tunisie atteint $412/séjour.
Là ou j’abonde dans ton cri d’alarme, c’est de retrouver le Canada à $883/séjour.
Je terminerai mon commentaire ainsi: Quel genre de touristes désirons-nous? Car le choix du volume entrîne des contraintes importantes et coûteuses en infrastructures.
La richesse qui peut être créée par cette industrie dépendra du niveau des recettes engendrées par la venue de chaque touriste.
De plus, un élément est rarement tenu en compte dans toutes les statistiques sur le tourisme que j’ai pu consulter au cours des années, à savoir le coût d’opportunité. Qu’est-ce qu’il en coûte pour aller « chercher » le touriste ET qu’est-ce que chaque dollars de retombée me coûte en frais de promotion. Et j’oserais ajouter à cela le taux de rétention, c.à .dire « le repeat business ». Hélas, ce sont des éléments important dans la planification stratégique de toutes les industries, mais dont on parle bien rarement dans l’industrie touristique.
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J.ai pris connaissance de ton billet sur la situation et sourtout l’évolution des entrées des touristes internationaux dans le monde et au Canada. J,ai aussi analyser en profondeur les données du rapport de l’OMT. Il me semble pertinent d’y ajouter un calcul simple qui est souvent absent de ces analyses et que chaque institut de la statistique mentionne rarement. Par plaisir certain et aussi par curiosité, j’ai sélectionné 20 pays sur les 5 continents qui présentaient le volumes le plus élevé d’arrivées de touristes internationaux. Sans faire la liste détaillé, celle-ci incult autant Les É.U, le Canada, Cuba, la France , l’Italie, la Turquie et l’Ukraine. En tenant compte des entrées et des recettes, on en détermine le montant de recettes par séjour.Hélas, nous n’avons pas non plus dans ce rapport la durée moyenne des séjour, ce qui en soit est un élément tout aussi important pour tirer certaines conclusions et établir certaines stratégies.
Toutefois, après quelques calculs, on note que l’Allemagne ($1,606) et les É-U ($1,897)sont les pays où les touristes dépensent le plus lors de leur séjour. En Ukraine, eh oui, la recette touristique n’est que de $228/séjour et la Tunisie atteint $412/séjour.
Là ou j’abonde dans ton cri d’alarme, c’est de retrouver le Canada à $883/séjour.
Je terminerai mon commentaire ainsi: Quel genre de touristes désirons-nous? Car le choix du volume entrîne des contraintes importantes et coûteuses en infrastructures.
La richesse qui peut être créée par cette industrie dépendra du niveau des recettes engendrées par la venue de chaque touriste.
De plus, un élément est rarement tenu en compte dans toutes les statistiques sur le tourisme que j’ai pu consulter au cours des années, à savoir le coût d’opportunité. Qu’est-ce qu’il en coûte pour aller « chercher » le touriste ET qu’est-ce que chaque dollars de retombée me coûte en frais de promotion. Et j’oserais ajouter à cela le taux de rétention, c.à .dire « le repeat business ». Hélas, ce sont des éléments important dans la planification stratégique de toutes les industries, mais dont on parle bien rarement dans l’industrie touristique.
Comment par André Nollet — 25 octobre 2009 @ 11 h 07 min